Paiement mobile : comment le chinois Transsnet veut s’imposer en Afrique

(CIO Mag) – Championne d’Afrique des smartphones avec près de 40% de part de marché, la société chinoise Transsnet Group, maison mère de Tecno, Infinix et Itel, veut étendre son influence sur le paiement mobile, par le truchement de la startup PalmPay.

Transsnet Group est une joint-venture entre deux géants chinois : Transsion Holding Group, fabricant mondial de téléphones portables, et NetEase Group, entreprise spécialisée dans les services Internet.

PalmPay préinstallé sur Infinix, Itel et Tecno

En novembre dernier, Transsion a dirigé, aux côtés de NetEase et de la société de matériel de communication Mediatek basée à Taiwan, une levée de fonds de 40 millions de dollars américains pour financer le démarrage des activités de PalmPay au Nigéria.

Objectif de cet investissement hautement stratégique : tirer parti de l’omniprésence de ses téléphones portables en Afrique pour offrir aux clients un moyen pratique de gérer leurs fonds, et faire progresser l’inclusion financière.

Cette levée de fonds permettra également à Palmpay de s’étendre sur d’autres marchés africains comme le Ghana. Elle fait suite à la phase pilote menée en juillet au Nigéria. Opération soldée par l’enregistrement de quelque 100 000 utilisateurs et le traitement de plus d’un million de transactions. Fort de ces résultats, Palmpay sera préinstallée en 2020 sur 20 millions de téléphones Tecno, Infinix et Itel , dans le cadre du partenariat avec Transsion.

Outre l’application PalmPay permettant d’envoyer et de recevoir de l’argent, se réabonner aux chaînes de télévision, et payer ses factures, les offres Transsnet comprendront le service PalmCredit, qui permet d’accéder à un prêt.

L’enjeu des services financiers mobiles

Les opérations de transfert d’argent par téléphone mobile, désignées par le vocable « mobile money », ont radicalement modifié le paysage des services financiers africains. Grâce à la couverture étendue des réseaux télécoms et de ceux de la distribution grand public, ces services sont disponibles dans les pays où l’immense majorité de la population n’a pas accès à une institution financière traditionnelle. Toutefois, l’Afrique, avec ses 1,2 milliard d’habitants, reste le marché où des millions de personnes sont toujours exclues des services financiers sûrs, sécurisés et abordables.

Plus qu’un handicap, cette situation fait du continent un marché prometteur. Fournir l’infrastructure nécessaire pour prendre en charge toute une palette de services financiers, notamment en matière d’assurance, d’épargne et de prêts, c’est là tout l’enjeu du paiement mobile sur le continent.

Après avoir dépassé Samsung en volume de vente de smartphones en 2017, Transsion continue sa progression en Afrique subsaharienne. En 2019, l’opérateur chinois y a écoulé environ 8,3 millions de terminaux selon la GSMA. Un succès que le groupe Transsnet compte bien reproduire dans le paiement mobile. Pour cela, il va devoir affronter de nouveaux concurrents. Des opérateurs télécoms (Orange, MTN, Maroc Télécom, Vodacom, Airtel, etc.) aux institutions bancaires, en passant par les fintech et autres émetteurs de monnaie électronique qui rendent le marché africain particulièrement compétitif.

Anselme AKEKO

La République Démocratique du Congo au Salon Viva Technology !

(CIO Mag) – Pour la toute première fois, la République Démocratique du Congo prendra officiellement part à un salon technologique international d’envergure. En effet, elle sera officiellement présente au « Salon Viva Technology » du 16 au 18 mai 2019 à travers la tenue d’un pavillon pays auquel seront associés plus de vingt acteurs congolais du secteur (start-up, académies de codeurs, incubateurs, investisseurs et plusieurs conseillers de la Présidence de la RDC).

