Informatique : le marché sud-africain sera le plus croissant en 2021 (Expert)

PHOTO : ISTOCKPHOTO

Le marché informatique sud-africain devrait afficher la croissance la plus forte de la région Moyen Orient et Afrique  en 2021, a indiqué Nagia El-Emary, consultante régionale senior à l’IDC, le premier fournisseur mondial de renseignements commerciaux.

(Cio Mag) – C’est une nouvelle positive après une année 2020 où une forte baisse a été enregistrée l’année dernière dans le pays et aussi après « les degrés de contraction divers ou de ralentissement » observés dans les principaux marchés informatiques de la région.

Même s’il faudra atteindre 2023 pour voir la région atteindre un taux de croissance mieux affiché qu’en 2019, l’Afrique du Sud fait déjà le pas puisqu’elle « rebondit », a affirmé El-Emary le 28 mars lors d’un évènement virtuel intitulé « Travailler de n’importe où : la voie vers une expérience de travail améliorée, optimisée, personnalisée et sécurisée ». Lequel était organisé par l’IDC et ses partenaires.

Cette année, les dépenses informatiques dans le pays devraient augmenter de 5,2%, soit une valeur estimée à 12,78 millions de dollars, contre une baisse de 10,2% en 2021.

La plupart des pays de la région devraient également connaître une croissance positive pendant la même période, à en croire Ramazan Yavuz, directeur de la recherche chez IDC.

Dans une publication qui analyse le comportement du marché africain, il estime que « le premier semestre sera probablement plus lent car les fournisseurs font face à des pénuries de composants ».

« Cependant, une reprise devrait commencer à partir du second semestre 2021. Avec l’expansion des programmes de vaccination et un ralentissement ultérieur de la propagation du COVID-19, les marchés de la région devraient revenir à la normale au second semestre 2021, avec les canaux de vente au détail fonctionnent mieux et le pouvoir d’achat commence à s’améliorer ».

De son côté, El-Emary a apprécié la résilience des entreprises dans le contexte de la crise sanitaire. Notamment à travers l’automatisation de certaines entreprises. Laquelle a été accélérée et a permis d’aborder l’efficacité et l’optimisation des coûts. Mais aussi à travers la mise à jour des modèles commerciaux et les manières d’accélérer la transformation numérique et d’augmenter la part des revenus provenant des produits et services numériques.

« Le travail à distance a permis aux organisations d’envisager des modèles mixtes ou hybrides qui répondent au besoin de flexibilité dans la stratégie de main-d’œuvre et la stratégie du site. Nous assistons à un changement de paradigme pour retravailler l’imagination du travail », a-t-elle déclaré

Toutefois, elle a déploré la baisse de productivité et de cybersécurité durant la pandémie du coronavirus.

« L’année 2020 a vu une augmentation significative des menaces à la sécurité que les entreprises continuent à esquiver et à gérer. D’autres préoccupations concernaient la mise à disposition d’un support informatique, l’utilisation du matériel et des appareils appropriés pour la main-d’œuvre distante et le maintien d’un sentiment d’unité et de gestion de la main-d’œuvre répartie » a-t-elle rappelé.

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La représentante de l’IDC a également exposé les principaux objectifs stratégiques des responsables de la sécurité informatique en 2021. Il s’agira de renforcer 46% de confiance numérique parmi les effectifs distribués, 39% de confiance des clients dans les services numériques, 46% de sécurisation de la chaîne d’approvisionnement, 27% amélioration de la sécurité des applications.

Aurore Bonny

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