AITEX 2017/Maroc : 200 millions de documents et archives fonciers numérisés d’ici fin 2018

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AITEX 2017/ Vendredi 29 septembre : de g. à d. : Zineb Bennouna, Head innovation departement Lydec-Maroc; Karim Tajmouati, directeur général ANCFCC-Maroc; Alain Ducass, expert en transformation digitale, Energetic-France.

(CIO Mag) – Deux-cent millions de documents immatriculés aux archives de la propriété foncière, du cadastre et de cartographie seront numérisés d’ici fin 2018. «Digitaliser ces fonds documentaires, c’est d’abord sécuriser tous ces documents et permettre aux agents de l’administration de cesser de manipuler des documents juridiques physiques et sensibles, et de travailler sur des bases de données qui sont sécurisées. C’est une évolution importante dans l’organisation du travail, dans la fiabilité et la sécurisation des process », a déclaré le directeur général de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC). Karim Tajmouati a tenu ces propos lors de la deuxième édition du Salon des technologies de l’information (Africa IT Expo | AITEX).

Numérisation du certificat de propriété foncière

La simplification des services délivrés au citoyen et la lutte contre la spoliation foncière ont également conduit l’ANCFCC à dématérialiser la production des certificats de propriété foncière. « A peu près un million et demi de certificats de propriété foncière sont produits annuellement, et pour lesquels les citoyens se déplacent dans les agences de la conservation foncière pour les retirer. A partir de fin octobre-début novembre, ces certificats de propriété seront numérisés, codés électroniquement, signés électroniquement et cachetés électroniquement, et tout citoyen pourra télécharger et produire son certificat de propriété à distance », a expliqué M. Tajmouati au cours du panel « Services au citoyen & rupture numérique : sommes-nous au rendez-vous ? » de l’AITEX 2017.

« Le digital n’est pas une fin en soi »

« Dans cette expérience que je suis en train de conduire, je n’ai trouvé que de l’adhésion. Les topographes ne seront plus préoccupés à traiter les dossiers dans les bureaux. Soixante-dix pour cent de notre temps sera libéré pour aller sur le terrain », s’est-il réjoui, mettant en exergue l’impact du digital sur la requalification de l’organisation de l’ANCFCC et de ses ressources humaines.

« Le produit digital n’est pas une fin en soi, a poursuivi Karim Tajmouati. Ce qui est important, c’est de rendre un service pratique tel que l’usager l’attend. Je suis plus que jamais convaincu que le digital simplifie les services. C’est sans aucun doute le vecteur le plus naturel et le moins coûteux. »

Anselme AKEKO
Envoyé spécial à Casablanca, Maroc
anselme.akeko@cio-mag.com

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