RDC : une nouvelle ère de connectivité et de concurrence numérique

Le paysage numérique de la RDC entre dans une nouvelle phase depuis l’annonce, le 2 mai, de l’octroi de licence à Starlink DRC S.A., filiale de SpaceX. Cette décision suscite de nombreuses réactions et marque un tournant stratégique en matière de connectivité et de concurrence, avec l’espoir d’une couverture Internet plus inclusive à l’échelle nationale.

(Cio Mag) – Avec plus de 70 % des zones rurales toujours non connectées, selon les données de l’ARPTC, l’entrée de Starlink s’annonce comme une réponse concrète aux inégalités d’accès à Internet. Grâce à sa technologie satellitaire à orbite basse, la société américaine est en mesure de fournir une connexion haut débit là où les infrastructures terrestres sont inexistantes ou peu fiables.

Pour Me Joël Nabanza et Guy Zihindula, deux chercheurs affiliés à Law and Technologies, un Cabinet d’études spécialisé en droit des télécommunications et du numérique en Afrique centrale : « l’un des principaux avantages de Starlink réside dans sa capacité à fournir une connectivité haut débit même dans les zones reculées ». Les deux chercheurs viennent de publier un article analysant l’impact économique, concurrentiel et fiscal de l’agrément accordé à Starlink DRC en République démocratique du Congo. 

Une concurrence pour les opérateurs traditionnels

En effet, Starlink ne vient pas simplement compléter l’offre de connectivité dans ce vaste pays au cœur de l’Afrique. Il vient redéfinir les règles du jeu. En offrant une couverture nationale via satellite, l’entreprise américaine remet en question le quasi-monopole des quatre principaux opérateurs de télécoms qui, à eux seuls, comptaient 32,1 millions d’abonnés à Internet mobile au troisième trimestre 2024, selon le récent observatoire de l’ARPTC.

Pour sa part, Rocky Abdoul Milingita, consultant en finance digitale, s’interroge : « Starlink, plus un partenaire qu’un concurrent ? » Et pour cause : au-delà de son statut de nouvel entrant, Starlink a déjà annoncé un partenariat stratégique avec Airtel Africa dans 14 pays africains, dont la RDC. « Elle vient bousculer les opérateurs traditionnels tels que Vodacom, Orange ou Airtel, ainsi que les autres fournisseurs d’accès à Internet, ce qui devrait les inciter à améliorer la qualité des services et à revoir leurs tarifs à la baisse », explique l’expert.

Il ajoute que cette dynamique ouvre également « de nouvelles perspectives pour les opérateurs télécoms, les fintechs rurales et d’autres acteurs du développement » en République démocratique du Congo.

Des implications fiscales et réglementaires importantes

L’autorisation de Starlink est aussi une aubaine pour l’État congolais. La société étant enregistrée comme entité commerciale de droit congolais, « sa domiciliation fiscale en RDC vient agrandir l’assiette fiscale nationale », note l’article publié par Me Nabanza et M. Zihindula.

À l’heure où le gouvernement cherche à diversifier ses sources de revenus, l’apport de Starlink dans le secteur pourrait être un levier non négligeable. Du point de vue régulation, L’ARPTC est désormais confrontée à « de nouveaux défis liés à la cybersécurité, à la fiscalité spécifique d’un acteur satellitaire mondial et à l’harmonisation de la politique tarifaire », nuancent les deux chercheurs.

Accessibilité et défis d’équilibre

Malgré les avantages techniques incontestables qu’offre Starlink, de nombreux experts s’inquiètent des risques d’exclusion numérique en raison des coûts d’installation jugés trop élevés pour une large partie de la population congolaise. Selon la Banque mondiale, la majorité des Congolais vivent avec moins de 2,15 dollars par jour.

D’après les données disponibles, l’offre de connexion Internet haut débit en RDC destinée aux professionnels débute à 51 €/mois, avec un kit Mobile HP proposé à 1 222 €, tandis que les offres résidentielles commencent à 35 €/mois, avec un mini kit proposé à partir de 299 €. « Le coût élevé du matériel requis pourrait constituer un frein majeur à l’adoption de masse », préviennent les deux chercheurs.

Une opportunité pour l’innovation africaine

En plus du Plan national du numérique horizon 2025 qui est un document stratégique qui définit les priorités et la politique publique dans le secteur des technologies de l’information et de la communication, la République démocratique du Congo s’est également dotée d’un Code du numérique, un cadre réglementaire destiné à structurer l’ensemble du secteur numérique. L’octroi récent de la licence à Starlink s’inscrit dans cette dynamique de renforcement de l’économie numérique nationale.

Notons qu’en plus de la RDC, la société américaine est opérationnelle dans 18 pays africains, parmi lesquels le Burundi, le Rwanda, l’Afrique du Sud et le Kenya. Selon M. Milingita, « cette expansion rapide participe à un projet continental ambitieux visant à réduire la fracture numérique » sur le continent.

