L’ONU veut employer plus de drones face aux urgences humanitaires

Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a annoncé vendredi, lors d’une conférence de presse virtuelle depuis Johannesburg, en Afrique du Sud, qu’il va accroitre l’utilisation des drones dans ses opérations d’aides humanitaires en remplacement des hélicoptères.

(Cio Mag) – « En cas de catastrophe, nous allons vers une utilisation de systèmes d’aéronefs sans pilote dans les interventions du PAM », a déclaré Patrick Mackay, Coordinateur régional du PAM pour l’Afrique australe chargé du déploiement de ces systèmes d’aéronefs sans pilote.

Le responsable de la filiale onusienne a dit que le dispositif a été « testé avec succès » dans les crises telles que celles générées par les récents cyclones en Afrique et qu’à terme, il aidera dans la phase de recherche et de sauvetage.

Par la même occasion, il permettra aux équipes de secours d’identifier l’emplacement des personnes nécessitant un sauvetage à l’aide de drones selon lui.

« Une flotte de drones pourrait être déployée pour identifier les survivants à la suite d’une catastrophe naturelle, après quoi des hélicoptères pourraient être envoyés aux points exacts où les survivants ont été identifiés », a expliqué le service d’information de l’ONU.

Mackay estime que ces aéronefs sans pilote employé depuis 2017 par le PAM permettent de rendre compte de la situation humanitaire plus rapidement, surtout dans des cas qui nécessitent une réponse rapide.

« Plus largement, les données fournies par les drones pourraient être utilisées par d’autres agences des Nations unies telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) pour analyser l’impact des catastrophes naturelles sur des installations telles que les écoles et les hôpitaux », a indiqué l’ONU.

La PAM a ouvert hier un centre de gestion de drones à cet effet en Afrique du Sud et a annoncé que des tests de connectivité seraient organisés en Afrique du Sud dans la seconde moitié de novembre ou au début de décembre. Par ailleurs, l’organisation pense que les populations des zones affectées pourraient bénéficier de ces engins pour un meilleur accès à internet ou une connectivité améliorée.

« Ils permettront également de fournir des images utiles », a-t-elle ajouté. « En plaçant une antenne Wi-Fi à haute puissance sur un tel drone, on pouvait fournir une connexion internet à une communauté dans une zone de 3,2 kilomètres carrés », a expliqué  McKay. D’après lui, de tels systèmes pourraient traverser une ville entière en une journée.

Aurore Bonny

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