Burkina Start-up reprend du service

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Parfait Kiemdé, directeur général du Fonds burkinabè de développement

(Cio Mag) – L’Afrique doit son essor économique à l’émergence de ces starts-up. Le Burkina Faso n’échappe pas à la règle. Ouagadougou a reconduit le programme Burkina start-up après une première édition réussie l’an dernier.

Le Burkina Faso a fait du développement des start-up sa priorité. Ouagadougou s’est ainsi doté d’un fonds de 10 milliards de FCFA échelonné sur cinq années. L’objectif est de répondre aux besoins de financements des entreprises implantées sur place. Il faut dire que ces dernières années, plusieurs incubateurs ont vu le jour à l’instar de La Fabrique gérée par Lisa Barutel. Cette structure accompagne une dizaine de créateurs d’entreprises. Parmi les jeunes pouces qui ont bénéficié de l’aide apportée par cette structure, on retrouve FasoPro – une entreprise qui a fait recette grâce à ses chenilles nutritives vendues en sachets.

L’éthique au-dessus de tout

Afin de concrétiser ses aspirations, le Burkina Faso a mis les moyens de ses ambitions. Ainsi, le programme Burkina Start-up instauré l’an dernier refait son apparition cette année. « Nous avons reçu 421 dossiers cette année. Nous en avons présélectionné 23 avant d’écrémer à nouveau. Au final, ce sont 12 candidatures que nous avons retenue », explique Blaise Parfait Kiemdé, directeur général du Fonds burkinabè de développement. Chaque projet devait établir un cahier des charges bien précis pour l’émergence économique et sociale du pays des femmes et des hommes intègres. «Notre niveau d’exigence est très élevé. Chacun des 23 finalistes devait exposer son projet devant un jury spécial. Celui-ci était composé d’un membre du Réseau National de Lutte Anti-Corruption (REN-LAC), des ministères en charge de l’Ethique, des finances, de la jeunesse, du commerce, de la représentante de la présidence du Faso, du Bureau de restructuration des entreprises en difficultés, du Centre de gestion agrée et d’un certain nombre d’incubateurs d’entreprises », détaille Blaise Parfait Kiemdé.

Un budget en hausse et des startups innovantes

Cette année, ce sont les secteurs de l’agronomie, de l’Energie et des télécommunications qui ont été à l’honneur.  Parmi les projets qui ont impressionné le jury, on retrouve Agri Minga. En s’appuyant sur les nouvelles technologies, cette start-up permet la culture de terres arides grâce à un système hydraulique dans lequel les plantes sont nourries par des nutriments afin de les aider dans leurs croissances. Cela devrait permettre un meilleur rendement de la production agricole. Un autre projet a également marqué le jury : le Faso Drone. Ces engins technologiques ont pour vocation de survoler les exploitations agricoles, de les photographier et d’identifier les menaces qui planent sur les plantations (présence d’insectes ou pourrissement de la racine). Pour cette édition 2018, Ouagadougou n’a pas lésiné sur les moyens. Cette année, l’enveloppe budgétaire destinée aux start-up est évaluée à 3,6 milliards de FCFA contre 2 milliards de FCFA l’an passé.

Rudy Casbi

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