RDC : la pénétration de la téléphonie mobile évaluée à 62% au deuxième trimestre 2024 (ARPTC)

La pénétration mobile a atteint 62 %, avec un ratio de plus de 59 millions d’abonnements actifs en République démocratique du Congo au cours du deuxième trimestre de l’année 2024, soit entre avril, mai et juin. Cette annonce est contenue dans l’observatoire du marché de la téléphonie mobile publié récemment par l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC).

(Cio mag) – Au deuxième trimestre 2024, le taux de pénétration mobile en RDC a atteint 62 %, avec un total de 59,73 millions d’abonnements actifs. En ce qui concerne la répartition des parts de marché des opérateurs de téléphonie mobile, le rapport souligne une tendance générale à la croissance pour tous les acteurs du secteur. L’operateur Vodacom reste le leader avec 36,78 % des abonnés, suivi d’Orange avec 28,33 % et d’Airtel à 28,79 %. Africell détient pour sa part 6,10 % du marché.

Pénétration de l’internet

Dans ce document, le régulateur explique que le marché de l’internet mobile a connu aussi une avancée significative. Au cours de la période indiquée, « plus de 50 % des utilisateurs de téléphonie mobile en RDC ont accès à Internet mobile », lit-on dans l’observatoire. Le taux de pénétration de l’internet a enregistré une hausse de 0,8 point, passant de 31,5 % à « 32,3 % au deuxième trimestre » de l’année écoulée. Cependant, malgré cette avancée, la répartition des abonnements à l’internet mobile à l’échelle nationale met en évidence des disparités notables entre les provinces.

La forte pénétration de l’internet reste principalement concentrée dans certaines régions, notamment à Kinshasa, la capitale, ainsi que dans l’Est du pays, notamment le Haut-Katanga, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Lualaba. Cette concentration met en évidence une fracture numérique persistante en RDC.

Mobile monnaie

S’agissant du secteur de la monnaie mobile, notons qu’il connaît également une croissance significative, avec un taux de pénétration atteignant 25,7 %. Les transactions de monnaie mobile ont généré des revenus de 3,23 millions USD au dernier trimestre. L’opérateur Vodacom conserve sa position de leader sur ce marché, avec son service M-Pesa qui détient 47,33 % de la part totale du marché de la monnaie mobile. Il est suivi par Airtel, avec son service Airtel Money, qui représente 36,25 %, Orange avec Orange Money à 16,00 %, et Africell avec Afrimoney, qui capture 0,43 % du marché.

A lire : Khalil F. Al Americani, CEO de Vodacom Congo SA (RDC) & PCA de VODACASH, filiale FinTech de Vodacom Congo SA (RDC) : « La digitalisation au cœur de notre engagement en RDC »

Jules Hervé Yimeumi : « Il faut multiplier les initiatives pour accompagner l’Afrique dans la protection des données personnelles »

Jules Hervé Yimeumi, président d’Africa Data Protection

La digitalisation des entreprises et administrations africaines s’accompagne de nombreux défis, au premier rang desquels, la cybersécurité et la protection des données des citoyens. Si l’enjeu est pris au sérieux par l’ensemble des gouvernements, plusieurs pays du continent ont franchi des étapes supplémentaires, en implémentant ces dernières années des lois et autorités compétentes et efficaces pour statuer sur ces questions. En Algérie par exemple, la loi relative à la protection des personnes physiques dans le traitement des données à caractère personnel vient tout juste d’entrer en vigueur, au début du mois d’août.

Propos recueillis par : Camille Dubruelh

Récemment, les autorités multiplient les sanctions et mises en gardes contre plusieurs entreprises, dont des multinationales, accusées de non-conformité avec les lois en vigueur. Un signe que le problème est pris à bras le corps. Ainsi, le 9 août, en Côte d’Ivoire, l’Autorité de Protection lançait un appel à la vigilance à la population ivoirienne sur une nouvelle forme de prêt en ligne via les applications mobiles telles que « Easy Cash », « Côte d’Ivoire Money », « Prêt Rapide », etc.

« L’utilisation desdites applications comporte des risques et menaces sur les données personnelles et la vie privée des populations. L’Autorité de Protection informe que ces applications qui collectent des données personnelles n’ont fait l’objet d’aucune autorisation de traitement de données personnelles », indiquait l’institution. Autre exemple, en Tanzanie, l’homme d’affaires Sayida Masanja a attaqué l’entreprise telcos Vodacom Tanzanie, réclamant près de 4 millions de dollars à l’intéressée. En cause ? L’opérateur aurait transmis ses informations personnelles au ChatGPT d’Open AI sans autorisation. Enfin, au Sénégal, c’est le géant Tik Tok qui est scruté à la loupe. La Commission de protection des données personnelles a en effet reçu une plainte du RESTIC (Rassemblement des Entreprises du Secteur des Technologies de l’Information et de la Communication) à l’encontre du réseau social pour violation de la loi sur les données personnelles.

