Métavers, Buzzword ou véritable révolution ?

  • Par CIO MAG
  • 4 octobre 2022
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Le 28 octobre 2021, Mark Zuckerberg, Fondateur de Facebook, annonçait le changement de nom de son groupe en “Meta” et son ambition d’en faire un acteur majeur de la nouvelle génération d’internet : les métavers. Ces espaces virtuels immersifs et persistants dans lesquels nous nous plongerons, offriront des expériences nouvelles et illimitées s’affranchissant des contraintes du monde physique.

Inspiré des romans de l’auteur de science-fiction, Neals Stephenson, les métavers nécessitent la mise en place d’un nouvel écosystème technologique, de nouveaux langages de communication permettant l’interopérabilité et d’une puissance de calcul phénoménale. Toutes les révolutions sont passées systématiquement par 3 étapes : Ridicule puis Dangereux pour devenir ensuite Évident.

Pure fantaisie ou future évidence, les avis sont partagés et les débats houleux. La 7ème JTN (Journée de la Transition Numérique) organisée par l’association eFutura, association professionnelle du document et de la data regroupant et fédérant les acteurs de la gestion de contenu dans la transition numérique, sera dédiée à cet “internet du futur”.

Les acteurs de l’innovation technologique mobilisent leurs ressources humaines et financières autour de la concrétisation des écosystèmes technologiques et économiques de demain. Se positionner au centre de ces futurs écosystèmes est un enjeu majeur d’une nouvelle forme d’intermédiation créatrice de valeur.

Blockchain, NFT, crypto-monnaies, réalité augmentée, réalité virtuelle, avatars, NLP, casques de réalité virtuelle, lunettes de réalité augmentée, systèmes d’exploitation, langages permettant l’interopérabilité, puissance de calcul … les défis sont innombrables.

Le digital, une industrie fortement consommatrice de ressources

Au-delà des enjeux technologiques, le succès des Métavers ne saurait exister sans l’invention de cas d’usage favorisant l’adoption par le plus grand nombre. Le web 3 saura-t-il s’affranchir du gaming pour inventer des expériences nouvelles tant professionnelles que personnelles et à quelle échéance ?

Ces univers immersifs font apparaître des sujets majeurs de préoccupation. Quels impacts sur l’être humain, sur l’addiction à des expériences s’appuyant sur un registre émotionnel fort ? Quels usages par les plateformes des données personnelles d’émotions, de comportement ? Quelles conséquences d’un écosystème décentralisé sur le rôle de régulateur des états-nations ? Quelles réglementations, justice, police ?

Le digital est une industrie fortement consommatrice de ressources et d’énergie qui dans un monde fini ne saurait s’affranchir de ces préoccupations. Un enjeu majeur.

Cette 7ème Journée de la Transition Numérique se veut la modeste héritière des salons littéraires du siècle des Lumières où savants, philosophes, artistes se réunissaient pour partager et débattre sur des idées nouvelles.

Programme de la 7ème Journée de la Transition Numérique

Cette 7ème JTN tentera de décrypter, à l’aide d’invités de renom, les technologies, les écosystèmes, les usages mais aussi les conséquences sociales, sociétales, environnementales, juridiques de cette révolution annoncée.

La Journée de la Transition Numérique se déroulera le 27 octobre 2022 de 10h à 17h à l’hôtel Bedford, à Paris, et se composera de deux tables rondes. La première portera sur : “Métavers : De la technologie aux usages” et aura comme intervenants : Frédéric Cavazza, Consultant et conférencier en transformation digitale, auteur de « Social business », Laurent Gayard, Enseignant, Auteur de « Comprendre les NFT et les Métavers », François-Gabriel Roussel, Chercheur à l’Université Sorbonne Nouvelle, auteur de « Les Mondes virtuels : Panorama et Perspectives » et Bertrand Wolff, CEO Antilogy, co-fondateur Le Pavillon. Co-auteur de « Former avec la réalité virtuelle ».

Le thème de la seconde table ronde sera : “Métavers : des enjeux sociaux et humains”. Elle aura pour intervenants : Fanny Georges, Sémiologue, Maître de conférence à l’Université Sorbonne Nouvelle, co-auteure de « les humanités numériques, quelles définitions ? », Dominique Boullier, Professeur des Universités en sociologie à l’IEP Paris (Sciences Po), chercheur au CEE. Auteur de « Comment sortir de l’emprise des réseaux sociaux ? », Karima Ben Abdelmalek, Présidente de l’ADIJ (Association pour le Développement de l’Informatique Juridique), CEO de Happn et d’Anne-Sophie Moreau, Rédactrice en Chef – Philonomist.