Migration vers la TNT : les précisions de Brazzaville aux opérateurs de diffusion

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Vue des opérateurs de téléphonie mobile et les promoteurs des télédistributions au Congo.

Basculer de l’analogie vers le numérique, c’est le sens à donner à la communication qu’a faite le Président du Conseil Supérieur de la liberté de Communication (CSLC), Philippe Mvouo, au cours d’un échange avec les opérateurs des radios, télés et de téléphonie mobile, le jeudi 16 février 2017 à Brazzaville.

Au regard du nouveau paysage audiovisuel, le Conseil Supérieur de la liberté de Communication (CSLC) conformément à ses missions n’attribuera les fréquences numériques de télévisions qu’aux opérateurs de diffusion qui en remplissent les conditions.

(CIO Mag) – Dans son intervention, le président du Conseil Supérieur de la liberté de Communication a mentionné que le Congo avait ratifié l’accord de Genève 2006 (GE-06), suite à la conférence organisée par l’Union Africaine des Télécommunications (UAT), en relation avec l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), pour préparer les conditions de migration vers la TNT. C’est la conférence mondiale des radiocommunications de 2015 (CMR-15) qui a adopté le nouvel accord et le plan de fréquences associé pour la télévision hertzienne numérique terrestre.
Au plan national, plusieurs initiatives avaient été entreprises pour mener à bien la transition de la radiodiffusion télévisuelle analogique terrestre vers la diffusion numérique. Malheureusement, la République du Congo n’a pas fait cette transition à la date indiquée, a dit Christian Kibembe, haut conseiller technique au CSLC.

Le haut conseiller a énuméré des conséquences que le pays devait assumer : non-respect des recommandations de l’UIT, problèmes d’interférences entre les différentes chaines de Brazzaville, brouillage des programmes avec les pays voisins, notamment la République Démocratique du Congo (RDC), le cas de la DRTV (Digital Radio and Télévision), etc.

Les fréquences analogiques qui ont été attribuées aux opérateurs seront retirées et remplacées par des nouvelles fréquences conformes au nouveau paysage médiatique, a précisé Mr Jean Mangyli, technicien au CSLC.
Le président du conseil a souligné qu’au plan technique, le dividende numérique servira au développement des réseaux de téléphonie mobile à large bande ; il a également donné quelques avantages que présente une diffusion numérique par rapport à la diffusion analogique : la possibilité d’émettre plusieurs programmes simultanément dans un même canal, à la différence de la diffusion analogique qui n’accepte que la diffusion d’un seul programme sur le canal, la qualité considérablement améliorée des signaux.

Le président du conseil n’a pas manqué d’énumérer les services qu’offre le numérique en termes de création d’emploi tels que l’éditeur de contenu des programmes, dont le rôle se limite à la production des programmes ; le transporteur, qui est chargé d’acheminer les signaux des éditeurs vers le multiplexeur ; le multiplexeur, qui assemble les signaux provenant de plusieurs éditeurs pour les placer dans un même canal ; le diffuseur qui se charge de la mise en onde des signaux multiplexés.

Les promoteurs des entreprises de presse et les opérateurs de téléphonie mobile doivent se conformer aux exigences du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication le plus vite possible pour éviter la rupture. Tel était le mot de la fin du président de CSLC pour sensibiliser les opérateurs évoluant dans le secteur de la téléphonie mobile et du numérique sur les nouveaux défis de TNT pour une gestion rationnelle des radios et télévisions en République du Congo.

Pross Ferdy, Brazzaville – Congo

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