La BAD et l’AIMS s’unissent pour tirer parti de l’intelligence artificielle

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Signature de partenariat entre Thierry Zomahoun, Pdg de l'AIMS, et Jennifer Blanke, vice-présidente à l'Agriculture et au Développement humain de la BAD. Objectif ? Permettre à l'Afrique de tirer parti de l'intelligence artificielle et d'autres technologies qui vont servir au secteur privé.

(CIO Mag) – La Banque africaine de développement (BAD) et l’Institut panafricain des sciences mathématiques (AIMS) ont procédé lundi 15 juillet, à Abidjan, à la signature d’un partenariat pour renforcer l’éducation, la formation et la recherche dans les mathématiques en Afrique, afin de tirer parti de l’intelligence artificielle et d’autres technologies qui vont servir les industries du continent.

L’AIMS, qui a déjà lancé en 2018 un master en intelligence artificielle, fonde beaucoup d’espoir dans ce partenariat dont la mise en œuvre permettra à l’Afrique de sortir du wagon de la consommation et se positionner en créateur de la technologie d’aujourd’hui et de demain. C’est en tous cas ce qu’espère Thierry Zomahoun, Pdg de l’AIMS.

« L’Afrique ne peut pas rester en retrait pendant que les autres imaginent la technologie et que nous en sommes les consommateurs. Si nous voulons tirer parti de l’intelligence artificielle et d’autres technologies de pointe et rivaliser à l’échelle mondiale, nous devons former les chercheurs et les ingénieurs qui créent les équations et algorithmes à l’origine des technologies transformatrices. »

Ce protocole d’accord entre la BAD et l’AIMS pose les bases de la collaboration entre les deux institutions en matière de recherche et d’innovation mathématique avancée dans les domaines clés des enjeux de développement du continent. Il permettra également de faciliter la conception et la mise en œuvre de projets transformateurs, de nouveaux programmes, et une collaboration approfondie lors d’événements relatifs aux sciences et technologies.

Depuis sa création il y a seize ans, l’AIMS a diplômé d’un master en sciences mathématiques près de 2 000 étudiants dont 32 % de femmes. La moitié travaille dans les dix domaines essentiels que sont l’éducation, les TIC, la science des données, l’ingénierie, la finance et les statistiques, les échanges internationaux, le commerce, l’énergie et l’entreprenariat.

C’est donc à juste titre que la vice-présidente à l’Agriculture et au Développement humain de la BAD, Jennifer Blanke, a salué cet accord avec l’AIMS. S’exprimant à ce propos, elle a parlé d’un « partenariat solide » qui fera la promotion des mathématiques au profit du secteur privé.

Anselme AKEKO, Abidjan

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