Rwanda : vers l’adoption d’une loi sur la protection des données personnelles

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Paula Ingabire, ministre rwandaise des TIC. Crédit photo : africanquarters

Paula Ingabire, la ministre rwandaise des TIC et de l’innovation envisage de présenter un projet de loi sur la protection des données personnelles devant les législateurs rwandais en mars prochain.

(CIO Mag) – « Nous allons soumettre le projet de loi au parlement en mars prochain et demander aux législateurs de l’approuver le plus rapidement possible en raison de la nécessité de protéger les données personnelles », a déclaré mercredi 12 février, la ministre à un média local.

Elle a rapporté que ce texte sera accompagné de directives détaillées et étendues sur la manière dont le gouvernement et le secteur privé sont censés utiliser et protéger les données de chaque individu. Il guidera, informera et délimitera aussi clairement la manière dont ces données seront utilisées.

En étude depuis l’année dernière, la loi annoncée par la ministre rwandaise Paula Ingabire veut mettre en place des stratégies détaillées de gestion des données personnelles. Ce qui devra permettre de contrôler la manière dont les investisseurs nationaux et internationaux emploient les données personnelles des Rwandais. Déjà, le pays avait ratifié en juillet dernier, le traité de Malabo sur la cyber-sécurité et la protection des données personnelles.

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La future règlementation vient également comme une réponse aux mises en garde de certains spécialistes du domaine pour le cas du Rwanda. Notamment, celle de Jean-François Le Bihan, directeur des politiques publiques de GSMA Afrique subsaharienne au Rwanda. Repris par la presse rwandaise, il avait notamment déclaré que si le pays veut saisir les opportunités découlant de la transformation numérique, il devrait établir une approche globale de la protection des données qui ne soit pas subsumée dans une loi sur les TIC, mais qui s’applique de manière générale, quel que soit le secteur ou la technologie.

Le groupe avait également prévenu que si ces principes directeurs ne sont pas intégrés, une mauvaise application de la confidentialité des données pourrait mettre en danger l’économie mobile de 214 milliards de dollars que l’Afrique a le potentiel d’atteindre au cours de cette année.

D’après Paula Ingabire, ledit projet est actuellement examiné par la commission de réforme législative et doit être encore approuvé par le premier ministre.

Aurore Bonny

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