Cyberattaque mondiale : le virus Petya n’a pas rapporté gros en termes d’argent

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(CIO Mag) – Le virus Petya n’a pas été rentable pour ses créateurs. Après analyse, les experts ont conclu qu’en deux jours, les auteurs de l’attaque d’envergure n’ont pu récolter que 10.000 dollars versés par les victimes au titre de rançons. Un butin assez maigre puisque la somme est loin de couvrir les dépenses auxquelles on consent pour ce genre d’attaques. Le virus qui a servi à déclencher la vague cybercriminelle de ces derniers jours pourrait coûter des dizaines de milliers de dollars. Seulement, les hackers n’étaient pas animés par le fait de se faire de l’argent. A en croire le directeur général de la compagnie de sécurité informatique R-Vision cité par sputniknews.com, le but était juste de tester leur technologie. « Quoiqu’il qu’en soit, la mise au point d’un logiciel malveillant est la même entreprise que la création de logiciels classiques. Une certaine économie se cache derrière toute attaque de virus. C’est un « essai de plume » dans le but de tester les capacités de propagation du virus, pour obtenir un retour afin d’utiliser par la suite l’expérience obtenue pour une autre attaque plus ciblée pour un segment limité ». Pour Alexandre Bodarenko, « la cybercriminalité est un business bien huilé depuis longtemps ».

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La cyberattaque criminelle qui a suivi celle déclenchée le 12 mai dernier a été lancée le 27 juin. Pour le moment, ce sont la Russie et l’Ukraine qui ont été les plus touchés. Pour ce qui est de l’Ukraine, le métro a été particulièrement affecté, l’opérateur national d’énergie, la banque centrale ou encore l’aéroport de Kiev. Poussant le Premier ministre à parler d’une attaque « sans précédent » qui a toutefois épargné les « systèmes vitaux ». La France fait également partie du nombre de victimes. Le géant des matériaux Saint-Gobain a été pris pour cible. Aux Etats-Unis, la multinationale de l’agroalimentaire, Mondolez, a été attaquée tout comme l’agence publicitaire britannique WPP. Sans compter Rosneft, le producteur de pétrole russe et l’armateur danois Maersk qui en a fait état à travers un tweet.

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