Kenya : la Commission électorale dément les accusations de piratage de l’opposant Odinga

1
173
Raila Odinga, arrivé 2e selon les premiers résultats.

(CIO Mag) – Le candidat malheureux à la dernière présidentielle kenyane invoquait un piratage qui a affecté « la crédibilité de cette élection » pour justifier sa défaite. Il n’en est rien d’après la commission électorale nationale autonome. A en croire la Cena, ce sont des accusations qui sont loin d’être fondées puisque tout simplement ne se basant sur aucun fait concret. Raila Odinga avait annoncé mardi dernier que des pirates avaient accédé au système électronique de la Commission électorale au moyen de codes d’accès d’un des responsables, Chris Msando, retrouvé mort à une semaine du scrutin. Les premiers résultats rendus publics font état d’une victoire du Chef de l’Etat en poste, Uhuru Kenyatta, 54,32 % contre 44,80 % pour Raila Odinga.

Sur le terrain, c’est la peur avant la proclamation des résultats globaux. Au moins, deux partisans de Odinga ont péri dans les manifestations. L’opposition qui crie déjà victoire demande au président sortant Uhuru Kenyatta de reconnaitre sa défaite et de proclamer la victoire de son suivant. Au Kenya, l’inquiétude est d’autant plus grande que le souvenir des événements de 2007 sont encore frais dans les esprits. Cette année-là, pas moins de 1100 personnes ont été tuées et plus de 600.000 poussés au déplacement dans un pays pourtant connu, jadis, pour sa stabilité. Jamais, dans son histoire, le pays n’avait connu une tragédie plus grande. Pour éviter que de telles atrocités ne se reproduisent, l’ancien Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, demandé aux dirigeants kenyans de prendre leurs responsabilités, mais Monsieur Odinga lui a rétorqué « ne pas contrôler le peuple », une sortie vue comme annonciatrice d’une nouvelle tension meurtrière.

1 commentaire

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here