Avec l’omniprésence des entreprises IT dans le quotidien des populations d’un côté, la digitalisation des administrations de l’autre, l’Afrique est plus que jamais confrontée au défi de protéger les données personnelles. Mais beaucoup reste à faire pour garantir à tous une réelle sécurité dans ce domaine. Où en est-on ? Le point avec Jules Hervé Yimeumi, juriste délégué à la protection des données et président de l’association Africa Data Protection.

Cio Mag : Depuis la crise du Covid, la digitalisation s’accélère dans tous les pays du continent, avec, notamment, la mise en place de l’identité numérique. Mais celle-ci nécessite un cadre législatif fort en ce qui concerne la protection des données. Est-ce que les lois nationales sont au niveau ?

Jules Hervé Yimeumi : Si l’usage d’identités numériques peut constituer une garantie forte, il peut également être perçu comme une démultiplication des possibilités de surveillance, notamment par l’analyse des traces que la personne laissera dans l’environnement numérique. En effet, la numérisation massive de l’humain nécessite d’assurer l’équilibre entre l’identification des personnes et la possibilité, pour elles, d’agir de façon libre et autonome. Les lois nationales relatives à la protection des données à caractère personnel en Afrique sont à jour, même si certains ajustements sont encore nécessaires pour faire face aux nouveaux enjeux du numérique. C’est dans ce but que l’association Africa Data Protection a été créée, afin d’accompagner les gouvernements pour faire face à ces enjeux.

Dans ce cadre, une entité de contrôle de protection des données est-elle indispensable ? Combien de pays à ce jour en sont dotés ?

Effectivement, une autorité administrative indépendante est indispensable, à l’heure du tout numérique, car elle est chargée de préserver les libertés individuelles, en accompagnant et en contrôlant l’usage des données personnelles des citoyens du pays concerné.

Il est important de souligner que l’autorité de protection des données doit agir en toute indépendance. En effet, elle doit être capable de sensibiliser, puis contrôler et sanctionner à la fois les organismes publics mais aussi les organismes privés non conformes à la loi. A ce jour, on note la présence de 24 autorités de protection de données sur les 54 pays que compte le continent africain.

Carte loi et autorités

Au niveau continental, la convention qui régit la protection des données est celle de Malabo. Est-elle à jour concernant les nouveaux enjeux ? Combien de pays à date l’ont ratifiée ?

La Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel (convention de Malabo) du 27 juin 2014 pose des principes réglementaires dans le domaine de la cybersécurité, et constitue une innovation majeure de la stratégie de lutte contre la cybercriminalité en Afrique. Elle retient une approche très large de la cybersécurité impliquant la lutte contre la cybercriminalité, la protection des données à caractère personnel et l’encadrement des transactions électroniques.

Ce texte, tout comme certaines législations africaines, nécessite une mise à jour face aux nouveaux enjeux du numérique tels que l’intelligence artificielle. A ce jour, 12 pays ont signé la convention de Malabo et 14 pays l’ont ratifiée. Elle ne devrait d’ailleurs plus tarder à entrer en vigueur car, pour ce faire, conformément à l’article 36 de la Convention, 15 ratifications sont nécessaires.

Comment expliquer ce retard en ce qui concerne la ratification de ce texte et la mise en conformité des réglementations locales ?

Le problème avec les conventions, c’est qu’elles ne sont pas contraignantes vis-à-vis des États. Chaque Etat est libre d’adhérer ou non, ce qui rend difficile leur ratification. Une autre approche, via un texte qui pourrait s’appliquer directement à tous les États membres, pourrait être une solution.

Carte convention Malabo

Est-ce que des législations régionales sont aujourd’hui plus adaptées pour protéger les données des citoyens ?

Les législations régionales ont joué un rôle majeur dans le développement de la protection des données en Afrique. C’est le cas de l’acte additionnel du 16 février 2010 relatif à la protection des données à caractère personnel dans l’espace de la CEDEAO. Cet acte additionnel donne obligation aux États membres de se doter d’une législation et d’installer une autorité de contrôle pour la protection de la vie privée.

Le constat général qui se dégage est qu’il faut multiplier les initiatives pour accompagner les régions, voire l’Afrique entière, dans la protection des données personnelles et ce au regard de la perspective du développement de l’économie numérique.

Quels sont les pays modèles aujourd’hui dans ce sens ?

Parmi les pays modèles en Afrique, on pourrait citer le Kenya ou l’Afrique du Sud. Ces pays disposent de lois modernes en termes de protection des données. De plus, les autorités de protection des données de ces pays agissent en toute indépendance. Par exemple, en Afrique du Sud, l’autorité de protection des données a récemment infligé une amende d’environ 247 000 € à l’encontre du département de la Justice, suite à la constatation de la violation de divers articles de la loi sur la protection des renseignements personnels (POPIA).

