Censure du Net : RSF met en cause les Etats et les entreprises

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(CIO Mag) – C’est peu de dire que Reporters Sans Frontières est très remonté contre les Etats et les entreprises qui font dans la censure ou préfèrent fermer les yeux pour quelques parts de marché. A l’occasion de la journée mondiale consacrée à la question, l’organisation s’en est vivement prise à certains. C’est le cas de Facebook pour « sa collaboration active avec certains Etats », sa « suppression de contenus journalistiques » et sa « politique opaque de modération des contenus ». L’Europe aussi, malgré sa réputation de terre de liberté est accusée par l’organisation de donner l’impression de faire marche arrière dans la lutte contre les vendeurs de logiciels d’espionnage de censure. Et si le tableau est aussi noir d’après Reporters Sans Frontières, c’est que pouvoirs publics et entreprises ont décidé de fermer les yeux pour du profit. Et le problème ne se passe pas qu’en Occident. Le rapport épingle aussi des pays comme la Thaïlande, la Chine et le Mexique. Du point de vue de RSF, les censeurs font tout pour mâter la liberté d’expression, y compris en faisant pression en manipulant des organismes traditionnellement favorables à une société libre comme l’Union Internationale des Télécommunications, la Conférence des nations-unies sur le commerce et le développement ou encore l’Unesco.

Quelle réaction après ce constat sévère ? Reporters Sans Frontières reconnait certes qu’il y a des efforts de la part de grands géants du Net à l’instar de Google et Twitter qui publient depuis plusieurs années des « rapports de transparence listant les demandes de suppression des contenus, mais ces efforts sont insuffisants. L’association demande une systématisation et une amélioration de ces rapports et même mieux, elle veut désormais que soient publiées les requêtes judiciaires des gouvernants qui demandent le retrait de contenus ou de comptes d’utilisateurs. RSF appelle les gouvernements à inclure l’accès libre à Internet et la garantie des libertés numériques dans les droits fondamentaux mais également exige un meilleur encadrement des exportations de technologies de surveillance et des sanctions plus sévères contre les entreprises qui collaborent avec des régimes dictatoriaux.

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