Sénégal : une plateforme digitale pour éviter les litiges fonciers

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(CIO Mag) – Vérifier si le terrain que l’on veut acheter ne l’a pas été par d’autres personnes dans le passé avant de s’engager dans la transaction, c’est en substance ce que proposent William Dembélé (photo) et son équipe. Revenu au Sénégal il y a un an, ce Français d’origine sénégalaise dit constater que l’achat ou la vente de parcelles au Sénégal se fait presque de façon expéditive, ce qui fait que cela génère très souvent des confits. Et pour aider à éviter ces litiges qui conduisent très régulièrement au tribunal, la Division de Gestion et de Vérification des Biens (DGVB) a mis en place un site internet par lequel passent les tiers en contractant avec des propriétaires. « Lorsqu’un acheteur décide de passer à l’acte, il nous met en relation avec les personnes avec qui il est en transaction, nous prenons en main le dossier en ce moment. Nous nous adressons directement au vendeur et ensuite, nous allons synthétiser plusieurs organismes publics comme le domaine national. Nous travaillons aussi avec un géomètre agréé, le notaire ainsi que d’autres acteurs », explique ce géomètre passé par l’hôtellerie et la restauration qui dit avoir « un goût prononcé pour les challenges ».

L’un des apports notables de la plateforme digitale déjà opérationnelle réside dans le fait que les personnes désireuses d’acquérir une terrain ne font pas des va-et-vient entre les différents organismes impliqués, précise encore William Dembélé qui indique que c’est seul « un interlocuteur qui pilote tout pour plus de transparence et de sécurité ». Et pour mettre en sécurité les requérants et l’entreprise qu’il dirige, ce fils du Sénégal qui était absent du pays depuis 24 ans annonce qu’un service juridique sera bientôt mis en place par ses soins. Côté prix, il y a une tarification de départ fixée à 230 euros qui « comprend un travail d’enquête et des prospection avec un rapport à la clé remis au client où on détaille l’état actuel à l’instant T du bien en cours d’acquisition ». A ce jour, plus de 10 dossiers ont été traités pour un temps de traitement qui s’étend sur 15 jours en moyenne puisque « tout dépend de la difficulté du dossier », argumente le patron de la DGVB qui souligne qu’il « y en a des dossiers qui sont très complexes parce que les procédures n’ont pas été respectées et que du coup, il va falloir retracer l’historique et retrouver les personnes qui sont concernées tout simplement ».

 

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