Patrick M’bengue au sujet de l’ADMA : « Ce programme permettra de révéler les talents cachés et de valoriser leur excellence »

Patrick M'bengue, PCA du Groupement des Opérateurs du Secteur des Technologies de l'Information et de la Communication de Côte d'Ivoire et représentant du patronat ivoirien à l'ADMA

La 1re édition de l’Africa Digital Manager Award « ADMA 2021 » organisée par le groupe Inetum tire vers sa fin. Au mois de mai, les trois gagnants du concours seront annoncés à l’École Centrale Casablanca devant un jury composé des membres du patronat de différents pays africains. Parmi eux, Patrick M’bengue, représentant le patronat ivoirien, témoigne de la valorisation du capital humain à l’échelle africaine via ce programme.

Propos recueillis par Michaël Tchokpodo

CIO Mag : L’Africa Digital Management Award (ADMA) est un challenge visant à mettre en lumière des talents et projets en matière de stratégie digitale en Afrique. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Patrick M’bengue : Le digital est au cœur de notre nouveau logiciel de développement en Afrique. Beaucoup de projets à fort impact ont été mis en œuvre par des acteurs dans plusieurs chaînes de valeur qui vont modifier leur trajectoire de développement. Ces acteurs méritent d’être magnifiés. Et pour le patronat de Côte d’Ivoire que je représente dans ce jury, la promotion de ces talents locaux porteurs de projet revêt une importance capitale, pour accélérer le développement et la transformation de nos secteurs d’activité.

Quel regard portez-vous sur l’évolution des talents et des compétences africains ?

L’Afrique a besoin de talents dans plusieurs domaines du digital et de l’Innovation à mettre en perspective. Des talents et des compétences existent partout sur le terrain, insuffisamment mis sous les projecteurs, mais nos besoins sont énormes et il faut massifier nos dispositifs pour générer encore plus de talents.

« Ces plateformes comme l’ADMA sont nécessaires et non suffisantes pour upgrader le potentiel des talents en Afrique. »

Rétention des talents existants par une meilleure valorisation de leur situation, multiplication de clusters d’innovation pour exploiter notre potentiel créatif, synergies et coopérations entre nos écosystèmes créatifs pays nous paraissent être des pistes à explorer pour doter l’Afrique du capital humain nécessaire pour booster notre développement.

Selon vous, qu’est-ce que ce concours pourrait apporter de plus aux managers sélectionnés ?

Une meilleure visibilité et un encouragement à persévérer pour les lauréats. Mais surtout, une émulation au niveau régional pour booster plus de projets impactants, révéler les talents cachés et valoriser leur excellence.

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