Côte d’Ivoire/JEN : le Patronat ivoirien a conscience de la nécessité d’entrer dans l’ère du numérique

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De gauche à droite, Ahmed Cissé, président de l'Unetel, Jean Kacou-Diagou, Président de la CGECI, le ministre ivoirien Bruno Koné, son homologue tunisien Noomane Fehri, et le représentant de la Secrétaire française Chargée du numérique, Alexandre Zapolsky.
De gauche à droite, Ahmed Cissé, président de l’Unetel, Jean Kacou-Diagou, Président de la CGECI, le ministre ivoirien Bruno Koné, son homologue tunisien Noomane Fehri, et le représentant de la Secrétaire française Chargée du numérique, Alexandre Zapolsky.

 

(Cio Mag) – Evènement majeur de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) axé sur le numérique, la 2ème édition des Journées de l’Entreprise Numérique (JEN), qui a pour thème «L’entreprise numérique, défi pour une Afrique émergente», s’est ouverte, jeudi 9 avril 2015, à la Maison de l’entreprise d’Abidjan, en présence du ministre ivoirien de la Poste et des Technologies de l’information et des communications (TIC), Bruno Nabagné Koné, de son homologue tunisien en charge des TIC  et de l’Economie numérique, Noomane Fehri, et du représentant de la Secrétaire française Chargée du numérique, Alexandre Zapolsky. Ces officiels tunisiens et français conduisent deux délégations fortes de 70 entrepreneurs tunisiens et d’une quinzaine de chefs d’entreprises françaises.

Saluant la présence de ces hôtes de marque aux JEN 2015, le ministre Bruno Koné a surtout insisté sur la nécessité de prendre en compte, dans les échanges et les stratégies de développement du numérique, toutes les évolutions qui sont notées dans l’écosystème mondial des TIC. Il s’agit, selon lui, du Cloud computing, du Big data, pour mieux anticiper les besoins des consommateurs, du développement de l’internet des objets, du développement du e-commerce et du m-banking, d’autant qu’en Côte d’Ivoire, plus de 2500 milliards de francs Cfa transitent par les réseaux des télécommunications chaque année. «Face à tout cela, a-t-il indiqué, nous n’avons pas d’autres choix que d’avoir des solutions qui sont éprouvées, qui donnent confiance aux utilisateurs. Même si nous sommes en train de rêver, nous veillons à rester lucides, parce que le numérique est désormais le socle de la stratégie de nos pays. Il est donc impératif que chacun s’organise pour tirer le meilleur bénéfice.» Cela ne doit pas occulter les nombreux défis auxquels sont confrontés les Etats. Pour le ministre, c’est «le défi de la formation des utilisateurs, les exigences liées à la confidentialité des données, à la conservation des données, à la lutte contre la cybercriminalité, au traitement des déchets électroniques, etc.» Autant de défis mais aussi d’opportunités de création de valeur et d’opportunités de création d’emplois pour le secteur privé.

Pour sa part, le président de la CGECI, Jean Kacou Diagou, a fait observer que le choix du thème de cette année traduit le fait que le Patronat a conscience de la nécessité d’entrer dans l’ère du numérique : «Il nous appartient à nous, patronat, de faciliter l’entrée de la Côte d’Ivoire dans cette ère du numérique», a-t-il souligné.

 

Initiative Afrique numérique

Partant du modèle de coopération, Alexandre Zapolsky a initié l’ambition Afrique numérique, incluant les entreprises ivoiriennes. Objectif : «Créer deux évènements par an : un dans la sous-région Afrique de l’Ouest et centrale francophone, au cours du premier semestre, et au second semestre, un évènement dans l’Afrique anglophone. Deux évènements par an, avec une plateforme internet qui nous permettra de nous relier le reste de l’année», a expliqué Alexandre Zapolsky. Et d’ajouter que des binômes ou des trinômes réunissant des entreprises du public et/ou du privé seront créés sur le modèle de l’alliance franco-tunisienne, pour qu’ensemble, ces entreprises partent à la conquête de nouveaux marchés en Afrique et au-delà de l’Afrique. Le tout, en s’appuyant sur le principe de la co-localisation. «L’Afrique ne doit pas être uniquement un continent de débouchés pour les services, les innovations fabriqués en France ou en Tunisie mais un partenaire stratégique en termes de co-développement, de co-localisation. C’est sur ce modèle qu’on souhaite construire nos binômes, nos trinômes», a indiqué Alexandre Zapolsky à la cérémonie d’ouverture des JEN qui se tiennent sur deux jours.

 

Anselme Akéko – Abidjan

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