« L’Afrique Excelle », les startups africaines francophones le démontrent

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Des startups béninoises échangeant ici avec la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soule Zoumarou (au centre), le mercredi 14 mars 2018, dans le cadre du hackathon IT Forum Bénin organisé par CIO Mag et ses partenaires. (Archive CIO Mag)

Les startups d’Afrique francophone sont à l’honneur. 20 d’entre elles ont été présélectionnées pour un programme concocté sur mesure.

(CIO Mag) – La Banque mondiale compte sur les startups du continent pour transformer cette croissance et la rendre inclusive pour les économies locales. Du 24 au 30 mars prochain au Mali, 20 startups francophones bénéficieront d’une semaine de formations en compagnie des meilleurs spécialistes de la Tech et de quelques investisseurs qui viendront pour l’occasion. « Nous avons sélectionné des startups qui avaient déjà un fort impact dans les pays d’implantation avec un chiffre d’affaires positif et solide », explique la Banque mondiale dans un communiqué. Parmi les startups sélectionnées, on retrouve Lifi led, spécialisée dans les technologies propres, présente en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Liberia et à Madagascar.

La Banque mondiale pousse derrière les startups africaines francophones

A l’issue de cette formation intensive, les startups continueront d’être suivies par la Banque mondiale. « A l’issue du Sommet des investisseurs d’Afrique francophone, nous allons retenir 10 entreprises qui viendront lors de la deuxième quinzaine de mai en France à l’occasion de VivaTech et d’Afrobytes », explique la Banque mondiale. Selon l’institution, cela devrait permettre aux startups de pitcher devant d’éventuels investisseurs internationaux.  A l’issue de ces sélections et formations, et « grâce à la participation d’investisseurs africains de premier plan, L’Afrique Excelle aidera ces startups à lever des fonds compris entre 250.000 et 5 millions de dollars », précise la Banque mondiale .

L’Afrique monte en gamme

S’il est apparent que l’Afrique lève davantage de fonds auprès des investisseurs atteignant la barre des 560 millions d’euros selon Partech Africa, des disparités existent cependant sur le continent. Près de 80% de ces fonds sont levés par des startups issues de pays anglophones. Parmi les exceptions, on retrouve la sénégalaise Fatoumata Ba, co-fondatrice de Jumia, qui a levé près d’un million d’euros avec sa plateforme Janngo chargée de faciliter le quotidien des PME et des consommateurs africains par la tech. « Je vis toujours avec un sentiment d’urgence. L’Afrique ne représente aujourd’hui que 3% du marché mondial de l’e-commerce. Alors que dans trente ans, nous serons près de 2 milliards d’Africains », explique-t-elle.

Rudy Casbi

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