Club DSI du Burkina Faso: cette fois, c’est bien parti

1ère édition de l'IT Forum Burkina Faso

C’est à l’occasion de la tenue de la 1ère édition de l’IT Forum organisé par Cio Mag en partenariat avec l’Agence Nationale de la promotion des TIC, tenue le 31 juillet à Ouagadougou, que les DSI du Burkina Faso ont saisi pour relancer la création du Club DSI. Un véritable plateforme d’échange sur les meilleures pratiques en matière des SI que le ministère du développement et de l’économie numérique, parrain de cette édition, entend soutenir.

Devant un parterre de 70 DSI et IT Managers, Lamoussa Oualbéogo Secrétaire Général du Ministère du Développement et de l’économie numérique a justement insisté sur l’importance de la mise en place d’un club DSI. A ce propos, il invite « les DSI à mieux structurer leur démarche et à mobiliser toutes les forces vives pour apporter leur vision dans le projet de développement des TIC au Burkina Faso en devenant ainsi une véritable force de proposition sur toutes les questions liées à l’économie numérique ». Auparavant, il s’est réjouit du choix des thèmes portant notamment sur le Cloud, la sécurité et la mobilité. Des sujets très actuels relavant notamment du top 5 des prédictions parmi les citées de grands cabinets IT spécialisés. « C’est une fierté pour moi de constater que ces sujets ô combien structurants pour les grandes entreprises et pour les multinationales parmi les plus innovantes au monde figurent aussi dans les agendas des DSI burkinabés ». Réitérant l’intérêt de la mise en place d’un Club, Soumaila OUATTARA, DSI de la BCB est revenu sur la genèse de la création du Club DSI initié en 2010. « A l’époque, le manque de coordination des acteurs combiné au manque de communication ont plombé le décollage du Club DSI pourtant bien parti», explique le DSI de BCB. Même son de cloche pour Lamoussa dit Daouda Sorgho et Elie SAWADOGO, respectivement Responsable Etudes et Organisation de l’UAB Assurance et DSI de Chambre de Commerce du Burkina Faso. Pour eux, l’échec de la première tentative est lié à la fragilité du premier noyau qui faisait office de comité de pilotage. Cependant, ils invitent à tirer des leçons de ces écueils pour mieux rebondir. L

e Club DSI « incubé » chez l’ANPTIC

Pour sa part, Kisito Traoré, DGSI du Ministère de l’économie des Finances déplore l’absence de cadre de concertation réelle pour les DSI à l’instar des autres acteurs comme la commission des marchés publics, des agents comptables de l’Etat etc… Pour lui, cela pose le problème de la valorisation de la fonction DSI même au sein de l’administration. Il explique qu’à ce jour, sur les 30 ministères que compte le gouvernement, 6 seulement disposent de DSI. En tant que précurseur dans plusieurs domaines, le DGSI s’est engagé à contribuer à la création d’une association. Abondant dans ce sens, Alfred Sawadogo, DG l’ANPTIC rassure que le gouvernement planche sur la préparation d’un texte de loi visant à doter chaque ministère d’un véritable DSI. En sa qualité de coorganisateur de l’IT Forum, l’ANPTIC a saisi les différentes sollicitations et interpellations des premiers responsables de l’informatique. L’ANPTIC entend aussi appuyer, en tant que catalyseur les initiatives en vue de la création du Club DSI. S’inspirant de l’expérience ivoirienne, Alfred SAWADOGO s’est engagé à jouer le rôle d’incubateur pour le futur club en fournissant un secrétariat permanent provisoire chargé de coordonner les différentes actions jusqu’à la tenue de première assemblée générale constitutive prévue en octobre et promet d’organiser une première réunion pour constituer le comité de pilotage dès la rentrée de septembre 2014.
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Echange d’expériences entre pairs ivoiriens et burkinabé

Invité à partager l’expérience de la Côte d’Ivoire, le Dr. Eric YAO, DSI de CNCE et Vice Président du Club DSI de la Côte d’Ivoire a rappelé les principales actions menées par son Club pour pérenniser ses actions depuis neuf ans d’existence. Une ancienneté qui fait de l’expérience ivoirienne une belle référence en matière d’organisation. Pour lui, le succès du Club ivoirien repose sur plusieurs points. En présentant le Club comme un Club d’entreprises et d’administrations ivoiriennes au sein duquel, le DSI ou le RI est représentant. « Cette approche permet de faire adhérer la direction générale au projet notamment pour l’acquittement des cotisations et justifier le temps que les DSI consacrent au bon fonctionnement de l’association », explique Eric YAO, DSI de la CNCE et Vice Président du Club DSI de Côte d’Ivoire. Par ailleurs, l’implication de la direction générale est renforcée l’organisation d’ateliers appelés Rencontres Techniques Débat (RTD). Ces rencontres permettent aux DSI d’accueillir ses pairs au sein de son entreprise en présence de la direction générale pour expliquer les clés du succès d’un projet déjà déployé. En associant les Directeurs Généraux des entreprises, cela permet de mieux comprendre les enjeux de fonction mais aussi de la fonction DSI et de ses préoccupations. Les autres éléments militant à la pérennisation des actions des actions du Club ivoirien repose aussi sur l’externalisation de plusieurs de ses activités auprès d’un secrétariat permanent chargé d’organiser, planifier et gérer, générer du sponsoring, recouvrir les cotisations des membres. Un mandat annuel renouvelable lie le secrétariat permanent au Club. Celui est soumis à un certain de clauses et d’objectifs à atteindre. Il s’agit de l’organisation d’un certain nombre d’actions comme les Afterworks (hebdomadaire ou biannuel), l’IT Forum en partenariat avec Cio Mag (annuel), les Petits Déjeuners Débats (mensuels). Toutes ces opérations sont financées par le sponsoring et permettent au Club de disposer d’une grande autonomie financière. « Nous sommes totalement disposés à partager notre expériences avec nos pairs burkinabè pour la réussite de leur club », promet Eric YAO.
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Par Mohamadou DIALLO

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