Le réseau africain des Clubs DSI porté sur les fonts baptismaux

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Photo de famille des DSI ayant répondu à l'invitation de Cio Mag lors de la 7ème édition de l'IT Forum Sénégal (21 et 22 février à Dakar)

(CIO Mag) – L’idée avait germé depuis longtemps mais avait connu des difficultés de mise en oeuvre. Mercredi 22 février, lors de la 7ème édition de l’IT Forum Sénégal organisée au King Fahd Palace de Dakar par le magazine panafricain CIO Mag en partenariat avec le Salon international des professionnels de l’économie numérique (Sipen), les représentants des Clubs DSI des sept pays présents (Sénégal, Côte d’Ivoire, Maroc, Tunisie, Mali, Bénin et Togo) ont décidé de passer à l’acte. Sous la houlette de Mohamdou Diallo, directeur de publication de CIO Mag, ils ont jeté les bases d’un réseau qui doit aboutir à la création du club africain des DSI.

Certes, le nom de cette future organisation panafricaine n’a pas encore été choisi. Mais trois organes ont été mis sur pied au cours d’une rencontre tenue à huis clos entre DSI. D’après Jean-Claude Sigui, membre du Club DSI Côte d’Ivoire, il s’agit d’un comité ad’hoc composé des sept pays présents, d’un comité directeur composé de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Maroc, et d’un comité permanent composé de la Côte d’Ivoire et du Mali. Selon M. Sigui, c’est ce comité qui va réfléchir sur les éléments pour mettre en place le réseau africain des DSI.

Sénégal, Côte d'Ivoire, Maroc, Tunisie, Mali, Bénin et Togo. Tous ces pays étaient représentés à la réunion qui s'est tenue, mercredi dernier, au King Fahd Palace de Dakar
Sénégal, Côte d’Ivoire, Maroc, Tunisie, Mali, Bénin et Togo. Tous ces pays étaient représentés à la réunion qui s’est tenue, mercredi dernier, au King Fahd Palace de Dakar.

Plus qu’une source d’inspiration, les DSI sont convaincus de faire de ce réseau, le fer de lance de la digitalisation du continent. « Ce réseau qui sera mis en place fera de la veille pour influencer nos entreprises et nos gouvernements en termes de meilleures pratiques informatiques. Notre objectif est de pouvoir fédérer tous les clubs africains de DSI et avoir une plateforme unique qui va permettre d’échanger les meilleures idées, les meilleures pratiques, les meilleurs retours sur expérience », a expliqué Jean-Claude Sigui, président du comité directeur.

Pour sa part, Hatem Trigui, président du DSI Club Tunisie, a déclaré : « Le réseautage, le networking, on le fait à l’échelle de chaque pays mais ce n’est pas suffisant. A travers cette association à l’échelle regionale, nous allons constituer une force d’utilisateurs et de clients de l’IT en Afrique. Lorsque nous allons nous adresser aux éditeurs en tant qu’une force du continent, nous aurons certainement des privilèges pour être mieux valorisés », a dit le Tunisien.

Quant à Alain Gbaguidi, président du Club DSI Bénin, il estime qu’une association comme celle-là va être garante sur beaucoup de points du développement du système d’information. « A savoir que dans les années à venir, le système d’information sera un vecteur important pour le développement de nos nations. A ce titre, il faut qu’il y ait des gens qui portent une vision stratégique au niveau africain pour que les solutions que nous allons apporter soient des solutions qui amènent les Africains à avoir une stratégie tout à fait africaine, pour que nous soyons sûrs que tout ce qui sera édité corresponde vraiment aux réalités des Africains », a affirmé M. Gbaguidi.

On peut le dire, ce réseau sera le socle d’une atmosphère d’émulation intéressante entre DSI africains et même mieux. « Ce club est de nature à affirmer le rôle et la fonction importante des DSI dans le cadre de toutes les réflexions sur la définition et la mise en oeuvre des politiques publiques de digitalisation des Etats en Afrique », a déclaré Emmanuel Lempert, qui a la responsabilité des affaires gouvernementales chez SAP. Au nombre des bénéfices, il a évoqué l’avantage de discuter avec des gouvernements pour échanger des analyses et des expertises en matière technique et économique. « De ce point de vue, on voit bien l’intérêt de ce réseau. Et il est bon que les gouvernements et les entreprises soient extrêmement engagés pour apporter des perspectives de partenariat stratégiques », a-t-il souhaité.

A noter que la prochaine rencontre pour avancer sur la création du club africain des DSI se tiendra en mai prochain au Maroc, lors du forum de l’AUSIM. S’en suivra une autre rencontre à Abidjan, en juin, à l’occasion de la prochaine édition de l’IT Forum Côte d’Ivoire. Cela, en prélude à l’assemblée générale constitutive prévue en Tunisie, dans la première quinzaine d’octobre, en marge du Forum international des DSI.

De quoi réjouir Mohamadou Diallo, Dp de CIO Mag, une publication à l’origine de la création de plusieurs Clubs DSI en Afrique. De plus, CIO Mag organise régulièrement des IT Forums dans huit pays : Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, Burkina Faso, Gabon, Congo et Cameroun. Il tient chaque année en France les Assises de la Transformation digitale en Afrique.

Anselme AKEKO,
Envoyé spécial à Dakar

Digital african tour 2017 (#DAT2017)

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