Lancement à Abidjan de l’initiative « We Care » pour bloquer les téléphones volés ou perdus

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(CIO Mag) – Le Gouvernement de la république de Côte d’Ivoire et les opérateurs télécoms (Orange, MTN et Moov) s’allient pour bloquer l’utilisation des téléphones portables volés ou perdus. Dans le cadre de l’initiative « We Care » lancée le mardi 16 avril 2019 à Abidjan, à l’occasion du « Mobile 360 – Afrique de l’Ouest », toute l’industrie mobile s’est rassemblée autour du ministre ivoirien de l’Economie numérique et de la Poste, Claude Isaac Dé, pour annoncer cet accord, par l’entremise de la GSMA, l’association mondiale qui représente les intérêts de plus de 750 opérateurs et plus de 400 sociétés appartenant à l’écosystème mobile.

Dans la mise en oeuvre de l’accord « We Care », Orange CI, MTN CI et Moov CI prendront des mesures pour transmettre les coordonnées des appareils déclarés perdus ou volés à la base de données GSMA IMEI1 (Ndlr : Identifiant international d’équipement mobile), afin de les partager avec l’écosystème élargi et de réduire ce type de délit au niveau national.

Dans beaucoup de pays, des criminels cherchent à profiter du commerce de téléphones mobiles volés, en alimentant un marché noir des appareils obtenus suite à des vols à l’arraché et à la criminalité urbaine. Ce constat est valable pour la Côte d’Ivoire. D’où le lancement de l’initiative We Care, qui consiste à empêcher l’utilisation des mobiles volés grâce à la base de données exploitant l’IMEI, l’identifiant unique des téléphones portables.

L’IMEI est un numéro à 15 chiffres utilisé pour identifier un appareil sur un réseau mobile. L’industrie mobile utilise ces identifiants pour améliorer le fonctionnement et décourager les vols et la contrefaçon. La GSMA fournit l’accès à la base de données IMEI Db aux opérateurs de réseau 3GPP, aux fabricants d’appareils et aux acteurs agréés du secteur.

Engagement des opérateurs télécoms

Au cours du point de presse organisé à cet effet, les opérateurs télécoms se sont engagés à soutenir l’initiative We Care, permettant le renforcement de la sécurité et de la confiance, sous la houlette de la GSMA qui en suit l’avancement.

« Une fois le système déployé, la Côte d’Ivoire sera le premier pays d’Afrique subsaharienne à disposer de la participation de plusieurs opérateurs à la liste noire de la GSMA, et donnera à tous les utilisateurs la possibilité de signaler et de bloquer les appareils perdus ou volés sur de multiples réseaux », a déclaré Akinwale Goodluck, responsable de la région Afrique subsaharienne à la GSMA.

« Nous saluons l’engagement de toutes les parties prenantes. Engagement qui devrait aboutir à la fourniture de solutions novatrices de sécurisation de nos consommateurs. Et de fait, renforcer la confiance en l’industrie télécom ivoirienne », a affirmé Lhoussaine Oussalah, directeur général de Moov CI.

Pour sa part, Gertrude Koné Kouassi, directeur exécutif de l’Union nationale des entreprises de télécommunications (Unetel), s’est réjouit de voir mettre en œuvre en Côte d’Ivoire le programme We care permettant de lutter contre le fléau des vols de terminaux. « L’Unetel, dans son rôle d’aide à la mise en œuvre d’une démarche consensuelle pour le développement harmonieux du secteur, va s’impliquer activement auprès de tous les acteurs pour une opérationnalisation rapide de la solution au bénéfice de nos populations », a-t-elle indiqué.

Quant à l’ARTCI, l’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire, elle se félicite du lancement officiel par le ministre Isaac dé, de l’initiative « We Care » qui vise à protéger les consommateurs contre le vol de téléphones mobiles, donnant souvent lieu à des agressions physiques et des pertes en vies humaines. « L’appui de la GSMA, à laquelle les opérateurs nationaux sont affiliés, donnera un coup d’accélérateur à ce projet pour une couverture nationale, sous-régionale (UEMOA / CEDEAO), africaine voire mondiale, du service », a expliqué Bilé Diéméléou, directeur général de l’ARTCI.

Il est bon de souligner que le blocage des téléphones volés ou perdus ne sera pas gratuit. Les bénéficiaires devront s’acquitter d’une somme dont le montant n’a pas encore été fixé par les opérateurs télécoms.

Anselme AKEKO, Abidjan

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