Digital african Tour Burkina 2019 : des débats autour des technologies émergentes

0
1577

(Cio Mag) – La 4è étape du Digital African Tour 2019 s’est tenue à Ouagadougou, au Burkina Faso, le mardi 30 avril 2019. Un rendez-vous qualifié de « succès » pour les acteurs burkinabè. Une satisfaction tirée des débats autour des sujets d’enjeux importants pour la transformation digitale en cours dans le pays. « Une très grande opportunité, l’occasion pour que nos ingénieurs puissent se frotter aux experts internationaux sur des thématiques émergentes », a confié Madame Hadja Fatimata Ouattara/Sanon, ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes du Burkina.

A Ouagadougou, pour cette 4è édition du Digital African Tour Burkina, étape 3 du marathon de Cio Mag pour l’année 2019, le sujet principal a été « Big data, open Data et blockchain, ces innovations qui vont transformer le Burkina Faso ». « Ce sont des technologies innovantes et il est important que nos ingénieurs aussi maitrisent ces technologies qui vont nous permettre de faire un bon ; de reformer un certain nombre de secteurs : les banques, le cadastre, les finances, l’éducation, la santé », a renchéri Madame Hadja Fatimata Ouattara/Sanon.

Des partages, il y en a eus, avec d’éminents panélistes venus de partout en Afrique, d’Europe et des Etats-Unis. Des globe-trotters du digital qui ont débattu, en cinq panels, de sujets aussi divers que variés, dont les enjeux sont ressentis par l’écosystème numérique du Burkina. Et pour le pays, « tout est prioritaire », et le Burkina a besoin de partenaires stratégiques à divers degré, a insisté Mme Sanon, qui se charge de rendre effectif le programme du gouvernement burkinabè dans la digitalisation du pays.

Analyser pour dégager des axes de réflexions stratégiques

Analyser, planifier, déployer puis évaluer et consolider ou réviser ! La démarche est fortement recommandée dans la conduite des projets digitaux. Le Burkina, qui travaille à devenir une nation du numérique, aux dires de la ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, se met dans cette dynamique. C’est autour de cette logique qu’ont été débattus les sujets sur comment tirer parti des avantages de la Big data pour réussir la transformation numérique ; la confiance comme élément déterminant pour l’innovation ; l’open data comme outil d’amélioration de la gouvernance. Mais aussi des questionnements ! La blockchain est-elle une réelle innovation de rupture pour les administrations ; l’e-commerce, l’atout du Burkina Faso ? Autant de sujets qui ont permis de ressortir des éléments d’analyses utiles pour le déploiement des chantiers innovants au Burkina.

« Des thèmes osés au regard de leur caractère nouveau », dira le Directeur Général des Technologies de l’Information et de la Communication du Burkina, Izaï Toé. « Il était temps d’avoir un débat réel autour de ces technologies émergentes », a-t-il ajouté ; en insistant sur « les grands enjeux, les opportunités offertes par ces technologies, pour ne pas rater l’ère de la transformation numérique au Burkina Faso ».

Favoriser un retour d’expériences pour une Afrique ‘’digitale’’ forte

Pour le Directeur Général des Technologies de l’Information et de la Communication, les débats fructueux ont permis de qualifier ce forum d’une réussite. « On a capitalisé sur l’expérience des autres pays », s’est réjoui Izaï Toé. Cela ne pouvait en être autrement. Car, justement, c’est ce que vise Cio Mag à travers ce digital African Tour.

« Le Digital African Tour est un concept qu’on a créé depuis 2006, un concept itinérant de conférences de haut niveau pour promouvoir les bonnes pratiques en matière de système d’information », a expliqué Mohamadou Diallo, directeur général de Cio Mag, par ailleurs président du comité d’organisation du digital African Tour. pour lui, « le digital peut être un accélérateur pour atteindre les objectifs de développement durable ». Ainsi, le concept permet de discuter des enjeux et des problématiques de la transformation digitale sur le continent africain. Le tout, dans une approche visant à atteindre les ODD, a éclairé Mohamadou Diallo.

Ce dont le Burkina peut alors se féliciter, c’est la prise de conscience au niveau des autorités publiques, de ce que le numérique peut aider à faire des bons qualitatifs, pour reprendre les propos de la ministre Hadja Fatimata Sanon ; mais c’est aussi un écosystème foisonnant d’idées novatrices. De bons signes pour un pays dont le Club des directeurs des systèmes d’information (DSI) vient de décrocher son récépissé pour intégrer le réseau panafricain des DSI. Une information annoncée lors de cette 4è édition du digital African Tour Burkina.

Souleyman Tobias, au digital African Tour Burkina

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here