C’est suite à la venue de « VivaTech » à l’édition 2019 de la Kinshasa Digital Week – le plus grand forum tech B2B de la RDC – qu’une délégation nommée « Viva RDC » a été mise en place à l’initiative des organisateurs du Forum et le concours du Conseiller Spécial auprès de la Présidence de la RDC chargé de l’économie numérique. A noter également le soutien de nombreux acteurs privés tel que la Rawbank et Vodacom.

Selon le Conseiller Spécial, l’objectif est clair : « La RDC regorge de talents dans les nouvelles technologies. Sous l’impulsion du Chef de l’Etat, l’économie numérique sera mise au cœur d’une stratégie visant l’avènement de la bonne gouvernance et le développement de notre pays. Ces nombreux talents seront les forces vives de cette économie numérique. »

Vivatech @Kinshasa Digital Week.

Thomas Strouvens, Coordinateur de « Viva RDC » et Organisateur de la Kinshasa Digital Week ajoute : « C’est un tournant considérable dans lequel la RDC souhaite résolument s’engager. En ce sens, nous invitons tous les acteurs – s’intéressant de près ou de loin à l’écosystème tech de la RDC – à nous rencontrer. Une nouvelle dynamique anime désormais le pays. L’ambition est de la concrétiser dans des partenariats et réalisations concrètes et prolifiques. Vous pourrez constater le sérieux de ces aspirations en prenant part à la Kinshasa Digital Week 2020 ! »

La 3e édition de la Kinshasa Digital Week se veut audacieuse. Ainsi, un partenariat a été conclu entre le Forum et le Groupe Publicis/AG-Partners pour en faire un Sommet Régional incontournable pour l’Afrique centrale. Le rendez-vous est pris !

Si vous êtes à Paris et que vous souhaitez rencontrer la délégation « Viva RDC » et/ou prendre part activement à Kinshasa Digital Week 2020 ? N’hésitez pas à nous contacter par courriel à l’adresse électronique suivante :thomas@kinshasadigital.com

Télécoms : Unitel, propriété d’Isabel dos Santos, prend les rênes du groupe africain de lutte contre la sécurité

(CIO MAG) – Unitel, l’opérateur télécoms le plus important du marché angolais, par ailleurs propriété d’Isabel dos Santos (photo), fille du président angolais José Eduardo dos Santos, a été élu à la présidence du groupe africain de lutte contre la fraude et la sécurité de la GSMA (AFASG), dédié au traitement des problèmes de fraude et de sécurité critiques pour le secteur des télécommunications en Afrique, rapporte Africa Newsroom.

Unitel était en concurrence avec le géant sud-africain des télécommunications MTN, implanté dans 18 pays en Afrique, et Wana Corporate du Maroc. Son mandat à la tête de l’AFASG durera deux ans renouvelables. Le rôle de président sera assuré par le directeur des risques, de la fraude et de la sécurité d’Unitel, José Carlos Sobreira Martins.

Entité de la GSMA, l’AFASG regroupe les principaux groupes de télécommunication en Afrique, tels que Orange, Airtel, Vodafone/Vodacom et Millicom/Tigo, ainsi que d’autres opérateurs téélcoms et membres associés, tels que des fournisseurs de technologies comme Ericsson et Huawei.

Anselme AKEKO

Contrôle des flux téléphoniques en RD Congo : que reprochent les opérateurs à l’Etat ?

(CIO Mag) – Africell, Airtel, Orange et Vodacom, les opérateurs télécoms en République Démocratique du Congo, sont irrités par le mécanisme de contrôle des flux téléphoniques (appels, SMS et données) qui leur sera appliqué, et se sont fendu d’un communiqué pour le dénoncer.

« Le mécanisme de contrôle, encours d’être mis en place par les autorités publiques, ne respecte aucune norme internationale de contrôle de flux, notamment en matière de conformité du processus, de la charge du contrôle et de la confidentialité des données », s’insurgent les sociétés de télécommunications dans un document repris par Actualité.

