Burkina Faso : l’ABCE réclame des lois contre la cybercriminalité

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Cyber escroc

 

(Cio Mag) – Dans une déclaration publiée, lundi 11 mai, sur le site Burkina24, l’Association burkinabè des consommateurs des services de communication électronique (ABCE) appelle les pouvoirs publics à amplifier la lutte contre la cybercriminalité par l’adoption de lois spécifiques. Ce qui aura pour conséquence de limiter la probabilité d’occurrence des risques d’attaques informatiques. Comme celles qui ont ciblé récemment les sites officiels des institutions et des ministères, du quotidien l’Observateur Paalga et des réseaux de téléphonie mobile.

 

Vide juridique préjudiciable

Ainsi, l’ABCE invite à s’inspirer de l’exemple de la Côte d’Ivoire qui a adopté « des lois de nature à dissuader les cybercriminels à commettre leurs forfaits ». « Le cas de la loi ivoirienne 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre cybercriminalité est très illustratif. En effet, son dispositif répressif est tellement impressionnant (l’entrave au fonctionnement d’un système informatique est puni d’un à cinq ans d’emprisonnement et de 10 millions à 40 millions de FCFA d’amende) qu’il a contraint les cybercriminels (brouteurs) qui opéraient en territoire ivoirien à se réfugier au Burkina Faso en vue de mener leurs activités criminelles », lit-on dans cette déclaration signée du président de l’ABCE, Seydou Barro.

C’est donc avec regret que l’ABCE constate la situation du Burkina caractérisée par  un vide juridique, ce qui « oblige les autorités chargées de la répression à recourir aux infractions prévues dans le code pénal, notamment l’escroquerie… qui n’arrivent pas pourtant à appréhender certains faits qui restent impunis du fait de la rigueur du droit pénal classique ».

Alors, M. Seydou Barro attire l’attention du Conseil national de la Transition (CNT) sur la nécessité de la transposition de la directive CEDEAO sur la cybercriminalité dans la législation interne du Burkina Faso.

Ladite déclaration stipule par ailleurs qu’ « une telle lutte passe nécessairement d’une part, par la sensibilisation des utilisateurs des TIC sur les manifestations du cyber délit et les attitudes à adopter pour y faire face et d’autre part, par la répression des auteurs d’actes cybercriminels ».

 

Anselme AKEKO

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