Togo : la monnaie électronique pour vulgariser l’électricité en zone rurale

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Dispositif d'électrification rurale au Togo.

(CIO Mag) – Au Togo, l’initiative présidentielle « CIZO » (allumer en langue locale) est lancée samedi 2 décembre 2017, cinq mois après son annonce par le président togolais Faure Gnassingbé. Pour atteindre d’ici 5 ans 2 millions de togolais, notamment des élèves, « l’Etat Togolais a créé les conditions favorables à l’investissement privé en développant un réseau national d’agents de distribution de monnaie électronique pour la Poste et la création de cinq académies solaires régionales pour la formation de 2500 techniciens », lit-on dans un communiqué du ministère de l’Economie numérique. La solution proposée par la société BBOXX Capital Togo, filiale en Afrique de l’Ouest de BBOXX prévoit le suivi à distance des kits solaires. A Lomé, l’on rassure que l’initiative CIZO « favorisera l’adoption massive des paiements mobiles dans les zones rurales avec pour conséquence l’inclusion financière des populations.» Le projet dont le but premier est d’améliorer le taux de couverture en électricité sur les cinq prochaines années (passer de 7% à 40%) s’adosse ainsi au numérique pour son implémentation.

Cette stratégie novatrice a convaincu des partenaires financiers comme la Banque Africaine de Développement (BAD) ; l’Union Togolaise de Banques ainsi que le fonds GARI à accompagner le projet. Son implémentation agira sur le développement à la base car, permettra-t-il de doter les populations des zones rurales de kits d’électricité individuels. CIZO mobilisera, en termes d’investissement, 68 milliards de francs CFA sur 5 ans. Il est prévu 9.000 emplois directs.

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Samedi, le président de la République du Togo a donc lancé la première phase opérationnelle du projet à 175km au nord de la capitale. Dans la localité concerné (Awagomè) ; 2500 habitants de la préfecture auront l’électricité par ces kits solaires connectés. Pour eux, ce sera donc la fin du calvaire lié à l’absence d’électricité ; ce qui avait pour entre autres conséquences, l’impossibilité d’utiliser à fond des outils comme le téléphone portable impossible à recharger sur place. Cette population, tout comme celles qui bénéficieront dans le futur de ce projet pourront désormais prétendre utiliser le mobile et d’autres solutions numériques. De quoi confirmer que le développement du numérique passe forcément par le développement du réseau d’énergie.

Souleyman Tobias, Lomé

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