Celui-ci indique que ces entreprises « consentent volontairement au contrôle du pouvoir public », et qu’elles « sont respectueuses des lois et règlements du pays où elles opèrent ». Cette pratique n’étant pas seulement applicable aux entreprises implantées en RD Congo, mais une obligation à laquelle elles sont tenues en leur qualité de filiales de groupes internationaux.

Cependant, ces opérateurs considèrent que le mécanisme de contrôle qui leur sera appliqué est susceptible d’accroître de manière « déraisonnable les prix des services de téléphonie mobile avec un impact négatif sur le pouvoir d’achat des consommateurs ainsi que sur le développement du secteur et, ultimement, sur les recettes de l’Etat ».

Pour autant, ce communiqué n’en dit pas plus sur le mécanisme de contrôle en question et comment va-t-il surenchérir le coût de la vie en RD Congo. CIO Mag y reviendra dans une prochaine publication.

Anselme AKEKO

Présidentielles en RDC : les USA et l’UE demandent le rétablissement du réseau Internet

(CIO Mag) – La République Démocratique du Congo (RDC) a ordonné la coupure d’Internet au lendemain de la présidentielle dont on attend encore les résultats provisoires. Une situation qui est loin de rassurer les observateurs, les populations, mais également la communauté internationale. Dans un communiqué conjoint, les Etats-Unis de Donald Trump et l’Union européenne se sont offusqués de la mesure tout en appelant à un rétablissement du réseau au plus vite.

“Cher client, sur instruction du gouvernement, nos services Internet sont suspendus pendant une période indéterminée”, annonçait lundi au matin le FAI Global à ses abonnés à travers des SMS. A en croire l’Agence France Presse citée par Les Echos, l’accès aux données sur les réseaux Vodacom et Airtel est indisponible à Beni et Goma dans le Nord Kivu, à 2.000 kilomètres de la capitale. Tout comme l’accès à WhatsApp également impossible à Lubumbashi dans le Sud.

La mesure a été prise pour éviter un “soulèvement populaire” dans un contexte crucial où l’attente des résultats de la présidentielle est de rigueur, a justifié Kinshasa. “Il y a des gens qui intoxiquaient la population avec de faux chiffres concernant les élections. Et cela préparait les populations à un soulèvement populaire”, a confié un conseiller diplomatique de Joseph Kabila, le président sortant à l’AFP. Les résultats provisoires devraient tomber d’ici dimanche 06 janvier.

Elimane

Fibre optique : finalisation du projet d’interconnexion entre le Congo et la Centrafrique

(CIO Mag) – Le sujet a constitué la toile de fond de l’audience accordée par le Ministre des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique, Léon juste Ibombo, à son homologue de la République Centrafricaine, Justin Gourna Zacko, ministre des Postes et Télécommunications.

Les deux pays sont déterminés à réaliser le projet d’intégration sous régional lié à l’interconnexion du réseau fibre optique. Pour ce faire, la République du Congo comme la République Centrafricaine doivent mutualiser leurs efforts.

La Centrafrique qui a déjà réalisé les études de faisabilité pour permettre l’installation de la fibre optique sur une distance de 147 kilomètres est en avance, a précisé le ministre Léon juste Ibombo.

Au Congo, la fibre optique passera par les localités de Pokola , Kabo et Bomassa jusqu’à Salo en Centrafrique. Le câble qui sera installé sur 136 kilomètres passera sous la rivière Sangha, pour ainsi atteindre ladite localité.

Il ressort également de cette rencontre que l’interconnexion Congo-Centrafrique via la fibre optique sera effective sous peu grâce au financement de la Banque Africaine de Développement (BAD).

Le projet CAB a été lancé au Congo en 2011, mais les travaux de construction de cette interconnexion ont démarré en mai 2015. Ils ont été cofinancés par l’Etat congolais et la Banque mondiale.

