Omar Cissé, directeur général de In Touch

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Le parcours d’Omar Cissé est simple à comprendre. Il a fait un pari et il a réussi. Constatant que le « taux de bancarisation est très faible en Afrique » dans un contexte de développement impressionnant du mobile, l’ingénieur de conception en informatique, diplômé de l’Ecole Supérieure Polytechnique de Dakar (ESP), décide de mettre sur pied In Touch en 2014. L’idée était de proposer une solution universelle – le guichet unique In Touch – pour aider les marchands à « gérer la complexité de plusieurs interfaces, plusieurs terminaux, plusieurs contrats, un fonds de roulement et un reporting pour chaque service ». En clair, l’homme qui a lancé le CTIC Dakar, (le 1er incubateur sénégalais) et qu’il a dirigé pendant trois ans entre 2010 et 2013 offre, aujourd’hui, la possibilité à ses clients, d’une part, « d’accepter tous les moyens de paiement ( mobile money, carte bancaire, cash et bons d’achat » et d’autre part, leur propose un large catalogue de services digitaux allant de la vente de crédit téléphonique au dépôt et retrait d’argent en passant par le paiement de factures d’eau et d’électricité via un terminal unique. La plateforme qui intègre l’ensemble des opérateurs de services présents sur les marchés sénégalais, ivoirien, malien et camerounais entend s’élargir prochainement à la Guinée, au Kenya, au Burkina Faso ou encore au Maroc. InTouch séduit au-delà même des frontières sénégalaises, des entreprises étrangères comme Total et Worldline (groupe Atos) sont désormais clients et actionnaires de la Fintech qui revendique une centaine d’employés spécialisés dans des domaines aussi variés que la banque, les hydrocarbures, la finance etc. Une initiative qui a été récompensée par le jury des ATDA (Assises de la Transformation Digitale en Afrique) tenues à Paris en octobre 2017 dans la catégorie des meilleures initiatives Open Innovations. Celui qui a co-lancé le fonds d’investissement Teranga Capital au Sénégal estime toutefois que le peu d’implication des autorités sénégalaises dans le développement des TIC fait partie des facteurs qui freinent l’expansion du marché.

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