Le SIPEN, un espace d’expression autour des solutions technologiques

Au Sénégal, l’Organisation des professionnels des TIC (OPTIC) tient son 5ème Salon international des professionnels du numérique (SIPEN) sous forme digitale les 23 et 24 septembre 2021. Pour cette édition portant sur « IA : enjeux pour le Sénégal et l’Afrique », avatars et salles virtuelles sont de mise.

(CIO Mag) – Une fois encore, ce grand salon sur l’économie numérique reste en phase avec sa vision. Celle de partager les enjeux, opportunités et innovations du numérique et de permettre aux membres de nouer des partenariats en offrant des conseils personnalisés, des retours d’expériences et des bonnes pratiques. En véritable espace d’expression de besoins pour leur résolution via des solutions technologiques, le Sipen réunit pendant deux jours, des décideurs IT, DSI, RSSI, des experts nationaux et internationaux sur la monétique, l’IA, les Réseaux et Télécom, le big data, les solutions cloud, etc.

« En choisissant d’aborder l’IA, l’OPTIC nous invite à un voyage pour réfléchir ensemble aux grandes mutations engendrées par cette technologie », évoque Mohamadou Diallo, fondateur de CIO Mag et modérateur de la cérémonie d’ouverture. Pour la structure organisatrice représentée par son Président, Antoine Ngom : « notre combat commun, c’est la promotion du leadership du Sénégal dans le secteur du numérique. Nous voulons faire du pays, une référence en la matière. Notre rêve d’organiser un salon immersif, virtualisé et augmenté est devenu réalité. C’est une première en Afrique et nous ouvrons ainsi une nouvelle page de l’ère numérique. »

Les participants représentés par des avatars assistent au Salon dans la salle virtuelle

Ce type de salon est en effet une première en Afrique et présente une réelle innovation. Les participants ont des avatars qui se baladent dans les salles comme s’il s’agissait d’une conférence physique et ont par exemple la possibilité d’ovationner les intervenants. Au terme de ce salon, l’espoir pour Antoine Ngom réside dans la mise en place d’une stratégie nationale pour le développement de l’IA, afin de mieux adresser les problématiques des populations. Julien Alain Thureau, de la Société financière internationale (IFC) est formel : « L’IA est incontournable aujourd’hui, pour promouvoir une prospérité partagée et mettre un terme à la pauvreté. »

Secteurs d’application de l’IA

A travers ce cadre d’échanges, le Salon international des professionnels du numérique aborde l’IA comme un sujet dont l’impact deviendra de plus en plus palpable. « Nous assistons à un événement historique, se réjouit Yankhoba Diattara, ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications. L’Afrique et le Sénégal doivent promouvoir l’utilisation responsable de l’IA pour adresser les ODD. Il faut avoir une vision claire et travailler en synergie pour élaborer des stratégies d’utilisation des technologies qui seront inclusifs et favorables à tous. » Ainsi a-t-il procédé au lancement du Salon.

Au cours du Keynote de Moustapha Cissé

Dans son keynote, Moustapha Cissé, directeur du Centre de recherche en IA de Google basé au Ghana, a exposé les applications de l’IA et ses opportunités pour les populations et l’écosystème TIC en Afrique. « L’IA ou machine learning va permettre de transformer tous les secteurs, de la santé à l’éducation. Les challenges d’aujourd’hui peuvent être solutionnés grâce à l’IA. Pour une technologie aussi fondamentale, il est important que tous les challenges locaux soient pris en compte dans son avancée. »

Comment l’IA peut impacter les populations et le continent ? « Nous pouvons utiliser des algorithmes d’IA pour améliorer la compréhension des populations et adresser les ODD, réagit Moustapha Cissé. L’utilisation de l’IA peut aider à compenser la rareté des experts et améliorer les secteurs des politiques publiques. Les opportunités d’utiliser l’IA sont nombreuses : estimer la population, mieux comprendre l’environnement, améliorer l’adressage, généraliser des statistiques pertinentes pour les agences dédiées, etc. » L’Afrique est désormais consciente de l’utilité des technologies numériques pour son développement. Mais la seconde paire de manche demeure sa mise leur appropriation et mise en œuvre effective.

Michaël Tchokpodo, Camille Dubruelh

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