Sommet LexAfrika au Sénégal : les business model des entreprises en question

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Rivolala Ratsimandresy, co-fondateur de l'accélérateur RDE.

(CIO Mag) – Le premier sommet international de la legaltech LexAfriKa qui a pour vocation la fourniture d’actes juridiques au profit des entrepreneursba démarré ce vendredi à Saly Portudal, au Sénégal. Pour la première journée, les participants ont beaucoup échangé sur les modèles d’affaires des entreprises de commerce électronique. Le co-fondateur de l’accélérateur RDE, Rivolala Ratsimandresy, n’est pas allé par quatre chemins. A l’en croire, certains modèles, parce que importés d’Europe, sont mal adaptés au contexte africain, et ce qu’il en résulte, c’est souvent beaucoup de déception. Il a donné le cas de Jumia. Ce Malgache établi au Sénégal estime que malgré le fait qu’elle ait pu lever 200 millions de dollars auprès de géants du secteur, la société de commerce en ligne n’a pas eu de succès.  » 5 ans après, c’est la catastrophe « , analyse le spécialiste qui dit constater que les produits offerts en magasin sont moins chers que ceux qu’on peut acheter sur le site de Jumia. Rivolala Ratsimandresy a aussi posé par ailleurs le problème de l’inadéquation des stratégies marketing. Il dit noter que beaucoup privilégient les modèles  » en ligne  » alors que tous les clients potentiels ne sont pas forcément connectés. D’où la nécessité, de son avis, à aller à la rencontrer des gens, faire le porte-à-porte ou mettre en avant d’autres méthodes. Et en cela, il a été rejoint par le CEO de WeCashUp qui mise beaucoup sur les selfies pour faire passer ses messages. Cédric Atangana assure n’avoir jamais dépensé le moindre centime pour investir dans le marketing pour une API universelle de Mobile Money qui compte aujourd’hui 5000 clients dont Air France, Google ou encore Facebook.

Les travaux ont également été axés sur l’intelligence artificielle. Pour beaucoup de spécialistes, c’est une fausse idée de penser que cette technologie va faire disparaître les emplois. Momar Diop, le fondateur de la société ADN spécialisée dans le conseil digital bat en brèche cette idée régulièrement reprise dans les débats. Selon lui, c’est plutôt le contraire puisque l’intelligence artificielle engendre d’autres types de postes qui peuvent absorber le nombre de chômeurs encore très élevé en Afrique. Monsieur Diop a aussi tempéré l’argument qui consiste à dire que l’intelligence artificielle peut déborder. Pour le patron de ADN, il ne faut pas redouter des effets dévastateurs pour l’homme parce que c’est une technologie créée par l’homme pour prendre en charge ses propres besoins au quotidien. La rencontre organisée par LexAfrika prend fin ce samedi. Au programme, des échanges sur la protections des actifs immatériels, les legaltech pour la sécurisation de l’avenir, les start-up et le droit ou encore la remise du prix LexAfrika. Mais le moment-charnière va être sûrement la mise en ligne de la plateforme digitale dédiée à la fourniture d’actes juridiques par des avocats en Afrique. La plateforme LexAfrika.com qui va sortir le 1er décembre prochain d’après le CEO de la legaltech  » permettra d’être le compagnon juridique des TPE, MPE, la création d’une start-up en quelques clics et d’un environnement structurellement efficace pour les start-up « . Le site se donne trois objectifs : l’automatisation ds actes, aucune intervention humaine sauf pour les actes sur-mesure, la personnalisation des solutions et la facilitation de l’accès à l’avocat.

 

 

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