Le projet West Africa Cable System (WACS)  est un projet de câble sous-marin à fibres optiques de 14.500 kilomètres de long et d’une capacité de 5,12 Tbit/s, qui relie des pays d’Afrique méridionale, d’Afrique de l’ouest et d’Europe.

Le projet a été réalisé par un consortium de 12 sociétés de télécommunication : Angola Cables, Broadband Infraco, Cable& Wireless, MTN, Portugal Telecom, Congo Telecom, Tata Communications &Neotel, Telecom Namibia, Telkom SA, Togo Telecom et Vodacom. Lesquelles sociétés sont régies par un contrat de droit privé (Accord de construction et de maintenance) signé le 08 avril 2009, date à laquelle il a également signé avec Alcatel-Lucent, un contrat clé en main pour le déploiement du réseau sous-marin WACS. Ce contrat est entré en vigueur le 25 mai 2009.

La mise en service de ce système de télécommunication est effective depuis le 10 mai 2012. La station d’atterrage de câble au niveau du Congo se situe à Matombi dans le département du Kouilou et sa gestion technique et commerciale est assurée par Congo Telecom.

Pross Ferdy, Brazzaville – Congo

Argent mobile : témoignage des premiers fournisseurs certifiés par la « GSMA Mobile Money Certification »

(CIO Mag) – « GSMA Mobile Money Certification », le programme de certification d’argent mobile de la GSMA lancé le 12 avril à Abidjan lors de l’événement “Mobile 360 – West Africa”, était au centre d’une table ronde avec les premiers fournisseurs d’argent mobile certifiés dans le monde. Notamment, Orange Côte d’Ivoire, Safaricom (Kenya), Tigo Tanzania (Millicom Group), Vodacom Tanzania et Telenor Microfinance Bank Ltd (Easypaisa Pakistan).

A l’exception de Telenor Microfinance Bank, ils étaient représentés à cette table ronde par Patrick Roussel, directeur des services financiers mobiles, VP Orange Group, Nicholas Mulila, directeur de la gestion des risques de Safaricom, Angelica Pesha, responsable de l’assurance qualité – Services financiers mobiles de Tigo Tanzania, et Candice Rato, chef des opérations de M-commerce de Vodacom Tanzania.

Certification GSMA

Sous la houlette de Nathan Naidoo, directeur des politiques et plaidoyer pour le Mobile Money de la GSMA, les échanges avec la presse ont mis en évidence la nécessité de la certification de la GSMA. Conçue pour renforcer la confiance chez les utilisateurs de services de Mobile money et booster les échanges commerciaux, en établissant une norme élevée du niveau de service vers lequel les fournisseurs doivent pouvoir converger.

Et si l’objectif de la GSMA est de garantir aux clients qu’un fournisseur applique les bonnes pratiques pour sécuriser les fonds en sa possession et délivrer des services d’un niveau élevé, c’est surtout l’expérience des prestataires sélectionnés pour faire partie du projet pilote qui a été mise en relief au cours de cette table ronde.

Retours d’expérience

“La certification GSMA doit permettre de mettre en avant les progrès en matière de gestion des risques. C’est bon pour une industrie d’avoir un auditeur indépendant ; c’est un regard averti sur le niveau d’excellence à atteindre“, a affirmé Patrick Roussel, directeur des services financiers mobiles, VP Orange Group.

Pour sa part, Candice Rato, chef des opérations de M-commerce chez Vodacom Tanzania, a déclaré : “C’est un processus complexe (…) nous avons eu beaucoup de bonheur à faire partie du projet pilote ; la certification accroît la confiance du client et du régulateur ; c’est encourageant pour nous et pour tous les acteurs de la chaîne de travailler avec nous, de s’assurer et de mettre en place les meilleures pratiques.”

A Tigo Tanzania, l’accent a été mis sur la sécurité des fonds et la satisfaction client. “Nous avons des choses auxquelles nous pouvons aspirer maintenant ; ayant pu parvenir à la certification, nous avons un moyen d’évaluer ce que nous faisons aujourd’hui“, a estimé Angelica Pesha, Responsable de l’assurance qualité – Services financiers mobiles.

