CDC Afrique et CcHUB soutiennent les projets technologiques contre le Covid-19

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© France 24

Au Nigeria, les Centres africains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC Afrique) et le Centre de co-création (CcHUB), principal centre d’innovation technologique en Afrique, ont annoncé le 27 mars dernier, un programme de financement et de soutien technique aux projets technologiques visant à freiner le Covid-19.

(CIO Mag) – A l’heure où les populations du monde sont sous le nuage de ce terrible virus, aucun moyen visant à s’en débarrasser n’est ignoré. Surtout pas les moyens technologiques qui, aujourd’hui, semblent être des alliés de poids. De nombreux innovateurs mettent la main à la pâte, et leurs idées intéressent ceux qui se mobilisent pour les soutenir. C’est le cas de quelques centres africains qui ont récemment lancé un appel à projets.

Le premier accord entre CDC Afrique et CcHUB visent les projets innovants qui pourraient bénéficier d’un appui financier allant jusqu’à 5000 dollars.

Ces projets devront être basés sur les langues africaines ciblant la population semi-urbaine et rurale à travers le continent. Ils doivent également contribuer à la désinformation et à catalyser des actions de solidarité en faveur des citoyens, ainsi qu’à la lutte contre la stigmatisation.

Ils sont appelés aussi à fournir des informations critiques approuvées à partir du CDC Afrique, en destination des Africains des régions éloignées à l’aide de messages innovants et culturellement sensibles.

« Cela implique d’éduquer le public et de garantir que les informations factuelles atteignent même les endroits éloignés grâce à des approches telles que les bandes dessinées, l’animation, les illustrations, les infographies, les SMS interactifs, les applications mobiles, etc. », explique un communiqué des organisateurs. Ils précisent que les projets peuvent être concentrés sur un pays africain ou plusieurs pays à travers le continent.

Fake news et désinformations

D’après Benjamin Djoudalbaye, responsable des politiques, de la diplomatie de la santé et de la communication chez CDC Afrique, cette initiative vise à « intensifier les efforts du CDC Afrique pour éduquer le public et faire en sorte que les bonnes informations atteignent même les endroits éloignés du continent afin d’éviter la panique et les désinformations inutiles ».

Du coté de Kigali, au Rwanda, CcHUB collaborera avec des innovateurs dans la fourniture du soutien technique nécessaire, à travers son unité de recherche et de développement interne dénommée CcHUB Design Lab. Il usera de méthodes numériques et non numériques innovantes pour garantir que la messagerie de masse sur le coronavirus atteigne les populations semi-urbaine et rurale à travers l’Afrique.

« Il s’agit d’un moment critique où la technologie en Afrique doit être utilisée de manière intelligente pour assurer une plus large sensibilisation et compréhension des citoyens des stratégies et précautions de réponse au COVID-19 », a ajouté Bosun Tijani, co-fondateur et PDG de CcHUB.

Notons que cette initiative est appuyée par le programme conjoint Union africaine – Coopération allemande sur l’engagement des citoyens et l’utilisation innovante des données pour le développement de l’Afrique (Data-Cipation) mis en œuvre par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).

Concernant le second partenariat, annoncé en mars dernier également, le CcHUB a conclu un partenariat conjoint avec le Lagos State Science Research And Innovation Council (LASRIC) pour soutenir les projets liés à la pandémie.

A Lagos, elle vise à atténuer les problèmes de suivi des contacts, la communication, la chaîne d’approvisionnement pour la livraison des médicaments essentiels, de la nourriture et du matériel de santé.

Pour un projet axé sur Lagos, au Nigéria, LASRIC financera également de nouvelles solutions en accordant une subvention de 1 000 $ à 6 candidats.

En plus du financement de la subvention, l’organisme examinera la solution la plus prometteuse avec l’intention d’investir 12 000 $ dans un billet convertible avec une réclamation de capitaux propres dans de futurs tours de financement possibles. Les modalités de cet investissement de suivi seront décidées au cas par cas.

Aurore Bonny 

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