Sénégal : Facebook et le cadre unitaire de l’islam sensibilisent sur les codes de conduite dans les réseaux sociaux

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Au milieu, Aida Ndiaye, responsable Afrique francophone des politiques publiques de Facebook.

Tout est parti d’un constat ; les réseaux sociaux sont des tribunes d’échanges, de partage d’information. Mais souvent, une mauvaise utilisation peut conduire à des dérives et autres conséquences. Pour le cadre unitaire de l’islam au Sénégal, il faut multiplier les efforts pour combattre les discours violents et promouvoir la paix et le vivre ensemble. Facebook adhère à cette initiative.

(CIO Mag) – Á l’ère du numérique et de la démocratisation de l’utilisation des réseaux et médias sociaux, les codes traditionnels de communication se voient désormais bousculés. Facebook, Twitter, Instagram, YouTube, entre autres, sont devenus des théâtres de dialogue, de découverte, de débats contradictoires mais aussi d’affrontements et de violences.

C’est dans ce contexte que le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal (CUDIS) en partenariat avec Facebook, organise un atelier de sensibilisation sur les codes de conduite dans les réseaux sociaux. Il s’agira d’une réflexion pour mieux utiliser ces plateformes dans le but de combattre les discours de haine, promouvoir la paix et l’engagement civique pour un meilleur vivre ensemble.

Cette rencontre de réflexion sur l’utilisation des réseaux sociaux et qui entre dans une perspective de promotion de la paix au Sénégal est prévue le 21 janvier 2019 et devra se poursuivre.

« En cette période de préparation d’une élection présidentielle, mettre en exergue une utilisation des réseaux sociaux pour un débat politique sain qui respecte l’appartenance religieuse, ethnique des uns et des autres est fondamental pour garantir la paix et la cohésion sociale », selon un communiqué publié dans un contexte pré-électoral ou des fake news cherchant à dénigrer et salir l’image de certains leaders circulent sur les réseaux sociaux.

Programme de vérification des faits de Facebook 

Le 6 novembre 2018, Facebook a annoncé l’introduction de la vérification d’information par des organisations tierces (Third Party Fact Checking) au Sénégal. Cet outil permet une évaluation de l’authenticité des actualités afin de lutter contre la propagation des Fake News (fausses informations), d’améliorer la qualité du contenu accessible aux utilisateurs à travers la plateforme.

Le programme a été lancé en collaboration avec deux partenaires : Africa Check, la première organisation de Fact-checking indépendante en Afrique, et l’AFP (Agence France Presse). Il est essentiellement basé sur le feedback (avis et remarques) de sa communauté, de même que sur les nombreux indicateurs dont Facebook se sert afin de signaler d’éventuelles fausses informations aux Fact-checkers.

Les articles, y compris les photos et vidéos publiés localement seront soumis à une vérification. Une fois qu’une publication sera identifiée en tant que fake news par l’une des organisations chargée de la vérification des faits, Facebook affichera celle-ci plus bas dans le fil d’actualité, et mentionnera que l’information est contestée, permettant ainsi de réduire considérablement  sa diffusion.

La session de sensibilisation, rappellent les initiateurs, sera l’occasion de discuter des politiques de Facebook en termes de publications de contenu abusif ainsi que les opportunités d’utilisation des réseaux sociaux comme outil d’engagement civique.

Joe Marone, Sénégal

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