Cybersécurité : l’exécutif évoque les « risques » pour l’économie ivoirienne

A g., Roger Félix Adom, ministre ivoirien de l’Economie numérique, des télécommunications et de l’innovation, avec Franck Kié, le commissaire général du Cyber Africa Forum à Abidjan.

Le ministre ivoirien Roger Félix Adom a évoqué les risques de la cybersécurité devant des institutionnels locaux et régionaux, et des centaines de participants réunis lundi à Abidjan à l’occasion du Cyber Africa Forum.

(Cio mag) – Pour le ministre Roger Félix Adom, chargé de l’Economie numérique, des télécommunications et de l’innovation de Côte d’Ivoire, les questions relatives à la cybersécurité représentent de plus en plus de défis ; « il apparaît donc indispensable d’identifier les risques que cela fait peser sur nos économies », a affirmé le représentant de l’Exécutif, lors de la première édition du Cyber Africa Forum (Caf), organisé à Abidjan par Cyber Obs, en partenariat avec le Forum international de la cybersécurité.

Le ministre ivoirien a également rappelé le cadre légal et organisationnel mis en place par la Côte d’Ivoire pour sécuriser son cyber espace, protéger la croissance et faire de son territoire une place de confiance. Il s’agit, entre autres, de la loi sur la lutte contre la cybercriminalité, la loi sur la protection des données à caractère personnel et la loi sur les transactions électroniques.

A cet arsenal juridique, s’ajoutent la création de la Direction de l’informatique et des traces technologiques (Ditt) dont dépend la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (Plcc) ; le renforcement des prérogatives du Centre ivoirien de réponse aux incidents informatiques (Ci-Cert) ; l’adhésion de la Côte d’Ivoire à la convention de Budapest ; et la création de l’Ecole africaine des technologies de l’information et de la communication (Esactic) qui forme chaque année 170 ingénieurs parmi lesquels des majors en cybersécurité.

Au cours de forum, Roger Félix Adom participait à la plénière d’ouverture avec son homologue guinéen Saïd Oumar Koulibaly, chargé des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique, et Philippe Wang, vice-président exécutif de Huawei Northern Africa.

« Bétonner la sécurité »

« L’économie numérique est basée sur la souveraineté numérique ; au cœur de ce sujet il y a la sécurité numérique, et Huawei aimerait y contribuer davantage, en tant qu’acteur interactif pour la transformation digitale de ce continent », a déclaré Philippe Wang.

Face à des centaines de chefs d’entreprises et institutionnels, le cadre de Huawei a encouragé tout l’écosystème de l’économie numérique à travailler pour la sécurité de leurs Etats.

« Huawei a son savoir-faire au niveau de la gouvernance, de la formation, de l’innovation dans tous les domaines, pour accompagner les Etats et transférer le savoir-faire à nos partenaires pour bétonner la sécurité qui est capitale à la réussite de l’économie numérique de ce continent ; nous avons donc notre capacité à partager et notre responsabilité à assumer », a poursuivi M. Wang. Il a ensuite révélé que l’opérateur chinois investit 10 % de son chiffre d’affaires dans la Recherche & Développement, ce qui fait 10 milliards de dollars, dont 5 % sont injectés dans la sécurité.

En Afrique, 4 milliards de dollars perdus en 2020

Commissaire général du Cyber Africa Forum, Franck Kié s’est félicité de la participation de la Cedeao à ce rendez-vous dont le but est de déboucher sur des avancées concrètes, tant en matière de régulation qu’en matière de stratégie des organisations pour lutter contre la cybercriminalité.

Un phénomène qui a coûté, selon le commissaire général, 4 milliards de dollars à l’Afrique en 2020. L’intérêt des cybercriminels pour le continent ne faisant que croître, il importe de sensibiliser les populations, les Etats et les organisations africaines aux enjeux de sécurité informatique.

« Il y va du développement du continent », a déclaré Franck Kié.

Anselme Akéko, Abidjan

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