Sénégal : vers une mise en oeuvre de la stratégie Sénégal Numérique 2025

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Abdoulaye Bibi Baldé, ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l'Economie numérique du Sénégal au SIPEN 2018.

(CIO Mag) – La fameuse Stratégie Sénégal Numérique 2025 ne devrait pas tarder à entrer dans sa phase active. A en croire le ministre en charge des Télécommunications et de l’Economie numérique, l’arrêté interministériel pour la mise en oeuvre est en cours de préparation. « Nous sommes dans le processus d’actualisation du cadre juridique qui a beaucoup avancé et qui a permis d’ailleurs de régler un certain nombre de choses notamment les décrets sur les Fournisseurs d’Accès à internet (FAI) pour une meilleure ouverture dans le secteur avec de nouveaux acteurs », a fait savoir Abdoulaye Bidi Baldé lors du lancement de la 3e édition du SIPEN ce mardi à Dakar. Pour l’ancien ministre de l’Environnement qui a présidé l’ouverture officielle du Salon International des Professionnels de l’Economie Numérique, l’intégration des FAI « diversifie l’offre, améliore la concurrence et baisse aussi les tarifs ». Par ailleurs, il annonce que les décrets concernant les opérateurs mobile virtuels vont être bientôt signés.

La réduction des prix de l’Internet

En ce qui concerne les tarifs de l’utilisation de l’Internet, Abdoulaye Bibi Baldé s’est beaucoup félicité de l’initiative prise par l’opérateur historique Sonatel de poursuivre la réduction de ses prix. « C’est une bonne dynamique », a dit le ministre des Télécommunications et de l’Economie numérique, qui espère « qu’il y aura un effet d’entrainement parce que nous sommes dans un monde de concurrence ; c’est une bonne chose qu’un des leaders dans le domaine puisse baisser ses tarifs ». Par ailleurs, pour lui, il n’est pas question, en voulant satisfaire coûte que coûte le client, de sacrifier les opérateurs « parce qu’aussi ce sont des privés qui ont fait des investissements et qui doivent les rentabiliser. Ce qui fait que l’Etat ne va pas trop y s’immiscer, mais plutôt réguler le secteur au bénéfice des populations et des usagers ». Le Conseil National du Numérique a également été abordé. M. Baldé a fait savoir que les drafts pour les décrets d’application sont déjà rédigés et que le secteur devrait afficher le sourire dans quelques semaines.

Le soulagement de l’Organisation des professionnels des TIC

La structure qui regroupe les principales organisations du secteur s’est réjouie après cette annonce du ministre des Télécommunications et de l’Economie numérique. Pour le président Antoine Ngom qui reconnaît que c’est presque une « arlésienne », « on est maintenant proche du but parce qu’on a eu connaissance des projets de décrets » avant de demander aux journalistes « juste de patienter puisque nous sommes presque au bout ». Et qu’en est-il de l’affaire Tigo que l’Etat avait promis de trancher ce mois-ci ? Le patron de l’Optic estime, de ce point de vue, qu’il faut faire preuve de patience et attendre ce que va proposer le gouvernement comme solution étant donné qu’on est dans les délais. Dans un entretien accordé à la radio privée RFM, Antoine Ngom avait déjà regretté les lenteurs dans le règlement du dossier. « Ce n’est jamais bon que l’on soit dans des situations de statu quo où il n’y a pas d’issue franche qui pointe à l’horizon », avait souligné le président de l’Optic qui s’était félicité de l’ultimatum lancé par le Chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall.

Mohamadou Diallo, DG de CIO Mag, a modéré le premier panel

Le patron du magazine panafricain de référence dédié aux TIC, CIO Mag, a dirigé le premiers panel de la troisième édition du SIPEN axé sur « les enjeux et opportunités de la transformation digitale ». De l’avis de Mohamadou Diallo, le Sénégal, de son côté, a déjà mis en place sa stratégie en termes de numérique. Il reste maintenant aux autorités « d’avoir un cadre assez stable parce que, quand on voit les changements de ministres qui s’opèrent très régulièrement, ça ne participe pas à valoriser le secteur ». Pour M. Diallo, seules des « institutions fortes pourraient aider à pérenniser les acquis et je pense que le Sénégal a des atouts à ce niveau-là ». Le directeur général de CIO Mag, dans un entretien qu’il nous a accordés, a également évoqué la co-organisation du SIPEN avec son magazine qui n’a pas été reconduite cette année. « Optic reste un partenaire, la preuve, j’ai modéré le premier panel », précise-t-il en invoquant que la date de l’IT forum Sénégal 2018 ne pouvait pas être déplacée étant donné que c’était en collaboration avec le Quai d’Orsay.

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