Congo : évaluation de la mise œuvre du Centre africain de recherche sur l’intelligence artificielle

« Evaluer les efforts réalisés dans la mise en place du Centre africain de recherche en intelligence artificielle », tel est l’objectif d’un atelier d’échanges entre les membres du groupe de travail instauré par la Commission économique des nations unies pour l’Afrique (CEA). Le lancement de ces assises a été fait par le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo, ce 2 août à Brazzaville.  

(Cio mag)- Les membres du groupe de travail instauré par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), composés des membres du gouvernement congolais, des scientifiques et d’autres acteurs œuvrant dans la transformation numérique échangent sur l’état des lieux de la mise en œuvre du Centre africain de recherche sur l’intelligence artificielle.

Au cours de ces assises de cinq jours, soit du 2 au 6 août, ces acteurs devront orienter leurs réflexions sur l’accélération de la mise en œuvre de cette institution et du lancement des premiers cours en ligne dudit centre dès le premier trimestre 2022, en attendant la construction de ses locaux.

Pour le ministre Léon Juste Ibombo, il appartient aux experts d’examiner les progrès réalisés conformément aux objectifs assignés et de formuler une feuille de route claire pour un démarrage rapide des activités. « Aussi, nous devons, ensemble, travailler sans désemparer pour opérationnaliser ce centre qui sera au service de notre jeunesse, de nos entreprises, de nos administrations et de nos sociétés civiles », a-t-il déclaré.

Prenant part à cet atelier, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, a salué le changement que ce centre pourrait apporter dans les secteurs de la santé, la finance, les transports, l’éducation, l’énergie, entre autres.

« Ce centre contribuera, d’une part, à l’amélioration de la situation de la recherche fondamentale et appliquée en Afrique, les chercheurs africains ne représentant, d’après certaines statistiques, que moins de 3% de l’ensemble des chercheurs et d’autre part, servira de levier à une meilleure représentativité des femmes chercheurs dans notre continent ». Des propos rapportés par l’Agence d’Information d’Afrique Centrale.

Pour rappel, le Congo a signé un accord de partenariat avec la secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Vera Songwe, sur la mise en place du Centre africain de recherche sur l’intelligence artificielle à l’Université Denis Sassou Nguesso de Kintele. La signature de cet accord a eu lieu lors de la 7e session du Forum régional africain sur le développement durable (FRADD2021) qui s’est tenu à Brazzaville du 1er au 4 mars 2021.

Enock BULONZA, Kinshasa

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