Chine : sale temps pour les acteurs du Net

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(Cio Mag) – La nouvelle loi sur la cybercriminalité initiée dernièrement par Pékin pour poursuivre toute personne publiant des infos jugées nuisibles pour le régime n’a pas tardé à faire ses premiers effets. Vendredi, le gouvernement a annoncé qu’une enquête va être ouverte à l’encontre des trois réseaux sociaux les plus populaires dans le pays. La messagerie Wechat, le site de microblogging Weibo tout comme le moteur de recherche Baidu sont accusés par le régime d’avoir violé le nouveau texte en publiant des contenus « illicites » qui mettraient en danger la sécurité nationale selon lefigaro.fr qui reprend le South China Morning Post. Tout serait parti d’un signalement d’infos jugées illicites par certains internautes au lendemain de l’adoption de la loi sur la cybercriminalité le 1er juin dernier. L’enquête sur les principaux réseaux sociaux a été lancée à Pékin et Canton. Le régime estime que des usagers du Net se seraient servis des trois grandes plateformes dans le pays pour publier des contenus violents et des rumeurs « obscènes » qui menacent sérieusement la sécurité nationale, la sécurité publique et l’ordre social.

Naturellement, ce n’est pas la première fois que la liberté d’expression prend des coups en Chine. Fin juin seulement, le gouvernement avait interdit le live streamong à Weibo. La cyberpolice s’en était mêlée en fermant des dizaines de comptes spécialisés dans le divertissement sur Weibo, Tencent ou encore Baidu. Apple a aussi fait les frais de cette politique en retirant fin juillet les applications VPN de son AppStore qui permettaient de masquer son lieu réel de connexion et d’accéder aux nombreux services bloqués en Chine comme Facebook, Twitter et Gmail rappelle le site du Figaro. Le géant américain avait invoqué une demande du régime de « retirer certaines applications qui n’étaient pas en conformité avec leurs nouvelles réglementations ».

 

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