Projet « Technocentre d’Abidjan » : une convention va être signée lundi entre la Côte d’Ivoire et le Maroc

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De g. à d., Lamiae Benmakhlouf, directeur général du Technopark Casablanca, Saloua Karkri-Belkeziz, présidente de la Fédération Marocaine des Technologies de l'Information, des Télécommunications et de l'Offshoring (APEBI), et Patrick M'Bengue, président du Groupement des opérateurs des technologies de l'information et de la communication (GOTIC-Côte d'Ivoire), le vendredi 24 février au sortir de la réunion du GIEMCI.

La coopération sud sud entre le Maroc et la Côte d’Ivoire dans la filière IT porte des fruits. En témoignent les trois conventions qui seront signées ce lundi.

(CIO Mag) – « Lundi, nous allons signer trois conventions : la convention portant création d’un technocentre à Abidjan et deux accords de partenariat B to B entre les opérateurs ivoiriens et les opérateurs marocains », a déclaré Patrick Ismaïel M’Bengue, président du Groupement des opérateurs des technologies de l’information et de la communication (GOTIC), au sortir de la réunion du Groupe d’impulsion économique Maroc-Côte d’Ivoire (GIEMCI) qui s’est tenue à la Maison des Entreprises, vendredi 24 février, dans le cadre de la visite officielle que le Roi Mohammed VI effectue en Côte d’Ivoire.

« Au niveau du secteur du numérique, nous avons identifié un certain nombre de matrices d’actions pour lesquelles on avait besoin de coopérer avec les Marocains. Notamment, au niveau du renfort de capacité et de la création de plateformes d’incubation qui vont permettre d’accélérer la montée en compétence de l’industrie ivoirienne, en partenariat avec des acteurs du numérique marocain », a poursuivi le président du Gotic, relativement au projet de création du technocentre d’Abidjan. Il s’agit selon lui d’un projet qui permettra à la Côte d’Ivoire d’ « être en mesure d’offrir des solutions et du contenu développés au niveau local, pour adresser tous les grands chantiers numériques de la Côte d’Ivoire, notamment au niveau de la smart city, de la gouvernance électronique et de la sécurité des systèmes d’information ». « Ce modèle de technocentre a pour vocation d’être développé dans l’ensemble des grands centres urbains de la Côte d’Ivoire », a ajouté Patrick M’Bengue.

Lamiae Benmakhlouf, directeur général du Technopark Casablanca, a également participé à cette réunion du GIEMCI à Abidjan. Au micro de CIO Mag, elle a exprimé sa fierté de pouvoir contribuer à la réalisation de l’expérience du Technopark en Côte d’Ivoire. « Nous, en tant que société de gestion au Maroc, nous allons apporter notre expertise, partager notre expérience avec nos partenaires ivoiriens, a précisé Mme Benmakhlouf. L’objectif, c’est de créer cet espace d’incubation pour les startups technologiques, les accompagner afin d’augmenter leur chance de réussite et leur viabilité, mais aussi de pouvoir créer cette synergie entre des startups technologiques marocaines et ivoiriennes. »

Et la responsable du Technopark Casablanca d’assurer que les startups sont en mesure d’apporter des solutions aux problématiques propres à l’Afrique. « Il y a vraiment beaucoup à faire entre nos deux pays sachant que, au niveau du Maroc, nous avons déjà plusieurs startups technologiques qui ont leurs partenaires ici, en Côte d’Ivoire. Donc, l’objectif c’est aussi de leur offrir le même environnement, un environnement propice au développement de leur business en termes de technologies de l’information et de la communication », a dit Lamiae Benmakhlouf.

Dans le cadre de la visite du roi Mohammed VI en terres ivoiriennes, il est prévu que les partenaires ivoiriens et marocains de la filière IT effectuent une visite de sites proposés par l’Agence nationale du service universel des télécommunications/TIC (Ansut), en vue d’identifier le bâtiment qui pourra abriter le futur technocentre d’Abidjan. Pour le directeur du Technopark Casablanca, le choix de ce bâtiment devra obéïr à quelques critères. « Ce qui est très important, c’est de faire le choix d’un bâtiment bien desservi par les transports publics, situé à proximité des administrations publiques pour faciliter l’accès aux jeunes porteurs de projets », a expliqué Mme Benmakhlouf.

Il est bon de savoir que le Groupe d’impulsion économique Maroc-Côte d’Ivoire (GIEMCI) est un groupement d’intérêt économique (GIE) entre le Maroc et la Côte d’Ivoire, qui représente plusieurs secteurs d’activités. La co-présidence est assurée par Meriem Bensalah Chaqroun, présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), et Jean Marie Ackah, président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI). Le GIEMCI a pour mission de s’assurer du bon maillage des partenariats entre les entreprises ivoiriennes et marocaines, de faciliter l’échange d’expertises et la mutualisation des synergies entre les deux secteurs privés. Ceci, dans l’esprit de créer de la richesse au premier sens du terme, c’est-à-dire des emplois et des entreprises structurées qui participent au développement économique des deux pays. Dressant le bilan des projets déjà engagés dans le cadre du GIEMCI, Meriem Bensalah a fait observer qu’il y a des secteurs qui sont plus avancés que d’autres parce qu’ils sont déjà mâtures. Vendredi, plusieurs commissions ont fait l’objet de nouveaux partenariats concernant des joint ventures, et les opportunités sont diverses et variées pour le Maroc et la Côte d’Ivoire. Dans le cadre de cette coopération, des conventions seront signées, ce lundi, entre les deux Etats, en présence du Roi Mohammed VI et du Président Ouattara.

Anselme AKEKO, Abidjan

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