Piratage de la campagne présidentielle américaine : Obama averti dès l’été 2016

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Le président russe Poutine et l'ex-président américain Obama sont cités dans l'affaire de piratage de la campagne électorale ayant conduit à l'élection de Donald Trump à la tête des USA.

(CIO Mag) – Barack Obama était bel et bien au courant du piratage de la campagne électorale américaine attribuée à la Russie dès l’été 2016. C’est ce que soutient le Washington Post. D’après Lepoint.fr qui reprend le journal américain, le prédécesseur de Donald Trump avait été informé que l’attaque informatique ayant visé le parti démocrate avait été ordonnée par le président russe en personne, Vladimir Poutine et que c’était dans le dessein de défavoriser Hillary Clinton pour baliser le chemin de la Maison Blanche au milliardaire populiste. Le Washington Post révèle que plusieurs mois avant que l’affaire ne soit portée à la connaissance du public, les renseignements avaient déjà émis des alertes. Mais, ce n’est qu’en janvier 2017 que les Etats-Unis ont accusé nommément Vladimir Poutine d’avoir cherché à déstabiliser le système électoral américain en sapant notamment les chances de la candidate démocrate au profit de son adversaire républicain.

Au nombre des révélations faites par Le Post, on apprend qu’en plus de l’avertissement de Barack Obama à son homologue russe lors d’un sommet en Chine en septembre, le directeur de la CIA, John Brennan, avait joint par téléphone le patron des services de sécurité russe pour le mettre en garde. Le message était clair : toute interférence dans le processus électoral serait inacceptable. Toutefois, à en croire toujours le journal américain, Barack Obama hésitait à riposter parce qu’il craignait que le Kremlin ne lance des attaques le jour du scrutin et par crainte aussi que cela ne soit mal interprété par les républicains. Mais, on sait qu’il a tout de même fini par sévir avec l’expulsion de 35 espions sous couverture officielle, la fermeture de deux résidences diplomatiques russes aux Etats-Unis sans compte les sanctions économiques contre les services secrets russes. On évoque aussi l’autorisation par Obama d’une riposte ultra-sensible conjointe menée par la CIA, la NASA et le cyber commandement américain qui a consisté à implanter dans les infrastructures russes des codes malicieux dormants qui peuvent être déclenchés en cas d’escalade.

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