Sénégal : la transition numérique, une obligation pour les experts comptables

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Mme Marie Ba, présidente de l'ONECCA et le Premier ministre sénégalais Mohamed Boun Abdallah Dionne.

(CIO Mag) – « Nous sommes conscientes de l’importance du numérique et de la digitalisation », ces mots de la présidente de l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Sénégal (ONECCA), montre à quel point le secteur du numérique est devenu incontournable dans la vie économique et sociale. Marie Ba a tenu ses propos à l’occasion du deuxième congrès régional des experts comptables de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), rencontre qui a eu lieu ce jeudi 20 septembre 2018 à Dakar.

Le congrès dont l’ouverture a été présidée par le Premier ministre Mohamed Boun Abdallah Dionne avait pour thème central « l’Expert-Comptable Créateur de Valeur ».

Aux yeux des experts comptables, leur secteur évolue dans un contexte où le digital gagne de plus en plus le terrain. Ce qui fait que la profession fait face à des difficultés.

La présidente de l’ONECCA, qui évoque une menace née de la transition, reconnaît cependant des opportunités. « L’expertise comptable est l’une des professions les plus menacées par la transition numérique puisque plus de 60% de ses activités sont appelés à disparaître et remplacer par des robots sans intervention humaine notable » mais « nous devons être plus compétitifs. Pour cela, nous devons faire appel au numérique, saisir les nouvelles opportunités », dit-elle.

Ces enjeux liés au numérique, le chef du gouvernement, les a compris: « En plus du conseil, de l’accompagnement stratégique et organisationnel aux entreprises, l’expert comptable est appelé à s’appuyer davantage sur l’informatique, et les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour développer son métier », a déclaré M. Dionne.

Le premier ministre qui reconnaît le rôle non négligeable des experts comptables a appelé l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Sénégal à jouer sa partition pour aider le gouvernement à structurer le secteur informel.

La dernière étude sur le recensement des entreprises, faite par l’Agence nationale de la démographie et de la statistique a révélé que sur 450 000 entreprises, 97% opèrent dans l’informel. Pour M. Dionne, la situation peut changer : « Il suffit juste que chaque acteur y mette du sien pour mettre de l’ordre dans ce secteur », a-t-il soutenu.

Joe Marone, Dakar

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