Congo : le développement de l’économie numérique à horizon 2021

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(Cio Mag) – La République du Congo s’est résolument engagée depuis plus d’une décennie dans le développement du secteur du numérique.  Le gouvernement Congolais entend faire du numérique un levier majeur pour la création de l’emploi, la compétitivité des entreprises, l’attractivité du Congo en matière d’investissement direct et la diversification de l’économie.

Arrimer le Congo au développement de l’économie numérique, tel est l’ambition es autorités congolaises ; et cette volonté a été réaffirmée dans le projet de société du chef de l’état « la marche vers le développement » notamment dans son axe cinq (5).

La création en 2016 du ministère délégué auprès du premier ministre, chargé de l’économie numérique et de la prospective intègre cette volonté du chef de l’état congolais, et elle a été la consolidation de sa vision de faire du numérique un vecteur de création de richesses et de transformation sociale et inclusive.

Le remaniement gouvernemental de 2017 à annexé le département de l’économie numérique au profit du ministère des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, qui a actuellement la charge de piloter la politique de développement de ce secteur et qui s’attèle à créer un environnement propice pour l’éclosion d’une véritable économie numérique au Congo. Au nombre des initiatives que le ministère entend mener, il y a : l’élaboration de la politique nationale du développement de l’économie numérique ; la modernisation des relations inter-administrations d’une part et entre l’administration et les administrés d’autre part ; la réduction de la fracture numérique en accordant un accès internet à tous ; la formation des ressources humaines ; l’appropriation par des populations des e-services ; la création d’emplois dans le domaine du numérique , le  plan d’action pour la période 2017- 2021 ; le code juridique et institutionnel propice à l’éclosion du numérique .

Le cadre  juridique et  institutionnel

Le Congo dispose depuis 2009 un cadre juridique relatif au secteur des TIC, tel la loi n°9-2009 du 25 novembre 2009, portant règlementation du secteur des communications électroniques, ainsi que la loi n° 11-2009 portant création de l’Agence de Régulation des Postes des Télécommunications Electroniques (ARPCE). Cet encadrement juridique doits se poursuivre avec la loi d’orientation sur l’économie numérique, la loi sur la cyber sécurité, la loi contre la cybercriminalité, la loi sur la protection des données à caractère personnel, la loi portant réglementation des transactions électroniques et la loi sur le droit d’auteur et droits voisin. La gouvernance publique du secteur de l’économie numérique est  assurée par le Ministère des Postes des Télécommunications et de l’Economie Numérique à travers des agences , et sociétés d’état dont l’ARPACE (l’Agence de Régulation des Postes des Télécommunications Electronique) , en charge de la régulation du secteur des communications électroniques et de la poste et Congotelecom , gestionnaire des infrastructures du projet de couverture nationale en télécommunications (PCN) et de la station d’atterrage du West African Câble System (WACS).

Evolution du secteur des télécommunications et TIC

Depuis 1997, année d’ouverture du secteur a la concurrence, un nouveau cadre règlementaire est élaboré, celui-ci tient compte de l’arrivée de façon séquentielle, de nouveaux opérateurs privés qui exploitent des services à valeur ajoutée, en l’occurrence la téléphonie mobile. En effet, pour la promotion du secteur des télécommunications, le gouvernement a décidé de sa libéralisation à travers la loi n° 149 du 26 mai 1997. Ainsi, a été créée, la Direction Générale de l’Administration Centrale des Postes et Télécommunications (DGACPT).

En décembre 1998, la DGACPT attribue la première licence GSM à Celtel Congo (devenue par la suite Airtel), un an plus tard, une deuxième licence est attribuée à Libertis Congo, celle-ci fait obligation de couvrir l’ensemble du pays et mettre en œuvre des passerelles internationales. Au fil du  temps, Libertis cèdera sa  place à MTN en 2003.

Entre 1998 et 2005, deux opérateurs de réseaux mobiles, ont  évolués au Congo, en 2008, une troisième licence GSM a été attribuée à Warid Congo et une quatrième à Equateur Telecom Congo ou Azur en décembre 2009 pour se conformer aux normes internationales, et assurer un environnement de règlementation efficace. En 2009, le gouvernement a promulgué la loi n° 11-2009 du 25 novembre 2009 portant création de l’Agence de Régulation des Postes et Communications Electroniques (ERPCE).

En  décembre 2014, Airtel acquiert Warid, depuis le secteur de la téléphonie mobile est réduit à trois (3) opérateurs privés, en plus de Congotelecom, l’opérateur public historique.

Les infrastructures

En termes d’infrastructures nationales, il y a la connexion du Congo aux  autoroutes de l’Information à travers la station terminale de Matombi dans le département du Kouilou par le câble à fibre optique West African Câble System (WACS) depuis 2012.

Le projet de couverture nationale en télécommunication – volet TIC, entre Brazzaville, Pointe Noire et Oyo.

Le projet Central African Backbone (CAB), l’axe Pointe Noire – Binda- frontière du Gabon (fibre optique).

L’installation d’un point d’échange internet pour l’interconnexion de tous les fournisseurs d’accès internet.

La création d’une association de nommage internet (ACNIC) pour la gestion du nom de domaine. cg

La mise en œuvre

La mise en œuvre de cette politique est assurée par Congotelecom, opérateur historique qui est aussi le gestionnaire actuel des infrastructures du projet de couverture nationale en télécommunications et de la station d’atterrage du West African Câble System (WACS).

De  la 3G à la 4G

Le passage de la 3 G à 4G est assuré par les opérateurs privés et Congotelecom l’opérateur historique. « La 4 G est effective sur tout le territoire national », ont affirmé les internautes.

La 4 G appelé aussi 4 eme génération est une nouvelle avancée technologique  dans le monde de la téléphonie mobile. Elle propose une multiplication des débits  rendus possible  par deux phénomènes : le premier, consiste à faire circuler les appels vocaux non plus sur le réseau téléphonique, mais   aussi directement sur internet et  la possibilité de faire passer plusieurs informations en un même canal, il se définit comme le très haut débit mobile.

La vision du gouvernement du Congo  est de mettre en place une nouvelle politique du développement de l’économie numérique à l’horizon 2021. Comme l’a si bien exprimé le président Denis Sassou Nguesso : « il appartient à la jeunesse de s’impliquer dans l’économie numérique, promis à un bel avenir. Pour être effectif et pleine, cette implication se prépare dès à présent.»

Pross Ferdy, Brazzaville

 

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