Dans de nombreux pays africains, les projets de biométrie et e-gouvernance sont portés par des entreprises multinationales. Existe-t-il un risque de récupération des données par ces entreprises ? Comment le contourner ?

Le marché de la biométrie en Afrique devrait croître à un taux annuel de 21 %, selon le rapport “Biometrics – Global Market Trajectory & Analytics 2020” publié par un cabinet de recherche américain. Les dispositifs biométriques sont strictement encadrés par la plupart des législations africaines, car il existe bien un risque de récupération des données par ces entreprises. En règle générale, ces entreprises doivent soumettre auprès de l’autorité de protection des données une demande d’autorisation avant de mettre en place ces projets.

Début août, au Kenya, l’entreprise Worldcoin, qui propose de sécuriser les transactions en scannant l’iris de chacun des usagers, a été récemment suspendue par l’autorité locale de protection des données. Dans un communiqué, le gouvernement kenyan a expliqué avoir lancé des enquêtes portant notamment sur « le manque de clarté concernant le stockage et la sécurité des données sensibles » et « l’absence d’encadrement approprié » de cette immense base de données.

Africa Data Protection est une association à but non lucratif, dont les missions sont d’informer, sensibiliser et former sur les enjeux de la protection des données à caractère personnel en Afrique. Elle accompagne également les organismes qui veulent se mettre en conformité avec la loi. Enfin, elle apporte un appui technique dans la mise en place des nouvelles autorités de protection des données en Afrique et intervient en soutien des autorités déjà existantes dans leurs missions.

MTN Group génère un profit cash total de $12 milliards (USD) en dix ans

Entre 2012 et 2022, MTN Group a généré un profit cash total de 12 milliards de dollars. Le chiffre d’affaires décroît certes, mais la performance du plus grand opérateur télécoms du continent africain est saluée par ses dirigeants compte tenu de la complexité de certains marchés servis.

(Cio Mag) – De la publication des résultats de l’exercice clos le 31 décembre 2022, il ressort que MTN Group Limited a généré un profit cash total de $12 milliards (USD), soit $1,2 milliard par an, de 2012 à 2022. Demeuré sur un trend constant à défaut de croître, ce profit témoigne de la performance réalisée au cours de la dernière décennie sur des marchés plutôt complexes.  

Amende record

Au Nigeria où la multinationale sud-africaine détient sa plus grosse filiale sur les 22 pays de présence, les relations avec les autorités locales n’ont pas été un fleuve tranquille. En 2014, MTN Group s’élevait contre les taxes exorbitantes et la suspension de réseaux au préjudice de certains opérateurs quand ceux-ci accusaient un retard de paiement de taxes. En 2018, la filiale nigériane s’est vu dans l’obligation de céder 30% de son capital sur la bourse de Lagos afin d’acquitter l’amende record de 330 milliards de nairas – environ 1 milliard de dollars – pour ne pas avoir déconnecté à temps des cartes SIM non identifiées. Cette introduction en bourse a permis de séparer l’unité nigériane du groupe, tout comme il a cédé sa filiale afghane à Irancel.

Depuis ce mois de janvier, l’opérateur fait également face à une accusation de fraude fiscale au Ghana, alors qu’il examine en interne la possibilité de céder certaines de ses activités dans la région.

Restructuration

Côte infrastructures, 5 701 tours télécoms du groupe disséminées sur le continent ont été cédées pour 412 millions USD à IHS Towers en juin 2022. L’opération vise à financer sa stratégie “Ambition 2025” lancée en 2020.

En outre, MTN Group envisage de se séparer de son service de transfert d’argent par téléphonie mobile (mobile money) utilisé par 65 millions d’abonnés. La multinationale ne cache pas non plus son intention d’acquérir Telkom, la troisième compagnie de télécommunications d’Afrique du Sud, afin de consolider sa position sur ce marché.

En Afrique de l’Ouest, tout autour de l’Océan indien jusqu’à la Corne de l’Afrique, les revenus globaux de MTN Group se sont élevés à 207 milliards de rands en décembre 2022 – contre 181,65 milliards de rands – augmentant ses bénéfices pour l’exercice écoulé.

Avec plus de 250 millions d’abonnés en 2021, MTN Group est le grand opérateur du continent devant Orange (132 millions) et Vodacom (123,7 millions).

Safaricom ouvre son premier Datacenter en Ethiopie

En prélude au démarrage officiel de ses activités commerciales en avril 2022 en Ethiopie, Safaricom, l’opérateur de réseau mobile kényan, a inauguré le 22 février 2022 son premier data center à hauteur de 100 millions de dollars assemblé en Chine par Huawei et Nokia.

(Cio Mag) – « Nous nous développons et nous sommes impatients de construire un réseau qui répond aux besoins des Éthiopiens. Notre entreprise continue de croitre chaque jour … Notre infrastructure de base est le centre de données – c’est là que nous comprenons et gérons le profil du client », a déclaré Pedro Rabacal, le directeur de la technologie et de l’information au sein du groupe.

