En Afrique, l’extension de la couverture numérique est un levier de développement

HOU Tao, Global Vice President of Huawei

[ Tribune ] – L’économie numérique surpasse tous les autres secteurs en termes de vitesse de croissance et de dynamique d’innovation. L’Union Internationale des Télécommunications a en ce sens souligné le caractère primordial de l’utilisation des TIC pour atteindre les objectifs de développement durable des Nations unies. Ainsi, les nouvelles technologies sont devenues le principal moteur du développement socio-économique durable, partout dans le monde : à ce jour, plus de 170 pays et régions ont déjà publié des stratégies numériques. Des recherches ont révélé qu’une augmentation de 20 % des investissements dans les TIC peut faire croître le PIB d’un pays de 1%. L’économie numérique mondiale a progressé 2,5 fois plus vite que le PIB, et le retour sur investissement dans les TIC a été en moyenne 6,7 fois supérieur à celui des autres investissements. Tous ces éléments prouvent que la révolution numérique renforce les économies et favorise le développement. L’inclusion financière en est un exemple supplémentaire : 144 opérateurs spécialisés dans le mobile money opèrent actuellement sur le continent, avec plus de 500 millions d’utilisateurs et un volume de 456 milliards de dollars de transactions en 2020.

Nous sommes heureux de constater que 40% de la population africaine est actuellement connectée à internet, contre seulement 10% en 2010 : la couverture numérique de l’Afrique continue de s’étendre avec l’aide des gouvernements. Leur objectif est de donner à leurs pays respectifs les moyens de s’inscrire dans la révolution numérique en cours.

Cependant, pour rendre accessible la connectivité à tous les Africains, il est nécessaire d’améliorer le réseau rural du continent grâce à des politiques fortes et ciblées, et de stimuler les investissements dans les infrastructures numériques existantes. Ces actions incombent tant aux capitaux privés qu’aux gouvernements. En outre, les autorités peuvent également fournir un spectre radio suffisant, en accordant des licences qui facilitent l’utilisation souple des technologies émergentes, en permettant aux opérateurs d’opérer librement, et en fournissant des informations claires sur les futures extensions du spectre et ventes aux enchères.

Partout en Afrique, la soudaine apparition du COVID-19 a permis aux TIC de se démarquer. Par exemple, en période de confinement national, l’ICASA, l’autorité de régulation sud-africaine, a innové en attribuant des fréquences temporaires aux opérateurs de télécommunications afin de décongestionner les réseaux lorsque la demande de bande passante a fortement augmenté. Au Maroc, un communiqué de presse publié conjointement par les ministères de l’éducation et du commerce a annoncé, une semaine après l’entrée en vigueur de la suspension des cours, que trois grands opérateurs de télécommunications offriraient un accès Internet gratuit à tous les portails d’apprentissage en ligne. Toutes ces bonnes pratiques démontrent que l’Afrique dispose d’un potentiel et d’une capacité réelle à s’engager pour un monde de connectivité totale et de numérisation globale. Les gouvernements jouent un rôle crucial en mettant en œuvre une réglementation sectorielle efficace, en remédiant aux éventuelles défaillances du marché et en créant les conditions d’un secteur du haut débit ouvert et concurrentiel. Le partage des réseaux, levier essentiel pour la réduction des coûts, doit être encouragé par le libre accès pour tous, qui conduira à une concurrence saine et permettra aux utilisateurs de toute condition de bénéficier de services abordables.

Au-delà de ces efforts, le spectre est un outil dont nous pourrons tous bénéficier. L’utilisation de bandes basses comme 700MHz et 800MHz a été approuvée en vue d’améliorer la couverture du réseau. L’expansion, la réorganisation et la réaffectation de la bande Sub 3G sont essentielles pour assurer la capacité du haut débit mobile à long terme. La bande C pourrait être le premier choix pour le déploiement initial de la 5G en raison de son écosystème mature. Et le spectre 6GHz sur IMT (International Mobile Telecommunications) serait la clé de l’évolution future de ce qui va au-delà de la 5G. La technologie IMT sur la bande 6 GHz peut faciliter la gestion du spectre. Toutes ces initiatives renforcent les réseaux et favorisent le déploiement en cours de la technologie 5G, qui est plus nécessaire que jamais : bien que le monde entre dans une nouvelle ère fondée sur la connectivité numérique, il y a encore 3,2 milliards de personnes qui ne sont pas connectées, dont plus d’un milliard n’ont même pas accès à des réseaux à haut débit.

Pourquoi soulignons-nous l’importance de la connectivité ? Parce que nous aspirons à une société numériquement inclusive, où les possibilités offertes par la technologie numérique sont accessibles à tous, y compris à ceux qui n’ont pas un accès régulier et durable à l’internet. L’attribution rationnelle et efficace du spectre et la facilitation de l’accès constituent un moyen efficace pour parvenir à l’inclusion numérique pour tous. Ainsi, l’inclusion numérique n’est pas simplement un concept à la mode : ce terme désigne les activités nécessaires pour garantir que tous les individus et toutes les communautés, y compris les plus défavorisés, aient accès à un service internet à haut débit abordable et de qualité, à des appareils compatibles à internet qui répondent aux besoins de l’utilisateur, à une formation à la culture numérique, à une assistance technique de qualité ainsi qu’à des applications et à un contenu en ligne conçus pour permettre et encourager l’autonomie, la participation et la collaboration de chacun.

En tant que partenaire de longue date engagé face aux problématiques en lien avec l’Afrique, Huawei estime que personne ne doit être laissé pour compte à l’ère du « tout numérique ». C’est pourquoi nous nous engageons à réaliser des investissements de long terme, sans but lucratif, centrés sur notre vision de l’inclusion numérique, à travers des initiatives telles que TECH4ALL. Un autre projet structurant est l’action « Learn On », lancée au lendemain de la survenue de la pandémie du Covid-19, qui vise à aider les états et autres organisations à assurer la continuité de l’enseignement. Sur la base de l’idée  » Learning Never Stops « , une expérience d’apprentissage multimédia a été proposée à des pays comme le Sénégal, où les écoles ont été fermées à cause de la pandémie. Rien qu’au Sénégal, plus de 200 enseignants ont été formés et 15 000 étudiants ont bénéficié du projet. Huawei coopère avec plus de 600 universités dans plus de 20 pays africains pour permettre aux étudiants d’acquérir des connaissances et des compétences avancées en matière de TIC par le biais de la Huawei ICT Academy, ce qui les aide à se démarquer sur un marché du travail très compétitif. Enfin, Huawei fournit également aux opérateurs télécoms des produits de réseau et des solutions innovantes, sécurisées et fiables. Chaque jour, nous nous engageons à accélérer le développement de l’économie numérique dans les pays africains en renforçant l’infrastructure dans chacun de ces espaces, et en aidant à réduire la fracture numérique dans les zones reculées.

HOU Tao, Global Vice President of Huawei

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