Cameroun : Facebook engagée aux côtés d’autres acteurs pour traquer les Fake news

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(cio Mag) – A quelques semaines des prochaines élections présidentielles au Cameroun du 7 octobre prochain, des camerounais partisans ou non des candidats à la course pour la magistrature suprême vont utiliser les réseaux sociaux  pour informer ou désinformer l’opinion. Le réseau social le plus utilisé est  Facebook. C’est sur ce réseau social que les nouvelles, vraies ou fausses, sont mises en ligne en créant un doute quelque fois irréparable dans l’esprit des électeurs.

Après avoir rencontré le ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary dans une séance de travail assez ouverte, Aîda Ndiaye, Lucas Holzer de Facebook assistés de Dorothée Danedjo Fouba de Mozilla Cameroon ont multiplié des ateliers de formation pour traquer les auteurs et neutraliser les Fake news. Les techniques du Fact checking (vérification des faits) ont été partagées avec les  journalistes et les étudiants en journalisme de l’École supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (ESSTIC). L’initiatrice de cette rencontre, Danedjo Fouba Dorothée de Mozilla Cameroon a voulu que cet atelier se tienne dans le but d’éviter que les camerounais s’habituent aux Fake news qui circulent sur les réseaux sociaux. Ladite rencontre s’est déroulée en présence du Pr Laurent Charles Boyomo, directeur de l’École de journalisme de Yaoundé qui a ouvert le bal des échanges.

On retiendra de la leçon inaugurale, que la formations des journalistes reste et demeure un élément essentiel dans la maîtrise des enjeux technologiques, juridiques et techniques des médias sociaux. Sans cette donnée première, pas de journalisme citoyen ou de développement. Ce qui passe par le nettoyage des fausses nouvelles, la dépréciation des contenus nuisibles sur les plateformes, le travail avec les organisations spécialisées dans la détection des Fake news. Sans oublier la formation, l’éducation, l’information de tous ceux qui s’intéressent aux réseaux sociaux à travers un atelier pratique. Dorothée DANEDJO Fouba a présenté les techniques pour décoder les Fake news sur la Toile. Un exercice de Fact  Chercking à la portée de tous.

Pour les responsables de Facebook, ouvrir la discussion sur les Fake news sur les réseaux sociaux est une bonne chose pour tous. Aîda Ndiaye de plaider pour une formation à la communication digitale. Toutefois, pour Facebook, il est essentiel de se parler, d’échanger, d’écouter pour trouver des solutions à ce problème. Ce qui se passe sur ces plateformes ne doit pas être un motif de zizanie. D’où l’impératif de mettre en place une stratégie pour en atténuer l’ampleur. Difficulté majeure, ils ne peuvent tout vérifier et être partout. Le Cameroun ont-ils tenu à rappeler, est d’une importance capitale pour eux. Une relation privilégiée doit donc être  établie, et des projets liés au développement du numérique sont annoncés. En reconnaissant que tout n’est pas parfait, ils appellent les pouvoirs publics à les aider, et promettent de continuer à travailler et de s’adapter à la réalité du pays.

A Douala, ce sont les locaux d’ActivSpaces qui ont permis aux responsables de Facebook de travailler avec les journalistes de la capitale économique, les membres de l’Association des blogueurs « je suis camerounais et je blogue » de l’Institut français de Douala où Didier Ndengue qui en était le modérateur a presque donné du fil à retordre aux responsables de Facebook. Cette plateforme du blogging a permis à plus d’une personne de mesurer la dangerosité des Fake news. Ce qui a fait dire à Annie Payep qu’il faut se méfier des nouvelles prises sur les réseaux et les mettre en ligne sans vérification des différentes sources. Paul Joel Kamtchang, René Jackson Nkowa, Frank William Batchou,  Carole Leuwé… et la représentante Facebook Afrique francophone Aîda Ndiaye  ont quitté la salle des travaux satisfaits des échanges avec la hiérarchie de Facebook. Et Didier Ndengue d’inviter les journalistes à plus de responsabilité dans le traitement et la diffusion des informations sur les réseaux sociaux.

Jean-Claude Noubissié

 

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