Financement des PME : « On a besoin de structures comme la DER/FJ »

  • Par CIO MAG
  • 18 février 2022
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Organisé par l’Agence française de développement (AFD), « Investir ensemble pour une nouvelle alliance entre l’Afrique et l’Europe » est un événement qui a connu son épilogue ce mercredi 16 février 2022, à la Station F de Paris. Les Présidents Français et Sénégalais Emmanuel Macron et Macky Sall ont participé aux échanges.

Cette assise d’envergure internationale a permis au Ministre Délégué général à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes du Sénégal, M. Papa Amadou Sarr, de participer à la table ronde : « Financer les PME, vecteur de la croissance africaine et des emplois de demain ». Un panel dont il avait en charge la restitution face aux deux chefs d’Etat. Les interventions entre entrepreneurs, investisseurs et partenaires ont fait ressortir deux principales idées durant les discussions. D’abord, la nécessité de mobiliser les acteurs et de débloquer les financements. D’ailleurs, un certain nombre d’acteurs s’engagent résolument dans cette voie. Et ensuite, le besoin d’accompagnement des TPE/PME pour qu’elles soient de solides acteurs dans l’écosystème entrepreneurial.

Avant cela, Dicko Sy de Dictaf Corp et Bamba Lo de Paps Logistique, deux bénéficiaires de la DER/FJ ont parlé de leurs projets et de l’accompagnement de la DER/FJ.  Au cours de l’atelier sur le financement des PME, Papa Amadou Sarr s’est également fait leur porte-voix face aux bailleurs. Selon le Délégué général de la DER/FJ, ces deux jeunes entrepreneurs tout comme beaucoup d’autres au Sénégal et en Afrique n’ont pas besoin d’aide, ils ont besoin d’investissements et de la confiance des banques et autres bailleurs.

Financement mixte

A leur prise de parole, les Présidents Sénégalais et Français ont indiqué être en phase avec les intervenants. Pour le Président Macky Sall, « l’Afrique est particulière à cause du caractère informel de son économie ». Il invite par conséquent les bailleurs à « considérer l’Afrique comme elle est et à adapter ses méthodes de financement à ses réalités. » D’ailleurs souligne-t-il, « la DER/FJ est un exemple que j’aime citer. J’avais constaté que les banques ne prêtaient pas aux jeunes, raison pour laquelle il fallait que l’Etat du Sénégal se substitue à elles pour accompagner la dynamique entrepreneuriale. »  La DER/FJ a réussi ce pari, elle a à ce jour « financé plus de150 millions d’euros au profit des jeunes et des femmes avec un excellent taux de recouvrement » a indiqué le Président Macky Sall.

« Vous me donnez des leçons à juste titre » dira le Président Français Emmanuel Macron.  Il estime que « le défi est organisationnel et qu’il faudrait voir comment soutenir ces cibles entrepreneurs et leur trouver des milliards d’euros pour leur financement. C’est pour ça qu’on a besoin de structures comme la DER/FJ ».

Selon lui, il faut sortir des canaux d’interlocuteurs habituels pour s’organiser différemment et aller vers les entrepreneurs de l’informel. Mais il ne faut pas que du financement public, il faut aussi du financement privé. Emmanuel Macron précise qu’il revient au public de « prendre la part de risques que les autres ne veulent pas prendre. Il nous faut construire des fonds de garantie qui vont couvrir les premières pertes ; la part de risques que le secteur privé ne veut pas prendre. Nous pourrons ainsi mobiliser des centaines de milliards de financements pour le continent africain. »

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