Lequel groupe a déjà commencé à construire le lien entre les tours et le site nouvellement activé, et compte en faire davantage pour construire « un réseau selon les normes de la classe mondiale ».

Ce déploiement qui se construit selon « une approche progressive » fait suite à la licence d’exploitation de téléphonie mobile obtenue par le consortium constitué du sud-africain Vodacom, du japonais Sumitomo et de Safaricom, il y a plusieurs mois de la part des autorités locales.

Lire : Ethiopie : libéralisation des télécommunications avec un nouvel opérateur

« Nous avons la ferme intention d’être présents dans toutes les régions du pays. Ce ne sera pas seulement Addis-Abeba – nous avons l’intention de couvrir Dire Dawa, Harar, Jijiga, BahirDar, Gondar, Dessie et Kombolcha et d’autres régions », a indiqué Racabal  en exprimant « l’intention de tout apporter en Ethiopie » et d’y héberger la plateforme de paiement mobile M-Pesa  en attendant l’autorisation du gouvernement sur le lancement des services financiers.

Cette étape viendra après avoir établi un environnement propice à la concurrence et non à la monopolisation par des sociétés mondiales comme Safaricom, informe Harrison Harvey, le chef d’affaires externes et de la règlementation au sein de cette entreprise.

C’est une période de grand chantier qui se vit actuellement en son sein.

Le 5 février 2022, Harrison Harvey a célébré son premier appel vocal effectué avec succès sur son réseau ainsi que la messagerie texte et l’accès internet. Il dit avoir constaté « de bons progrès » ainsi qu’une « dynamique » tout en annonçant le recrutement d’Ethiopiens dans toutes les fonctions, y compris celles relatives à la technologie. « Les embauches d’Ethiopiens et le développement des compétences sont au cœur de ce que nous faisons », a-t-il dit.

A l’avenir, l’opérateur qui a déjà investi 300 millions de dollars veut injecter la même somme l’année prochaine et plus de 8 milliards au cours des dix prochaines années. Il planifie également le partage des ressources en termes d’extension des capacités avec Ethio Telecom, l’opérateur historique local. Et projette la construction de deux autres centres de données entre Addis-Abeba et Adama dans les cinq prochaines années. Sans compter l’érection de plus de 7 000 tours de réseau afin d’atteindre la moitié des 110 millions d’habitants que compte l’Éthiopie.

Dans le secteur de l’emploi, les promoteurs visent des collaborations avec des entreprises locales pour stimuler l’innovation, l’embauche d’un millier de citoyens au courant de cette année et plus d’un million dans 10 ans.

Le lancement officiel des activités est prévu en avril prochain.

Ethiopie : libéralisation des télécommunications avec un nouvel opérateur

Le gouvernement éthiopien a validé l’offre de licence d’opérateur mobile du Partenariat mondial pour l’Éthiopie (GPE), un consortium incluant Vodafone et Safaricom, ont annoncé les autorités locales, se réjouissant d’une « décision historique ».

(Cio Mag) – Le marché des télécommunications longtemps monopolisé par l’opérateur national Ethio-Telecom est désormais libéralisé. MTN et le consortium incluant Vodaom et Safaricom etaient les deux seuls concurrents retenus dans la course.

Le gagnant a été annoncé le 22 mai dans un communiqué de presse du ministère des Finances et de l’Autorité éthiopienne des communications.

Lire” MTN et Safaricom en lice pour l’exploitation des télécommunications en Ethiopie

Le GPE constitue « un consortium d’entreprises de télécommunications réputées qui fournit des services à plus de 750 millions de clients dans le monde entier et s’engage à créer de nouveaux emplois et à soutenir l’économie par l’introduction de nouveaux services efficaces », a déclaré Balcha Reba le  directeur général de l’Autorité Ethiopienne des Communications (ECA), cité dans la note.

Ce dernier a également indiqué que le nouvel opérateur investisseur 8 milliards de dollars US au cours des dix prochaines années.

Cette enveloppe sera le « plus gros investissements directs à l’étranger (IDE) en Éthiopie à ce jour » selon Abiy Ahmed Ali, le premier ministre Ethiopien.

« Notre désir de rendre l’Éthiopie entièrement numérique est en bonne voie », a-t-il écrit sur Twitter alors qu’il annonçait la « décision historique » validée par le Conseil des ministres «  à l’unanimité ».

C’est d’ailleurs par la suite que  l’Autorité éthiopienne des communications a pu accorder la nouvelle licence au partenariat « qui offrait les droits de licence les plus élevés et un dossier d’investissement très solide ».

Pour Amed Shide, le ministre des finances cette libéralisation du marché des télécommunications, le gouvernement permet à chaque éthiopien d’accéder à des services de qualité à un prix abordables.

