Sénégal : passation de service au ministère des télécoms et de l’économie numérique

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Passation de service, mardi 20 septembre, entre Yaya Abdoul Kane (au centre) et Abdoulaye Bibi Baldé (à g.), nouveau ministre des Télécommunications et de l'Economie numérique du Sénégal.

(CIO Mag) – C’est maintenant fait. Yaya Abdoul Kane quitte officiellement le ministère des Télécommunications et de l’Economie numérique du Sénégal au profit de son collègue Abdoulaye Bibi Baldé qui, jusqu’ici, dirigeait le département de l’environnement. La cérémonie de passation de service s’est tenue ce mardi matin en présence de quelques acteurs du secteur. M. Kane a dressé un bilan élogieux de son magistère. « Je quitte ce ministère avec un sentiment du devoir accompli puisque, je peux dire Dieu merci, nous avons quand même fait un bilan remarquable dans ce département », explique-t-il. Entre autres, il cite la stratégie Sénégal Numérique 2025 « qui était une attente des acteurs du secteur » et adoptée depuis; les modifications du code des télécommunications pour l’allègement de la procédure liée aux Fournisseurs d’Accès à Internet ; le recrutement de trois nouveaux opérateurs mobiles virtuels (MVNO).

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Mais bien sûr, tous les vœux n’ont pas été réalisés. Le désormais ex-ministre des Postes et Télécommunications dit avoir lancé d’autres chantiers comme l’actualisation du cadre juridique et réglementaire du secteur des télécommunications. Interpellé sur la modicité du budget alloué à son département, Yaya Abdoul Kane le reconnait sans peine. Il confesse d’ailleurs qu’on avait « trouvé un ministère quand même dépourvu de ressources, mais aussi dépossédé de l’essentiel de ses missions à cause d’une floraison de structures qui font à peu près la même chose ». Il se félicite toutefois que l’expression « économie numérique » ait été ajoutée à la dénomination du département pour en faire un ministère plein et qui est conscient des enjeux de l’heure. Son successeur, Abdoulaye Bibi Baldé, reconnait que ces difficultés existent et promet de travailler davantage avec le privé parce que, selon lui, « le ministère ne doit pas compter seulement sur l’Etat pour ce qui est de ses ressources ».

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