Ouverture ce mercredi de l’AITEX 2017 : voici les attentes de l’APEBI

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La présidente de la Fédération marocaine des technologies de l’information, des télécommunications et de l’Offshoring (APEBI), Saloua Karkri-Belkeziz, sur le plateau de Medi1TV, annonçant les attentes du Maroc de la 2e édition du Salon AITEX prévu du 27 au 29 septembre 2017.

(CIO Mag) – Seize pays d’Afrique francophone, outre la France et les Etats-Unis ; des conférenciers de haut niveau parmi lesquels de nombreux Marocains résidents à l’étranger ; trois jours de B2B pour permettre aux entreprises de nouer des partenariats commerciaux, en vue de peser dans la cartographie régionale, voire mondiale de l’économie numérique ; des débats sur le leadership des femmes dans le secteur des TIC et l’accompagnement des startups et Tech entrepreneurs à fort impact socio-économique. La deuxième édition du Salon AITEX | Africa IT Expo qui s’ouvre ce mercredi 27 septembre jusqu’au vendredi 29 à la Foire internationale de Casablanca, au Maroc, sur le thème « L’innovation numérique au service des organisations », s’annonce avec beaucoup de promesses. C’est du moins ce qu’il faut retenir du passage sur le plateau de Medi1TV de la présidente de la Fédération marocaine des technologies de l’information, des télécommunications et de l’Offshoring (APEBI).

Focus sur les projets de gouvernance électronique

Saloua Karkri-Belkeziz a en effet mis en avant les opportunités qu’offrira l’AITEX 2017 : une plateforme technologique d’échanges et de retours d’expérience sur des projets de gouvernance électronique initiés dans plusieurs pays. « L’idée, c’est de partager les projets win-win (gagnant-gagnant, Ndlr), parce que nous pensons que chaque pays a réussi dans un projet e-Gouv de dématérialisation donné », explique M. Saloua, qui cite en exemple la dématérialisation des paiements au niveau des impôts et des collectivités du Maroc, et le projet AgriPME qui permet aujourd’hui au Togo d’utiliser le mobile money pour acheminer la subvention de l’Etat aux agriculteurs, en évitant les intermédiaires.

L’Alliance pour le développement digital

D’ailleurs, c’est le désir de mutualiser les forces et idées de chaque pays qui a conduit à la création de l’Alliance pour le développement digital (ADD) en Afrique, à l’issue de la première édition de l’AITEX. « Ça a été créé sur l’initiative des associations professionnelles comme l’APEBI, dans cinq, pays dont le Maroc, la Tunisie, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Mali », a révélé la présidente de l’APEBI, qui espère à travers cette deuxième édition attirer d’autres pays au sein de l’ADD. Et M. Belkeziz d’ajouter que l’objectif visé par cette alliance est de « gagner du temps, puisqu’on peut rattraper les pays développés grâce à l’économie numérique ».

L’accompagnement des startups

« Comment utiliser les startups ? Comment favoriser l’éclosion de ces entreprises ? Comment leur garantir un marché ? Comment faire en sorte que notre secteur soit plus un accélérateur de compétitivité pour les autres secteurs ? » Plus qu’un questionnement, ce sont des défis qui se présentent aux organisateurs et aux participants de la deuxième édition du Salon Africa IT Expo. « La première édition était un succès pour nous. C’était une édition qui se tenait avec comme pays d’honneur, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, qui reviennent cette année avec un pavillon pour les opérateurs », a aussi annoncé Saloua Karkri-Belkeziz. Précisant que les deux pays invités d’honneur cette année sont le Cameroun et le Nigeria.

L’Agence de développement du numérique

La Stratégie Maroc Digital 2020 était également au menu de cet entretien. Après quelques mois de ballotement, une lueur d’espoir est apparue avec la création de l’Agence de développement du numérique (ADN). Structure très attendue par les professionnels du secteur. Et pour cause ? « C’est le manque de cette structure qui, selon la présidente de l’APEBI, a fait que le Plan Maroc numérique 2009-2013 n’a pas réussi à atteindre l’ensemble de ses objectifs. Donc pour nous, c’est une bonne chose, et je dirai maintenant, elle (l’ADN, Ndlr) doit décoller.» Mais pour cela, il faut la volonté de tous. « Je pense que le Gouvernement l’a compris, poursuit M. Belkeziz, puisque dans son programme, il y a toute une feuille de route ; au niveau de l’AITEX, en plus du ministre de tutelle (ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, Ndlr), nous avons le ministre de la Modernisation de l’administration publique. » Une première qui, selon Mme Saloua, vise à exposer aux citoyens les procédures administratives déjà dématérialisées et le rythme de cette dématérialisation. « Parce qu’il ne faut pas oublier que nous sommes un secteur où il faut aller très vite ; un citoyen, il faut qu’on le serve mieux, et qu’on l’inclue ; et grâce à l’économie numérique on peut y arriver », a-t-elle  affirmé.

Anselme AKEKO
Depuis Casablanca au Maroc
anselme.akeko@cio-mag.com

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