Influence présumée de la dernière présidentielle américaine par la Russie : les géants du Web confortent Washington

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Vladimir Poutine, président de la Russie.

(CIO Mag) – On n’en a toujours pas fini avec les accusations de piratage – et d’influence plus généralement – de la dernière campagne présidentielle américaine par la Russie. Alors que les Etats-Unis mènent plusieurs enquêtes pour élucider l’affaire, voilà que Google reconnait avoir encaissé  » plusieurs dizaines de milliers de dollars  » versés par des utilisateurs pour tenter d’influencer l’issue du scrutin de novembre dernier. La société américaine annonce avoir lancé une enquête sur cette sponsorisation de contenus qui se trouvaient sur des plateformes comme Gmail, Youtube, Google Search et l’ensemble du réseau de Double Click comme le rapporte le site internet du Figaro. Il faut surtout noter qu’il n’y a pas que Google qui est sous pression.

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Depuis l’éclatement du scandale, des entreprises aussi diverses que Facebook, Twitter ou encore Reddit ont été amenées à s’expliquer sur cette campagne d’influence attribuée au Kremlin. Après avoir longtemps démenti, le patron de Facebook a finalement reconnu le 06 septembre dernier, que des Russes avaient acheté des publicités sur sa plateforme, d’où les excuses faites aux autorités américaines par Mark Zuckerberg. Le chef de la sécurité de l’entreprise donne une idée de l’ampleur des manœuvres. D’après Alex Stamos, 470 comptes et pages potentiellement faux ont dû verser 100.000 dollars pour publier dans le dessein d’influencer l’opinion.

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Aux Etats-Unis, une loi fédérale et des règles de la commission électorale fédérale interdisent aux ressortissants étrangers de débourser de l’argent pour peser sur une élection sur le territoire et peu en importe le type. Une mesure qui concerne également les gouvernements étrangers. Les récalcitrants risquent des sanctions et des poursuites pénales s’ils enfreignent sciemment la loi. Mais de l’avis du Figaro, il est peu probable que l’enquête lancée par les Etats-Unis aboutisse à un procès contre la Russie de Vladimir Poutine d’autant plus que cette dernière a toujours rejeté en bloc les accusations.

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Il se pourrait en revanche que la prise de conscience des réseaux sociaux concernant l’ampleur de l’affaire aide à faire bouger les lignes. Déjà de son côté, Facebook signale que plusieurs indices accréditent la thèse d’une appartenance des faux comptes à une même compagnie connue sous le nom de l’Internet Research Agency qui a pignon sur rue à Saint Petersbourg. Une société qui employait en 2013 près de 600 personnes en Russie. Et les autres informations que l’on dispose de cette organisation jettent plutôt le trouble. Le New York Times révèle que l’Internet Research Agency aurait tenté notamment de diffuser en 2014 de fausses informations sur des fuites chimiques liées à l’ouragan Katrina simplement pour semer le chaos dans l’opinion.

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