“Nous considérons ce service comme un moyen d’autonomiser nos clients. Je suis satisfait parce que cette certification est un voyage vers l’excellence au niveau de nos services, procédures et ressources humaines. Cela va nous aider à apporter de la valeur à nos clients “, s’est réjoui Nicholas Mulila, directeur de la gestion des risques chez Safaricom PLC.

Huit principes phares et 300 critères

La gestion opérationnelle de la « GSMA Mobile Money Certification » est confiée à Alliances Management, opérateur indépendant qui assure l’objectivité et la cohérence des évaluations. Conformément à l’objectif de promouvoir l’excellence, la certification “se fonde sur l’évaluation indépendante de la capacité des prestataires à fournir des services sécurisés et fiables, à protéger les droits des consommateurs et à lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme“, a précisé le directeur des politiques et plaidoyer pour le Mobile Money de la GSMA.

Et Nathan Naidoo de rappeler qu’il s’agit ici “d’établir une norme de prestation élevée pour que seuls les prestataires les plus avancés en termes de gestion des risques puissent y prétendre“.

Parmi les exigences figurent un ensemble de huit principes phares et de 300 critères détaillés couvrant la chaîne de fourniture de l’argent mobile. La certification coûte environ 35.000 dollars US.

Elle est valable pour 3 ans et peut être retirée avant l’échéance si les évaluateurs indépendants constatent que le fournisseur ne se conforme plus aux bonnes pratiques qu’il s’est engagé à maintenir au niveau de son service d’argent mobile.

Anselme AKEKO, Abidjan
anselme.akeko@cio-mag.com


Lire aussi” D’ici 2022, l’écosystème mobile rapportera 50 milliards $ par an à l’Afrique de l’Ouest (GSMA)

MTN cèdera près de 30% du capital de sa filiale nigériane sur la bourse de Lagos

L’opérateur de téléphonie mobile MTN s’apprête à lever quelques 500 millions de dollars via la vente d’actions de sa filiale nigériane.

(CIO Mag) – Prévue pour ce semestre, MTN Group s’apprête à céder près de 30% du capital de sa filiale nigériane sur la bourse de Lagos, cette cession pourrait rapporter quelques 500 millions de dollars à l’opérateur et s’inscrit dans le cadre d’un accord de règlement à l’amiable d’une amende record apposée à MTN par Abuja en 2016. La vente est prévue pour le premier semestre de 2018 et aurait été décidée par le management du groupe pour s’acquitter d’un accord passé avec le gouvernement nigérian, suite à une amende record qui lui a été infligée. MTN est l’un des plus importants opérateurs téléphoniques du continent et devra ainsi céder près de 30% de sa filiale nigériane sur la place de Lagos, pour se conformer au deal négocié avec le régulateur nigérian des télécoms. Selon Bloomberg, le recours à la cession de capital aurait été conseillé par le duo Standard Bank et Citigroup, cette affaire qui traîne depuis 2016

Une amende de 1 milliard de dollars

La majeure partie des actions devra être cédée à des institutions locales et à des particuliers, mais l’opérateur table sur l’intérêt d’investisseurs étrangers pour sécuriser l’opération. MTN s’est vu obligé de recourir à la cession d’une partie de son capital au Nigeria, après un accord conclu en juin 2016 avec Abuja, pour s’acquitter d’une amende de 1 milliard de dollars pour ne pas avoir respecté la date limite pour déconnecter les abonnés non enregistrés. Le gouvernement fédéral accuse l’opérateur d’avoir assisté involontairement l’insurrection menée par Boko Haram en maintenant en ligne les cartes Sim aux propriétaires non répertoriés. La pénalité avait été fixée initialement à 5,2 milliards de dollars, conduisant à la démission du PDG du groupe basé à Johannesburg, à la première perte sèche de l’opérateur et un effondrement du cours de son action dont MTN ne s’est toujours pas relevé entièrement.

