Bilal Al Rais, Vice-président Technology and Digital Clusters : “Les nouvelles technologies vont aider à réconcilier le numérique avec la transition énergétique”

  • Par CIO MAG
  • 13 octobre 2022
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A l’occasion de l’ouverture de la 42eme édition du GITEX qui se tient présentement à Dubaï, M. Bilal Al Rais s’est prêté aux questions de CIO MAG. Dans cet entretien, le Vice-président de Technology et organisateur du GITEX aborde les enjeux de la transition digitale à l’épreuve de la transition énergétique. Il révèle par ailleurs, que la prochaine édition du GITEX se tiendra pour la première fois en Afrique l’année prochaine. Ce sera au Maroc.

Cio Mag : C’est parti pour la 42eme édition du GITEX. Que peut-on attendre de l’édition de cette année ?

Bilal Al Rais : On est à la 42e édition du GITEX à Dubaï. Cette année, on a encore l’impression qu’il veut plus prendre son envol, au sens propre comme au sens figuré d’ailleurs. C’est toujours aussi dynamique. Le potentiel est énorme et les nouvelles technologies vont nous aider à faire des villes durables et de réconcilier le numérique avec la transition énergétique. Nous sommes le plus grand événement Tech au monde, en même temps, et regroupons le plus grand nombre de Startups.

Aujourd’hui, il est indéniable que les gouvernements et les secteurs privés ont fait beaucoup de travail ces 42 dernières années pour amener les compagnies de partout, afin de leur permettre d’avoir du business en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Pour l’événement de cette année, nous avons plus de 100 compagnies venues d’Afrique. Nous sommes fiers de voir chaque année que les gouvernements s’impliquent davantage dans l’organisation du GITEX en attirant des compagnies dans divers secteurs, qu’elles n’ont peut-être pas encore développés dans leur propre pays avec le secteur privé.

On voit bien que c’est une alliance entre l’Asie, l’Afrique le Moyen Orient…avec des thèmes très forts. On parle aussi beaucoup de metaverse ici. Alors comment développer ces univers virtuels ?

Globalement, le sujet de metaverse est un sujet d’éducation. Mais les gens ne comprennent pas exactement comment ça marche. Comment utiliser cette nouvelle technologie. C’est pourquoi on a créé un environnement dédié, à GITEX dans lequel on a identifié 28 compagnies de partout dans le monde pour les réunir ici à Dubaï. Il y a de grandes boites comme Microsoft qui fournissent des hardwares. Il y a plusieurs domaines dans le metaverse que ça soit gaming, éducation… On est là pour éduquer le monde pour inciter les gens à mieux l’adopter.

Est-ce que les investissements ici servent aussi à l’industrie ?

Il y a déjà les municipalités de Dubaï qui ont fait des lancements avec Metaverses pour annoncer de nouveaux services. On est très proche de Dubaï World Trade Center. L’objectif est donc d’identifier les challengers qu’ils ont et ensuite amener des compagnies qui vont les aider atteindre leurs objectifs.

J’ai vu une petite compagnie qui propose un voyage à travers le Metaverse. Ce sont ces choses que vous voulez développer a Dubaï ?

L’espace technologique est très important au niveau de l’investissement du gouvernement et on est en train de toujours attirer des gens que ça soit des Startup qui travaillent dans ce domaine à peu près une vingtaine, en même temps nous continuons d’œuvrer à attirer des bailleurs de fonds dans le secteur.

Avec transition numérique et la transition énergétique, on est devenu plus regardants sur les usages. Notamment pour les Datacenter et autres. Quel est l’interêt concrètement ?

Nous venons de lancer un nouveau Datacenter à Abou Dhabi. Microsoft en a lancé un il y a un peu plus d’un an. La majorité de ces compagnies ont des solutions liées à leur sustainability.

Pouvez-vous revenir sur GITEX AFRICA prévu l’année prochaine ?

Cela fait à peu près une quinzaine d’années qu’on travaille avec les gouvernements africains donc on a choisi d’entrer dans le marché africain avec le gouvernement du Maroc et c’est à Marrakech que nous allons le lancer. Donc nous avons décidé de sortir de l’émirat pour faire quelque chose de grand pour l’Afrique.

Nous avons choisi le Maroc grâce à ses nombreux centres de connexion avec beaucoup de pays du monde et on est très fiers d’être en partenariat avec eux. Le marché africain va continuer à grandir et nous allons y investir massivement pour l’exposer davantage.

Pourquoi le choix de l’Afrique ?

Nous avons choisi l’Afrique parce qu’il y a énormément de développeurs qui sortent de l’Afrique régulièrement. Nous avons noté que sur les dix dernières années, beaucoup de gagnants venaient d’Afrique que ça soit du Nigeria, des pays du Nord…et on est très fiers de travailler avec eux.

Qu’est-ce que les Startups africains viennent chercher au GITEX et qu’elles ne trouvent pas ailleurs?

Elles vont trouver près de 600 investisseurs, aussi, le GITEX est le seul événement au monde qui ramène des entretiens directs avec chacune des Startups. Il y a, à peu près, 50 mille meetings qui se font et la majorité c’est pour les Startups. Elles ont l’opportunité de créer des réseaux ça n’existe nulle part ailleurs.