« Cette décision inaugure une nouvelle ère de développement des services de télécommunications dans notre pays, qui permettra à des millions d’éthiopiens d’avoir accès à des services de communication fiables et de qualité », a également ajouté Reba.

Pour « une société numérique inclusive et durable »

Du côté des membres du nouveau concurrent d’Ethio-Telecom, la satisfaction et l’enthousiasme ont également été exprimés. Dans un communiqué, Vodacom a déclaré qu’il aspire à « soutenir la transformation numérique de l’Ethiopie et à améliorer positivement la vie de ses citoyens ».

Shameel Joosub, PDG du groupe Vodacom ambitionne de « faire une réelle différence dans la vie des Éthiopiens en promouvant l’inclusion numérique généralisée dans le cadre de l’engagement de Vodacom à connecter les 100 prochains millions d’Africains d’ici 2025».

Pour Nick Read, PDG du groupe Vodafone il est question de « jouer un rôle transformationnel en veillant à ce que l’énorme potentiel économique et de développement de l’Éthiopie soit réalisé grâce au déploiement de la connectivité et des services numériques de nouvelle génération, créant ainsi une société numérique inclusive et durable ».

« Nous aimerions offrir une vie meilleure au peuple éthiopien sur la base de notre message d’entreprise, « Enrichir la vie et le monde », et contribuer au développement futur de l’Afrique», a ajouté Toshikazu Nambu, vice-président exécutif et directeur du numérique chez Sumitomo Corporation, un membre du consortium.

Du côté de MTN dont l’offre a été rejetée, la déception par « le résultat infructueux » était au rendez-vous selon Bloomberg qui a cité une source au sein du groupe sud-africain. Laquelle trouve que l’offre a été guidée par des disciplines d’allocation stratégique et de capital.

Aurore Bonny

Covid-19 ou catalyseur des transactions numériques en Afrique

Avec plus de 400 milliards de dollars atteints au cours de la pandémie du coronavirus l’Afrique subsaharienne a raflé 43% de tous les nouveaux comptes enregistrés dans l’explosion des transactions d’argent mobile au monde selon le rapport 2021 de la GSMA, l’organisation mondiale représentant les intérêts des opérateurs de réseaux mobiles.

(Cio mag) – C’est un succès pour l’Afrique qui continue de dominer la scène mondiale dans le secteur de l’argent mobile. La crise sanitaire meurtrière n’a pas réussi à tuer l’activité du secteur. Au contraire, elle a déclenché un changement généralisé dans l’adoption des outils numériques » boostant ainsi l’utilisation des services mobiles par nécessité.

Alors que l’année 2020 a été marquée par des défis sans précédent liés à la pandémie de COVID-19, le secteur de l’argent mobile a déployé des efforts considérables pour parvenir à des sociétés sans cash, conclure des partenariats stratégiques pour élargir les horizons des paiements numériques et développer de nouveaux systèmes de paiement interopérables et robustes. C’est ce qui ressort du récent rapport de GSMA sur l’état du secteur de l’argent mobile 2021.

« Les restrictions de mouvement et les risques potentiels liés à la manipulation d’espèces ont conduit les consommateurs à se tourner rapidement vers les paiements numériques, qui constituent une option plus sûre et plus accessible », indique-t-il.

La réponse règlementaire formalisée à la crise s’est faite à 79% en Afrique subsaharienne avec 42% d’impact positif, 42% d’impact neutre et 16% d’impact négatif.

Cela s’est matérialisé par des partenariats stratégiques comme celui de Vodacom et Safaricom qui ont acquis la marque M-Pesa ; un engagement national comme celui du Ghana qui est devenu le premier pays africain à lancer un code QR universel permettant de commercer depuis les portefeuilles d’argent mobile ; l’interopérabilité accrue avec le Gimacpay en zone CEMAC, l’expansion des produits comme Orange Bank Africa, l’expansion des produits et les partenariats entre télécoms et banques.

Tandis que les paiements marchands par mobile money ont augmenté dans toutes les dimensions – volume, valeur et activité marchande. Citant son enquête du consommateur de 2020, GSMA a relevé qu’un consommateur environ sur cinq au Kenya et au Mozambique a déclaré qu’il avait commencé à acheter des produits (nourriture, vêtements, articles, etc.) via l’argent mobile, conséquence directe du COVID-19.

Laquelle a entrainé des nouveaux comportements du consommateur tels que l’épargne sur des comptes d’argent mobile soit 11% au Nigéria et  15% au Kenya idem au Mozambique

Le rapport de l’année dernière prévoyait déjà que l’Afrique dépasserait la barre du demi-milliard de comptes enregistrés. Cette année l’Afrique subsaharienne « à l’avant-garde du secteur de l’argent mobile depuis plus de dix ans et, en 2020 »,  a continué à « représenter la majorité de la croissance  soit 43 % de tous les nouveaux comptes ».