50 millions d’abonnés à la  MTN

Le succès de l’opération fera de cette cession, la plus importante vente d’actions de la Bourse de Lagos, juste après les 796 millions de dollars récoltés par Starcomms lors de son introduction sur la place nigériane en 2008. Fort de 50 millions d’abonnés, MTN reste le plus important opérateur du Nigeria. Bien qu’ayant enchaîné les pertes depuis 2016, suite à l’absorption de l’impact financier de l’amende, janvier 2018 a vu MTN renouer avec les bénéfices. Le Nigeria n’est pas l’unique pays du continent où MTN subit les foudres du gouvernement local, l’opérateur a été contraint d’effectuer une opération similaire au Ghana. Au niveau continental et leader du marché sud-africain, Vodacom s’est de son côté vu ordonné de céder 25% du capital de sa filiale tanzanienne, dans la place locale levant au passage 213 millions de dollars.

Youcef MAALLEMI

RD Congo : la hausse des tarifs d’appels expliquée par le ministère des Télécoms

RD Congo Hausse tarif d'appel

 

(Cio Mag) – L’augmentation des tarifs d’appels téléphoniques a été expliquée, le week-end dernier, par le ministère des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PTNTIC), à travers un communiqué déposé dans plusieurs rédactions. Ledit communiqué attribue la fixation de ces nouveaux tarifs à un consensus intervenu le 19 décembre 2014 entre les entreprises opérant en RD Congo (Vodacom, Airtel, Tigo, Orange, Africell et Yozma), en vue de mettre un terme à la «guerre des prix» entre eux par l’adoption des prix-plancher.

Poursuivant, le communiqué fait observer que ce “deal” entre opérateurs télécoms a été entériné par l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications (ARPTC), le 02 février 2015, et coulé en décision 001/ARPTC/CLG/2015. Deux semaines plus tard, soit le 16 février 2015, le cabinet du vice-premier ministre Thomas Luhaka, a tout simplement pris acte de la décision de l’ARPTC qui lui avait été communiquée le 03 février 2015, accompagnée d’un projet d’arrêté ministériel.

Ceci pour faire comprendre à la population que le ministère des PTNTIC n’est pas à l’origine de l’augmentation du tarif des appels téléphoniques, quand bien même la hausse serait négligeable. Qu’à cela ne tienne ! Une hausse sans grand impact sur le pouvoir d’achat peut susciter des grincements de dents. Et les sociétés de téléphonie mobile l’ont, semble-t-il, bien comprise. Aussi se sont-elles mises en campagne d’explication auprès de leurs abonnés.

RDC : La CENI lance un avis d’appel d’offres pour des services sms

 

(CIO Mag) – Les élections en Afrique font bien souvent l’objet de vives contestations, en raison, parfois, d’un déficit d’informations. Pour combler ce manque, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de la République démocratique du Congo (Rdc) veut saisir au bond les avantages des technologies de l’information et de la communication (Tic) pour sensibiliser les populations sur les élections, notamment par l’envoi de sms en masse.

A cet effet, la Ceni organise un avis d’appel d’offre pour des services par Sms. L’opérateur sélectionné sera chargé d’envoyer des sms en masse (Bulk sms à travers des interfaces personnalisées et sécurisées, auprès des opérateurs téléphoniques du pays, tels que Vodacom, Airtel, Tigo, Orange RDC et Africell RDC.

L’objectif étant d’inciter les populations à aller consulter les listes provisoires des électeurs qui seront affichées au niveau des différents lieux de vote. Ce procédé sera également utilisé pour inviter les populations, sur toute l’étendue du territoire national, à consulter les listes électorales.

Autant dire qu’avec l’intégration du numérique dans la gestion du processus électoral, les populations seront informées en temps réel par la Ceni.

Anselme Akéko