Sénégal : les premiers financements de la Délégation à l’Entrepreneuriat Rapide annoncés pour début août

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A droite, Papa Amadou Sarr, délégué général à l'entrepreneuriat rapide pour les femmes et les jeunes lors de la première édition de "La D.E.R à l'écoute" à Dakar.

(CIO Mag) – Annoncée par le président de la République lors du conseil des ministres tenu le mercredi 13 septembre 2017, la Délégation à l’entrepreneuriat rapide pour les femmes et les jeunes (DER) s’est mise au travail. « Nous avons pu récolter environ 140.000 dossiers sur l’ensemble du territoire national, soit l’équivalent, au bas mot, de 100 milliards de francs CFA », annonce le délégué général. Selon lui, la saisie, le traitement et l’analyse des premières demandes de financement reçues ont déjà démarré. D’ailleurs, devant les start-up et les responsables de fonds d’investissement la semaine dernière à Dakar, Papa Amadou Sarr avait promis que la première cohorte des bénéficiaires va être connue dès la première semaine du mois d’août.

Une politique de financement bien définie

La structure qui a pu développer ses propres outils d’analyse et de scoring a plusieurs guichets selon la spécificité de l’entreprise candidate à un octroi de financement. « Nous avons le guichet le plus facile d’accès qui s’appelle Autonomisation économique, qui correspondent à des enveloppes de 10.000 à 500.000 francs avec des conditions d’accès allégées, sans garantie et sans apport, le guichet Financement de l’entreprise qui est entre 500.000 et 5 millions de francs ; nous avons aussi le Financement des chaînes de valeur qui peut aller jusqu’à 200 millions de francs », détaille l’ancien directeur du secteur financier et de la compétitivité, qui explique que ce dernier guichet concerne des filières comme l’anacarde, l’horticulture et la mangue.

Un incubateur dans le dispositif de la D.E.R pour encadrer l’innovation

Le titulaire d’un master en économie du développement et son équipe apportent par ailleurs des services non financiers aux jeunes et aux femmes qui occupent une bonne place dans la politique gouvernementale. C’est ainsi qu’un nouvel incubateur, à côté de ceux qui existent déjà tels que le CTIC Dakar, va être mis sur pied à Mermoz, dans la capitale sénégalaise pour « avoir une infrastructure neuve et suréquipée avec tout ce qu’il faut en termes de développement technologique comme l’intelligence artificielle, la Blockchain ou encore le Big Data ». L’idée, à en croire M. Sarr, c’est d’arriver à mettre au point une infrastructure de qualité pour prendre en charge et encadrer l’innovation dans un pays où les start-up se multiplient avec des applications de rupture dans tous les secteurs.

Le fonds d’un milliard promis aux start-up numériques pourrait être revu à la hausse

Les ressources pour la construction de l’incubateur sont déjà disponibles. Il reste à trouver les principaux partenaires pour la mise en oeuvre. Mais, Papa Amadou Sarr se veut clair : « Nous n’avons pas vocation à gérer un incubateur à long terme ». L’objectif de la D.E.R, à l’en croire, c’est d’en confier la tenue à un privé ou de le cogérer avec lui « sous forme de partenariat public-privé ». En ce qui concerne le financement, le délégué général de la Délégation à l’Entrepreneuriat Rapide annonce que trois milliards de FCFA « sont positionnés » non sans promettre que l’enveloppe d’un milliard qui sera prélevée du fonds dédié à la D.E.R (30 milliards FCFA) que le chef de l’Etat avait promise aux start-up spécialisées dans le digital pourrait être augmentée. A ce propos, Papa Amadou Sarr dit rester ouvert, en fonction de l’importance et de l’ampleur des projets.

Elimane, Dakar

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