L’Afrique centrale retardée

4,4 millions d’agents ont été enregistrés contre 9,1 millions dans le monde et 2,7 millions d’agents uniques sur 5,2 millions dans le monde. Le tout sur 548 millions de comptes enregistrés dans la région, dont plus de 150 millions étaient actifs sur une base mensuelle. Ce, avec 18% pour l’Afrique de l’Est, 22% pour l’Afrique de l’Ouest  et beaucoup moins pour l’Afrique Centrale et australes avec respectivement 1 et 2%.

Des études concordantes expliquent le retard de l’Afrique centrale par plusieurs faits. Notamment le retard de la pénétration de téléphonie, une taille réduite du réseau de partenaires commerciaux des opérateurs, une réglementation inadéquate, l’interdiction aux opérateurs de fournir un service de transfert international surtout les transferts sortants. Selon la Banque Mondiale la pénétration de téléphonie était de 72 % en moyenne pour l’Afrique subsaharienne avec quelques 25 % en Centrafrique et 43 % au Tchad et au Congo.

Le secteur de l’argent mobile dans le contexte de la pandémie a fait certes un boom mais a fait chuter de 24% le chiffre d’affaire des opérateurs au premier trimestre de 2020. Ils ont été forcés par les gouvernements et le contexte en général de réduire les commissions sur les transitions pendant les diverses périodes de confinements.

Autre point négatif, près de 800 millions de personnes dans la région ne sont toujours pas connectées à l’Internet mobile.

Aurore Bonny

MTN et Safaricom en lice pour l’exploitation des télécommunications en Ethiopie

Dans sa logique d’ouvrir le marché de télécommunications et libéraliser l’économie, le gouvernement éthiopien a reçu deux offres de la part de MTN Afrique du Sud et Safaricom Kenya pour de nouvelles licences d’exploitations de télécommunications, a indiqué ce lundi le ministère des Finances du pays.

(Cio Mag) – « La date limite de soumission pour l’octroi de licences à deux autres entreprises de télécommunications à travers le pays s’est terminée aujourd’hui », a twitté l’Autorité éthiopienne de communication (ECA), suite à la cérémonie officielle de dépôt des offres.

Apres deux prolongations de délai de soumission  à partir de la date initiale du 10 décembre 2020, dans ce processus précédemment retardé de plusieurs années, seuls ces deux groupes de télécommunications se sont portés volontaires.

https://twitter.com/MoF_Ethiopia/status/1386579123766710273

La matinée de ce 26 avril 2021 a marqué le Dead line pour les soumissions de deux nouvelles licences de services de télécommunications à l’échelle nationale dans un marché jusqu’ici desservi uniquement par la société d’Etat Ethio-Telecom. Laquelle mettra en vente 45% de sa participation tandis qu’elle envisage de se lancer dans le transfert d’argent mobile.

MTN est soutenu par le Silk Road Fund, un fonds d’investissement d’État chinois favorisant  l’augmentation des investissements dans les pays situés le long du projet de développement économique One Belt, One Road.

Tandis que le consortium Vodafone a le soutien du gouvernement américain à travers l’International Development Finance Corporation (IFC); avec un prêt de 500 millions de dollars américains et celui du Royaume-Uni.

À en croire, Shameel Joosub, PDG du groupe Vodacom, ce partenariat mondial pour l’Éthiopie possède un mélange unique d’expériences et de savoir-faire pour aider à transformer le pays en une économie numérique moderne et à avoir un impact positif sur la vie des Éthiopiens.

Selon l’ECA les lauréats seront sélectionnés une fois l’évaluation technique et financière terminée. Une seule ou les deux licences peuvent également être attribuées et le gouvernement peut annuler le processus d’appel d’offre.

D’après les autorités éthiopiennes, ceux à qui les licences d’exploitation complètes  seront octroyées, ne seront pas autorisés à exploiter les services financiers basés sur la téléphonie mobile.

Brook Taye, le conseillé principal au ministère des finances s’est réjoui des prestataires de qualités soit les “deux géants africains” reçus dans le cadre de cette offre.

Quel intérêt d’ouvrir le marché ?

Selon la Banque mondiale, ouvrir le marché à d’autres acteurs de télécommunications est une étape importante dans le parcours de l’Éthiopie pour devenir une économie numérique.

« L’ouverture du marché à la concurrence du secteur privé et aux investissements étrangers devrait entraîner une baisse des prix, une meilleure qualité de service et un plus grand choix pour les consommateurs. Cela jettera également les bases de la future transformation numérique de l’Éthiopie », a déclaré Ousmane Dione, le directeur pays de la Banque mondiale pour l’Érythrée, l’Éthiopie, le Soudan du Sud et le Soudan en février dernier.

Il pense également que les Éthiopiens bénéficieront grandement de l’ouverture du marché des télécommunications, et les entreprises éthiopiennes seront mieux à même de concurrencer au niveau international si elles paient des prix plus bas pour les services numériques chez elles.

