Burundi : la pénétration de la téléphonie mobile évaluée à 67 % au deuxième trimestre 2023 (ARCT)

Le taux de pénétration de la téléphonie mobile était évalué à 67.39% entre avril et juin par l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT). Une augmentation de 4.33% par rapport au premier trimestre de l’année en cours.

(Cio Mag) – La pénétration de la téléphonie mobile a connu une légère augmentation au Burundi. C’est ce qu’annonce l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT) dans son dernier rapport en date qui porte sur les marchés des services de communications, voix, internet et services financiers mobiles entre avril et juin. Dans ce document, le régulateur note que « 8 116 733 Burundais étaient abonnés à la téléphonie mobile » au cours de la période indiquée, soit « une augmentation de 4.33% ». Au cours du premier trimestre (entre janvier et mars), « 7 779 618 Burundais étaient abonnés » à la téléphonie mobile.

Les retombées des initiatives au niveau local

Petit pays situé en Afrique de l’Est, le Burundi a une population estimée à plus de 12 millions habitants. La hausse de la pénétration de la téléphonie dans ce pays est le fruit des efforts étatiques et privés fournis pour construire l’écosystème numérique. « Le Burundi a un réseau à fibre optique la plus dense dans la sous-région suite à la présence de deux opérateurs avec des réseaux nationaux Backbone », se réjouit Bienvenu Irakoze, secrétaire exécutif du SETICS (secrétariat exécutif des TIC), un organe étatique sous la tutelle du ministère des TICS, chargé de coordonner et suivre tous les projets et programmes visant la mise en œuvre de la politique nationale.

L’abonnement à internet en hausse

S’agissant de la pénétration à internet, l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT) précise que le deuxième trimestre de l’année en cours a connu « une augmentation de 2.9% » par rapport au premier trimestre. Entre avril et juin, le taux de pénétration était évalué à « 24.3% contre 23.6% entre janvier et mars », lit-on dans le rapport. Une petite hausse qui augure une bonne suite pour ce secteur. A en croire M. Irakoze, le pays possède « un réseau national à fibre optique (réseau blackbone), implémenté depuis 2010 et donc l’exploitation a commencé en 2013. Il couvre presque toutes les provinces, avec 7 points de présence pour connecter le Burundi avec les pays voisins. Notamment le Rwanda et la Tanzanie », explique-t-il à l’équipe de Cio-Mag.

Pour rappel, l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications est l’organe étatique de suivi et de réglementation des activités des secteurs de communication et des télécommunications. Elle publie chaque année des rapports et autres documents importants sur l’évolution de ces secteurs au Burundi.

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Enock Bulonza

Journaliste spécialisé dans les TIC et la santé. Passionné par les technologies émergentes (IA,  développement full-stack et la blockchain, etc.). En tant que correspondant de Cio-Mag dans la région des Grands lacs africains, je suis chargé de couvrir les développements technologiques et de fournir des informations précises et pertinentes sur ces sujets.

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