Dans une publication, il a évoqué des freins à cette ouverture. Notamment des intérêts particuliers qui préfèrent peut-être préserver le statu quo. Il estime qu’Ethio-Telecom qui jusqu’ici monopolise le marché risque également de perdre des parts s’il ne parvient pas à rivaliser efficacement.

Pour lui, le mieux pour l’Ethiopie est de permettre des négociations commerciales ouvertes dans lesquelles les nouveaux entrants peuvent prendre des décisions rationnelles entre la construction de leur propre infrastructure ou l’achat de capacités auprès du fournisseur national.

Aurore Bonny

Afrique du Sud : Telkom rejoint le marché de la finance

En lançant une entreprise d’assurance-vie et en allant au-delà de la couverture d’assurance obsèques qu’il promeut initialement, l’opérateur de télécommunications sud-africain Telkom rejoint la sphère concurrentielle des services financiers.

(CIO Mag) – “Ces dernières années, Telkom a opéré un virage stratégique vers la distribution numérique, ce qui la place dans une position idéale pour distribuer des produits d’assurance en utilisant sa structure numérique et sa propriété intellectuelle considérables », a déclaré Sibusiso Ngwenya, directeur général de Telkom Financial Services dans une note récente.

Avec d’autres opérateurs de téléphonie mobile en Afrique du sud, l’entreprise partiellement détenue par l’Etat vise l’exploitation de 11 millions de nationaux sans comptes bancaires. Ce, afin de leur fournir des prêts et d’autres offres financières. Il est aussi question d’étendre les applications de paiement mobile aux marchés en ligne afin d’exploiter leur réseau et leur clientèle.

Telkom proposera des prêts aussi aux entreprises et lancera un service de portefeuille numérique  pour l’achat des produits et le paiement des services via son application Yep. Mais aussi à travers d’autres espaces de transactions numériques.

Il est également rapporté par l’agence de presse Reuters que cet opérateur compte désormais un peu plus de 20% de revenus liés à la téléphonie fixe, grâce à la diversification de ses sources de revenues. Les revenus générés par ce secteur était estimé à 56% en 2013.

La nouvelle offre de services financiers du groupe sera souscrite par Guardrisk, fournisseur de solutions de gestion des risques et d’assurance captive cellulaire.

MTN, Vodacom et d’autres figures de la Fintech constituent les concurrents de Telkom dans cette nouvelle lancée.

Aurore Bonny

Sitoyo Lopokoiyit, pilote du nouveau M-Pesa

Sitoyo Lopokoiyit, le quatragénaire kényan qui a diversifié les services de M-pesa pendant plusieurs années, est depuis hier patron de la nouvelle co-entreprise de développement de cette plateforme de paiement mobile.

(CIO Mag) – A la suite de l’acquisition de la marque M-Pesa en avril dernier, Safaricom et Vodacom ont défini la composition d’une nouvelle équipe dirigeante pour réaliser leur ambition de diversifier et développer la plateforme au-delà du Kenya. Il est question que la joint-venture soit dirigée par une équipe de cinq responsables. Soit un directeur commercial, un directeur financier, un directeur de la technologie, un responsable de la conformité et des risques et un responsable des services financiers. Ainsi Sitoyo a été désigné pour diriger cette configuration.

Il devra appuyer l’implantation de la co-entreprise en Tanzanie, au Mozambique, au Ghana, en RDC, en Egypte, au Lesotho, Ethiopie. Le désormais patron du nouveau M-pesa n’est pas un étranger de cette plateforme encore moins de Safaricom et Vodacom. En 2011, il a été nommé pour diriger le département des services financiers de Safaricom alors que M-Pesa était en chute. Il rejoint la direction commerciale mobile de Vodacom Tanzanie en 2016 et retourne à Safaricom en 2018 et continue d’appuyer la diversification de la solution.

Il est spécialiste en management des systèmes d’information. Il a évolué au sein de ces deux entreprises après avoir eu une expérience de plusieurs années dans la sphère pétrolière avec des entreprises comme Chevron et Total. En s’alliant derrière la plus grande plateforme de paiement en Afrique, les deux entreprises au sein desquelles Sitoyo a évolué visent très grand. Notamment la consolidation de son développement. Mais aussi la synchronisation de leurs feuilles de route et l’amélioration de leurs capacités opérationnelles à travers un centre d’excellence unique et entièrement convergé.

Pour Nick Read, PDG de Vodafone, avec environ 40 millions d’utilisateurs et plus d’un milliard de transactions mensuelles, M-Pesa lancé en 2007 par Vodafone pour Safaricom et Vodacom connait un immense succès. En plus de permettre à des millions de personnes non bancarisées en Afrique de transférer de l’argent, de payer des factures et d’échanger, il profite aux collectivités et aide à créer une multitude de petites et microentreprises.

Aurore Bonny